‹ Traité des phénomènes électro-physiologiques des animauxChapitre 75 sur 118 · ET SUR LES NERFS GRANDS SYMPATHIQUES · texte numérisé non relu

ET SUR LES NERFS GRANDS SYMPATHIQUES

Toutes les recherches de physiologie électrique qui ont été faites depuis les premiers temps du galvanisme jusqu'à nos jours, ont prouvé que le courant électrique^ agissant sur les nerfs des sens, ne fait que mettre en jeu la fonction spéciale qui appartient à chacun de ces nerfs. On y trouve encore la preuve que le courant électrique agit sur ces nerfs comme les autres corps stimulants.

C'est Volta, qui le premier démontra qu'on éprouvait une sensation de lumière lorsque le courant électrique traverse en quelque point le nerf optique. Il est très-facile de répéter cette observation en touchant avec un couple élémentaire l'œil ou la paupière et la langue. Quelle que soit l'intensité du courant, c'est toujours une sensation de lumière qu'on éprouve. Si Ton réfléchit qu'on peut produire cette sensation avec un courant très -faible et certainement incapable d'exciter une contraction musculaire assez forte pour secouer Fœii, il faut bien admettre que la sensation éprouvée est réellement due à l'excitation du nerf optique. Un phénomène analogue sq produit lorsque le courant électrique agit sur les nerf auditifs. Volta, en s'appliquant les deux pôles d'une pile aux deux oreilles, ' éprouva un sifflement, un bruit saccadé qui continua

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pendant tout le temps que le circuit fut fermé. Rilter, en répétant cette même expérience, dit avoir entendu un son correspondant au sol; suivant ce même physicien , la sensation n*est éprouvée qu'au commencement du courant et le son est plus aigu au pôle négatif.

Je rappellerai encore l'expérience de Sultzer dans laquelle on sait qu'une saveur est éprouvée lorsqu'on fait traverser la langue par un courant électrique. Cette saveur est aigrelette lorsqu'on pose une lame de zinc sur le bout de l'organe , une pièce d'argent sur sa partie postérieure et qu'on fait toucher les deux lames ensemble; cette saveur est acre ou alcarline quand on renverse la position de ces métaux. Certainement un courant aussi faible ne peut pas donner lieu à une décomposition suffisamment rapide des sels dissous dans la salive , pour pouvoir expliquer ces sensations de saveur par les alcalis ou les acides qui seraient développés sur la partie la plus sensible de la langue. On sait que Yolta éprouvait une sensation semblable en prenant avec la main un gobelet d'étain rempli d'une solution alcaline médiocrement chargée et en mettant le bout de la langue en contact avec le liquide. Il faut remarquer qu'il éprouvait la sensation d'une saveur aigrelette, ce qui exclut entièrement l'idée que cette sen-» sation soit, due au contact de la solution alcaline sur le bout de la langue. Évidemment la saveur excitée par le courant électrique tient à l'excitation spéciale des nerfs gustatifs.En général donc l'effet du courant

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