DB LA TORPILLE, CHAPITRE V
cervelet (PI. I, fig. 1); on n'aperçoit que ïe lobe moyen du cervelet , tandis que les lobes latéraux , les lobes électriques et la moelle allongée ne font qu'une seule masse^ des côtés de laquelle sortent les nerfs de la cinquième et de la huitième paire. Lorsque cette partie de l'encéphale a été mise à nu, en enlevant en grande partie ses enveloppes , on voit tout le sinus rhomboïdal rempli de deux gros lobes qui se touchent sur Taxe longitudinal sans adhérer, mais qui au contraire sont rendus bien distincts par une fente verticale et rectiligne qui arrive jusqu'au plan du sinus rhomboïdal, et coïncide avec la ligne longitudinale existant sur ce même plan. Chacun de ces lobes est donc limité par trois faces : l'une courbe , qui est à l'extérieur, l'autre plane, horizontale et inférieure , par laquelle il est appuyé sur le sinus rhomboïdal, et une troisième verticale interne , qui est en rapport avec la face correspondante de l'autre lobe. Le bord extérieur de chaque lobe remonte sur le contour du sinus rhomboïdal; l'extrémité antérieure de ces lobes pénètre au-dessus du cervelet , qui remplit ainsi, en grande partie, le quatrième ventricule (PI. 111, fig. 4); leurs extrémités postérieures cachent l'angle du calamus scriptorius et quelquefois la commissure, transversale qui s'y trouve. La couleur des lobes électriques observés sur un individu mort depuis peu est jaunâtre, tirant sur le gris.
. En observant au microscope la substance de ce lobe, en la comprimant très-légèrement avec \e compresseur , on voit qu'elle se compose, en grande partie, d'une ma-
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tière granuleuse presque amorphe (PI. III, fig. 8), transparente et analogue à la substance gris amorphe que Mandl a décrite dan s la substance corticale du cerveau. Nous avons vu , au milieu de cette substance granuleuse du lobe électrique , un grand nombre de fibres élémentaires à double contour (ibidé, fy f.) dont plusieurs paraissaient variqueuses et même à chapelet. Ces apparences sont évidemment dues à la compression et à l'action de l'eau employée dans ces observations. En comprimant la masse granuleuse et amorphe des lobes électriques, on y découvre de gros globules d'une matière grise, {fig. 8, g*) composés de grains ou globules qui ont un noyau ( n.) de substance diaphane^ au centre duquel se trouve un corpuscule plus opaque. En comprimant davantage, on voit ces globules se dilater, puis se changer en disques^ dont le point central est augmenté proportionnellement jusqu'à avoir de diamètre presqu'un quart de diamètre du globule transparent. Ces globules me semblent identiques avec les globules gan* glionnaires, découverts par Ehrenberg, qui ont été décrits par Mandl, et que moi-même j'ai eu occasion d'observer dans les ganglions de différents nerfs branchiaux de la torpille même (PI. 111, fig. 9). Ces globules ganglionnaires sont en très-grand nombre dans les lobes électriques; mais, proportionnellementàleur masse, il y existe une plus grande quantité de substance amorphe, granulaire, que dans les ganglions des nerfs. Quant à la direction des fibres nerveuses , élémentaires, des lobes électriques, elle varie suivant