‹ Traité des phénomènes électrophysiologiques des animauxChapitre 108 sur 187 · PARTIE H, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

PARTIE H, CHAPITRE I

temps Faction de ce courant sur les mêmes points du nerf, on trouve que la contraction des muscles inférieurs n'a plus lieu qu'au commencement du courant direct, et qu'à l'interruption du courant inverse.

En agissant avec un courant de dix couples d'une pile à colonne, on a des signes bien 'distincts de douleur. Les couples que j'ai employés avaient 10 centimètres carrés de surface, et le liquide qui imbibait ks cartons était de l'eau légèrement salée. Voici les résultats auxquels je suis parvenu en employant le courant de cette pile, qui ne diffèrent pas de ceux obtenus avec des piles d'un plus grand nombre de couples.

Au commencement du courant direct, tous les muscles inférieurs se contractent; le lapin crie, tout son dos se courbe , ses oreilles s'agitent; ces mêmes pbénomènes se produisent lorsqu'on agit avec le courant inverse, et tous ont lieu à l'instant où ces deux courants cessent. En répétant cette expérience sur plusieurs individus, on trouve en général que les signes de la douleur sont les plus forts dans le cas du courant inverse qui commence, et que les contraclions musculaires les plus grandes sont celles qui sont produites par le commencement du courant direct. Le commencement et l'interruption du courant électrique d'une certaine intensité qui agit sur une certaine porlion du système nerveux sont donc suivis par les mêmes pbénomènes, quelle que soit la direction de ce courant dans le nerf. En continuant

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à agir sur le môme animal, on ne tarde pas à s'apercevoir que les phénomènes n'ont plus lieu de la même manière. Les variations qui surviennent commencent après un certain temps, qui est d'autant plus court que le courant employé était plus intense.

11 est possible pourtant de reproduire sur le môme animal les effets que le courant a produits dans les premiers moments. 11 y a deux moyens pour y réussir , c'est , ou d'abandonner l'animal à luimême, et de renouveler l'action du courant quelque temps après, ou bien d'employer un courant d'un plus grand nombre de couples que celui dont on s'est servi. C'est ainsi que quand on s'aperçoit que le courant électrique de dix couples ne produit plus les effets que nous avons décrits , il n'y a qu'à redoubler le nombre des éléments pour obtenir de nouveau ces mêmes phénomènes. Il ne faut pas croiro pourtant qu'on parvienne toujours, en opérant sur le même animal, à obtenir les premiers effets à force d'augmenter l'intensité du courant. Xous verrons par la suite, en rapportant les belles expériences de Marianini , que l'excitabilité du nerf persiste pour un temps d'autant plus court que l'intensité du courant qui l'excite est plus grande.

Mais il est temps que nous exposions en quoi consistent les différences qui surviennent, dans les phénomènes produits par le courant sur ranimai vivant, ii mesure que son action se prolonge. Voici ces différences : lorsque le courant direct est interrompu ,

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