CHAPITRE PREMIER
diverses espèces de tobmli.es des hebs italiennes, et idée sommaire de la structure de lei'bs organes élrctrique8.
Les torpilles appelées aussi en Italie Trémolo et Torpiglie , sont des poissons assez communs dans nos mers, où Ion en trouve trois espèces, savoir la Torpédo ^arce :> la Galoani et la Nobiliana. Les deux premières étaient confondues autrefois sous le nom linnéen de Raja torpédo, la dernière , plus rare que toutes les autres, a été décrite et dénommée par le prince Charles-Lucien Bonaparte dans son leonografia délia Fauna italica. Ce savant naturaliste a aussi distingué et caractérisé dans son ouvrage, les deux premières espèces, de sorte que pour donner une idée précise des torpilles de nos mers, nous ne pensons pouvoir mieux faire que de citer textuellement ses phrases.
Torpédo Narck. Rîsso.
Torpédo corrino-bnumea, maculis rotundalia nigris
278 ÉTUDE I>E I.ORGANE ÊI.ECTRlQrB
oculiformibus y numéro varia swpius (1-7 ); s]>ecies rjuinque in pentagonx ' figura dispositis ; capite cumpinnis pcctoralibus continuo ; spiraculis rotundis vix fimbriatis.
Torpédo G al y an i. Risso.
Torperfo car neo-cervina , maculis oculiformibus nullis; a ut unicolore aut nigro castaneoque rariegata ; rapile cum pinnis pevtoraUbus continuo; spiraculis rotundis longe fimbriatis.
Torpeoo Nobiliana. Bonap.
Torpédo atro-rubens, unicolore capite a pinnis pcctoralibus crcnula distincta : spiraculis reniformibus y integrrrimis.
Les recherches dont nous nous occupons dans cet ouvrage, ont été faites, pour la plupart, sur la Torpédo Xarcc , parce que cette espèce est la plus commune à Pise. Toutefois on y trouve aussi la Torpédo Galvani. Après en avoir disséqué plusieurs, j'ai pu m'asBiirer que, pour la structure des organes électriques et du système nerveux, ces deux espèces ne présentent aucune différence remarquable. Je n'ai pas encore pu faire les mêmes recherches sur la Torpédo Sobiliatta , mais j'ai lieu de erpire qu'il n'existe pas non plus dans celle-ci de différences notables.
Quoique l'on sût depuis très-longtemps que les torpilles ont la propriété d'engourdir ceux qui les touchent, quoique Oppian eut le premier fait connaître la partie où se trouve l'organe qui produit cet