‹ Traité des phénomènes électro-physiologiques des animauxChapitre 84 sur 118 · PARTIE II > CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

PARTIE II > CHAPITRE IX

du courant électrique .aux paralysies. Marianini, qui est certainement le physicien qui s'est le plus distingué dans l'étude de ce sujet, a décrit un certain nombre de guérisons de paralysies, qui sans doute ont été obtenues par le courant électrique.

En lisant l'histoire de ces guérisons, on se convaincra de toute la persévérance qu'il faut employer pour parvenir à des résultats satisfaisants. Marianini a continué dans quelques cas l'application du courant électrique pendant plusieurs mois; dans deux cas, la guérison n'a été complète qu'après avoir donné deux mille cinq cents secousses électriques au membre paralysé. Magendie s'occupe depuis longtemps de l'application du courant électrique aux paralysies, et nous connaissons déjà plusieurs cas de guérison auxquels il est parvenu. J'ai vu tout récemment un individu qui est entré à la clinique de Pise avec les deux membres inférieurs paralysés. Un traitement électrique, convenablement appliqué avec l'acupuncture , a rétabli les mouvements perdus. Ces résultats , quoique encore en petit nombre, sont suffisants pour engager les médecins à faire une étude sérieuse des phénomènes électro- physiologiques, afin de parvenir, par des efforts persévérants, et que la science éclairera , à employer une méthode thérapeutique qui semble appelée à la guérison d'une maladie qui , malheureusement, résiste trop souvent à tous les médicaments. Une autre maladie $ pour laquelle on a proposé l'application du courant électrique , c'est le téta»o64 Je crois avoir été le premier

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qui ait tenté cette applicati<»i*sur rhomme. Voici les données sur lesquelles on peut se fonder. Nous avons Yu que lorsque le passage du courant électrique, dans les nerfs d'un animal vivant ou récemment tué , est renouvelé plusieurs fois de suite , à de courts intervalles de temps j les membres restent tendus par des contractions tétaniques. Nous savons également qu'au contraire les membres sont paralysés y quand 1^ .passage du courant est prolongé sans interruption pendant un certain temps. On voit par là que les effets du passage du courant électrique sont tout à fait différents , suivant qu'il est continué ou interrompu. Il était donc naturel de penser que le passage continu du courant électrique dans un membre tétanisé aurait détruit cet état, en amenant celui de la paralysie. La vérité de cette conclusion est suffisamment démontrée par l'expérience. Tous les poisons narcotiques, tels que l'opium et la noix vomique, donnés aux grenouilles, commencent par stupéfier ces animaux , ensuite les surexcitent ^ et enfin quelque temps avant la mort, on les voit pris de convulsions tétaniques très-violentes. Si alors on fait passer dans ces animaux pris dans ce dernier état, un courant électrique d'une certaine intensité , on voit^ en le prolongeant, cesser la roideur de leurs membres, et les secousses disparaissent» Ces grenouilles meurent après un certain temps, mais sans donner de signes de tétanos. Afin de rendre moins forte la contraction qui a lieu au commencement du ccmrant , il vaut mieux employer le counuit inverse*

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