‹ Traité des phénomènes électro-physiologiques des animauxChapitre 85 sur 118 · PARTIB II 9 CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

PARTIB II 9 CHAPITRE IX

L'application du courant électrique sur un maladg atteint de tétanos^ ^ue j'ai publiée dBXiBhBibliothhqne universelle y niai 1888, me semble prouver la réalité de ces conclusions théoriques. Le malade^ pendant qu'il était soumis au courant électrique, m'éprouvait plus* de secousses violentes comme auparwant; il poutait ouvrir et fermer la bouche; la circulation et la transpiration paraissaient se rétablir. Malheureusement ces signes d'amélioration dans son état ne furent que passagers; la maladieétait occasionnée et eatretenue par la présence de corps étcangers dans les muscle^ de la jambe.

Je n oaerais pas espérer que -l'application du courant électrique amenât en général la guérison du tétanos; mais je crois très-fondée cbtte opinion que, pendait le passage du courant électrique dans les membres d'un malade du tétanos, §es souffrances, devront; m grande partie au moins , être soulagées. .

Ppur compléter ce Chapitre, je dirai quelques mots de l'application du courant électrique proposée dernièrement pour détruire l'opacité du cristallin. Cette application se fonde sur des phénomènes chimiques qui se produisent pendant le passage du courant électrique dans l'albumine dissoute. Si l'bn fait passer un courant dans un blanc d'œuf , on voit l'albumine se coaguler autour du pôle positif, ce qui n'arrive pas pour l'autre pôle, à moins que le courant ne soit par trop fort. Cette coagulation est due évidemment à l'action chimique des acides qui sont séparés au pôle positif par le courant électrique; au pôle

çégalif , au contraire, il y a de ralcali séparé q sert, comme on sait, à dissoudre ralbiii&ine. ( avait donc cru qu'en appliquant 1^ pôle négatif du pile sur le cristalKn , devenu opaque par la coagi lation de mn albumine, l'alcali qui y serait sépa aurait Qiii par dissoudre l'albumine. J'ai tenté (pxi ques expériences pour m'.assurer si cela pouvait âvo lieu avec des courants assez faibles, les seuls q puissent être appliqués à l'œil sans l'enflammer» i faisais pour cela passer un coufant dans An blai d'œuf i et lorsqu'il y avait de l'albumine coagulée ( pôle positif, je renversais la position dés pôles, i dois avouer que même Élvec unepilê de qnatte-vingi couples, je n'ai jamais réussi à dissoudre avec l'alca sépliré au pôle négatif l'albumine coagulée préc< ^ demment au pôle positif. J'ajouterai que j'ai iniitih ment prolpogé le passage diî courant pendant un heure. 11 est donc possible de créer une cataracte av< le courant, mais il n'est pas donné de ladétruirt.L courant électrique a été encore proposé pour la dis solution des calculs urinaires ; mais malheureusemen le succès n'a jamais répondu à l'espoir qu'on ei a¥ait conçu; la raison en est évidente : les calcul > uflnaires sont formés en général de corps insolubles qui ne'pourraient pas être décomposés par un courant électrique, à moins que celui-ci eût une très-grandôU intensité , et qu'on en prolongeât le passage, pendant -un temps très-long. '

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ÉTUDES AMTOMIQUES

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