‹ Traité des phénomènes électro-physiologiques des animauxChapitre 23 sur 118 · PARTIE I, CHAPITRE · texte numérisé non relu

PARTIE I, CHAPITRE

de manière à montrer que le courant de la pile rayonne par les deux pôles en se répandant dans tout le liquide. Ce rayonnement du courant est d'autant plus grand que le liquide est moins bon conducteur. Dans ce cas, on trouve encore quelques traces d'un courant dérivé derrière les pôles de la pile, dirigé toujours de manière à entrer dans le galvanomètre par la lame qui est la plus rapprochée du pôle positif. Ces courants dérivés^ qu'on trouve derrière les pôles, s'étendent à une distance de ces pôles , qui est toujours très-petite, et on ne les trouve jamais que dans des ' masses liquides, très-étendues dans tous les sens, douées d'un pouvoir conducteur très-faible, et dans lesquelles le courant est transmis par des pôles dont la surface est très-petite en comparaison de la section du liquide.

Ces lois des courants dérivés nous mettent à même de distinguer leur existence de celle d'un Courant obtenu en faisant communiquer les lames du galvanomètre avec les parties mêmes de l'électromoteur. En effet, si Von trouve, en plongeant ces lames dans un liquide, que l'intensité du courant augmente à mesure qu'on tient les lames plongées à une distance plus grande , on peut en déduire certainement, s'il n'y a rien de changé dans l'expérience, qu'il s'agit d'un courant dérivé.

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