‹ Traité des phénomènes électro-physiologiques des animauxChapitre 76 sur 118 · PARTIE II 9 CHAPITIIB VI · texte numérisé non relu

PARTIE II 9 CHAPITIIB VI

électrique agissant sur les nerfs des sens , se borne à réveil de la fonction spéciale de ces nerfs.

Nous étudierons enfin l'action du courant électrique sur les nerfs grands sympathiques ou ganglionnaires. J'avoue qu'un tel sujet mériterait de la part des physiologistes une étude très-approfondie, à laquelle j'ai dû renoncer faute de connaissances en anatomie et de pratique dans la vivisection. Je n'ai donc fait que confirmer, à l'aide d'un petit nombre d'expériences, les découvertes déjà très-anciennes de M. de Humboldt et de MuUer.

Le passage du courant électrique par les nerfs cardiaques et splanchniques d'un animal vivant ou récemment tué augmente ou réveille le mouvement propre du cœur et des intestins ; mais ce qui est très-remarquable, c'est que ces phénomènes, dus au passage du courant, au lieu de commencer à l'instant même où le circuit est fermé, n'apparaissent qu'après un certain temps et continuent quelque temps après que le courant a cessé. Il ne faut pas oublier que tous les autres agents stimulants, alcalis, irritation mécanique, chaleur, portés sur les nerfs glanglionnaires , agissent de la même manière que le courant. Je n'ai jamais distingué aucune différence bien marquée entre l'action du courant direct et celle du courant inverse. M. de Humboldt a vu, et j'ai souvent confirmé cette observation , qu'en faisant passer le courant par le cœur arraché à un animal vivant, on voit augmenter ses pulsations, comme si on agissait sur le nerf cardiaque.''

S48 DES PllÉMOSlÈNES éLECTRO*POYSIOI.OGIQCES.

Il importerait beaucoup d'étudier l'action du courant sur les nerfs glanglionnaires, sous le rapporf des sécrétions.

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