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PARTIE II, CHâPITBB YUU

nerveux comme dans tout Tunivers, prend les caractères de la force nerveuse par les modifications introduites dans la disposition relative de ces molécules , par l'organisation de la substance nerveuse. La struc* ture différente des fibres nerveuses i et surtout celle de leur origine et de leur extrémité , telle que l'anatomie microscopique conimence déjà à nous la dévoiler, peut expliquer pourquoi le changement moléculaire du nerf qui constitue son état d'excitabilité est moins rapide dans le système ganglionnaire que dans les autres nerfs , pourquoi il y a des nerfs dans lesquels l'excitabilité ne se propage que dans un cer^ tain sens.

Le fluide nerveux est dans cette hypçthèse ce que nous supposons être la chaleur, l'électricité et la lumière, c'est-à-dire un mouvement vibratoire parti» eulier de l'éther.

Résumons encore en peu de mots ces vues hypothétiques. Il y a dans tous les points du système nerveux, comme dans tous les corps de l'univers, de Téther répandu, qui peut avoir un arrangement particulier dans ce système, comme nous l'admettons dans certains corps cristallisés. Lorsque les molécules or* ganiques du nerf sont dérangées par une cause quelconque, l'éther, ou plus proprement le fluide nerveux, y est mis dans un certain mouvement , lequel, arrivé au cerveau^ produit la sensation, parvenu aux muscles, détermine la contraction. Ce dérangement peut être produit par le courant électrique , par les autres agents stimulants, chaleur, action chimique et mé-

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eanique, comme il l'est naturellement par la volonté : cette propagation sera empêchée par une altération quelconque dans la structure du nerf; la propagation du courant du fluide nerveux généré par le dérangement matériel ou par la volonté , se fera suivant des lois différentes , en raison de Torgarnisation du nerf.

Si je ne craignais pas de montrer trop de confiance dans mes idées , j'oserais dire que l'hypothèse que je viens d'exposer, pour expliquer les fonctions du système nerveux, est d'accord avec toutes les hypothèses reçues dans la physique moderne.

Je répondrai donc maintenant que le courant électrique, dans, son action sur les nerfs, n'agit qu'en mettant en jeu la force du système nerveux ou le fluide nerveux.

Nous allons tâcher à présent enfin de nous expliquer les lois de l'action du courant électrique sur les nerfs.

Admettons que le courant électrique qui paircourt un nerf dans sa longueur détermine un dérangement dans le sens de ce courant, comme les expériences de Porret et de Becquerel nous le prouvent; admettons encore que ce dérangement est accompagné de mouvements vibratoires du fluide nerveux, qui se propage jusqu'aux extrémités du nerf, parallèlement au sens du dérangement organique. Ce courant du fluide nerveux produit la sensation, s'il est dirigé des extrémités vers le cerveau ; il produit, au contraire, la contraction , s'il est dirigé du cerveau aux extrémitiés.

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lien résulte qu^un courant électrique qui traverse un nerf normalement ne peut produire aucun phé« nomène. Le courant direct produit. une contraction lorsqu'il entre, et^ au contraire ^ une sensation, lorsqu'il cesse, par le retour des molécules organiques du nerf, qui aura lieu nécessairement dans un sens contraire à celui souffert d'abord. Le contraire aura lieu pour le courant inverse. Les phénomènes de la première période ^ que nous avons exposés dans le premier Chapitre de cette seconde partie , ne prouvent qu'une chose, c'est que, lorsque la disposition organique du nerf est parfaite , les molécules du nerf se dérangent dans tous les sens, par l'application d'un corps stimulant quelconque , mais toujours plus dans le sens du courant que dans le sens opposé.

A mesure que la structure propre du nerf cesse d'être parfaite , les phénomènes que le courant électrique produit sont ceux qui ont lieu dans le sens dans lequel cette force agit avec. plus d'intensité. Les autres agents stimulants produisent dans la structure du nerf un dérangement permanent i^ qui. ne cessera, comme celui qui est produit par le courant électrique^ qu'en enlevant ces agents. Un courant électrique qui parcourt un nerf pendant un certain temps finira par déranger les molécules du nerf d'une manière permanente; de là le défaut d'action prolongée de ce môme courant sur le nerf. Un courant en sens contraire ramènera les molécules du nerf à leur position et lui rendra V excitabilité pour un courant dirigé de

nouveau en sens contraire. Le passage du courant électrique dans un nerf en sens différent, l'interruption successive de ce courant , sa plus grande intensité sont les causes tes plus propres à produire un dérangement permanent dans la structure du nerf.

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