‹ Traité des phénomènes électrophysiologiques des animauxChapitre 141 sur 187 · PARTIE II, CHAP1TRB VIII · texte numérisé non relu

PARTIE II, CHAP1TRB VIII

11 en résulte qu'un courant électrique qui traverse un nerf normalement ne peut produire aucun phénomène. Le courant direct produit une contraction lorsqu'il entre, et, au contraire, une sensation, lorsqu'il cesse, par le retour des molécules organiques du nerf, qui aura lieu nécessairement dans un sens contraire à celui souffert d'abord. Le contraire aura lieu pour le courant inverse. Les phénomènes de la première période , que nous avons exposés dans le premier Chapitre de cette seconde partie, ne prouvent qu'une chose, c'est que, lorsque la disposition organique du nerf est parfaite , les molécules du nerf se dérangent dans tous les sens , par l'application d'un corps stimulant quelconque, mais toujours plus dans le sens du courant que dans le sens op-* posé.

A mesure que la structure propre du nerf cesse d'être parfaite, les phénomènes que le courant électrique produit sont ceux qui ont lieu dans le sens dans lequel cette force agit avec plus d'intensité. Les autres agents stimulants produisent dans la structure du nerf un dérangement permanent, qui ne cessera, comme celui qui est produit par le courant électrique, qu'en enlevant ces agents. Un courant électrique qui parcourt un nerf pendant un certain temps finira par déranger les molécules du nerf d'une manière permanente ; de là le défaut d'action prolongée de ce môme courant sur le nerf. Un courant en sens contraire ramènera les molécules du nerf à leur position et lui rendra l'excitabilité pour un courant dirigé de

nouveau en sens contraire. Le passage du courant électrique dans un nerf en sens différent, l'interruption successive de ce courant , sa plus grande intensité sont les causes les plus propres à produire un dérangement permanent dans la structure du nerf.

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