‹ Traité des phénomènes électrophysiologiques des animauxChapitre 112 sur 187 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

DE L'ACTION DU COURANT ÉLECTRIQUE, PENDANT SON PASSAGE A TRAVERS LES NERFS ET LES MISCLES DANS LE MÊME TEMPS, SLR LES ANIMAUX VIVANTS OU RÉCEMMENT TUÉS.

S'il était possible d'avoir un morceau de substance musculaire qui fût entièrement privée de tout filament nerveux, on pourrait espérer de découvrir quelle est l'action du courant électrique sur la substance ou la fibre musculaire, on aurait ainsi résolu la question qui depuis Haller s'agite entre les physiologistes , c'est-à-dire celle de savoir, si la fibre musculaire est par elle-même , indépendamment de toute action externe portée sur son nerf, capable de se contracter, et si l'excitation du nerf n'est qu'une des causes qui peut réveiller l'irritabilité du muscle, ou, si au contraire, il faut toujours , pour produire la contraction du muscle, que son nerf ait été irrité d'avance.

J'ai répété les belles expériences de Millier et de Longetj et j'ai trouvé, comme eux, que le bout du nerf qui a été depuis un certain temps séparé du système nerveux central , n'excite plus la contraction dans les muscles lorsqu'il est irrité. J'ai employé , pour produire cette irritation, un courant de plusieurs couples, et je n'ai obtenu aucun effet. J'avais cru d'abord qu'on pouvait réussir à exciter la contraction en agissant sur une portion inférieure du nerf qui a été séparé du système central. >sous avons

Page 1