CHAPITRE IV
l>t L'ENCÉPHALE UL LA TOniiLLL.
Les hémisphères cérébraux (Pl. III, //</. 1, 2, 3 et V), oul'à première masse encéphalique, forment une niasse globuleuse un peu plus grande que la masse optique. Les deux hémisphères sont séparés l'un de l'autre par un léger enfoncement qui commence antérieurement par une cavité, où I on voit une tache formée par un plexus de vaisseaux et qui finit postérieurement près de la glande pinéale. Sur les deux lianes de cette première masse cérébrale, il y a un renllement qui se prolonge antérieurement en devenant plus mince, et se termine ainsi par le nerf olfactif. On doit donc regarder ces renflements comme les lobes olfactifs, qui sont tout à fait analogues à ceux qu'on trouve dans les autres raies; ils sont solides dans la torpille et formés de la même substance de couleur grise qui compose presque entièrement les hémisphères.
La seconde masse encéphalique, un peu plus petite que la première, vue par la partie supérieure, est également globulaire et partagée en deux par un sillon très-peu profond , qui commence postérieurement au-dessous du bord antérieur du cervelet, et qui se termine antérieurement près d'une cavité au fond de
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laquelle le troisième ventricule s'ouvre , à laide d'un m trou vertical très-étroit. Au-devant de cette mité se trouve un corps gris rougeâtre qui peut être regardé comme la glande pinéale, ou épiphyse cérébrale. Cette seconde masse cérébrale est regardée par tous les anatomistes modernes comme formée de deux lobes optiques qui représentent les tubercules quadrijumcaux supérieurs, etqni, suivant Straus, correspondent plus particulièrement aux notes. Cette même masse est traversée dans son axe longitudinal par une
fente àTqui commence postérieurement au quatrième ventricule, et se termine antérieurement au petit trou dont j'ai parlé. Cette fente étant la seule cavité qui se trouve dans la seconde masse, doit correspondre au troisième ventricule; on savait déjà que les deux tubercules qui composent cette masse, et qui sont creux dans les oiseaux, dans les reptiles et dans le plus grand nombre des poissons, ne l'étaient pas dans la torpille. Au-dessous de deux prolongements de la seconde masse ou pédoncules cérébraux qui attachent cette masse aux hémisphères, se trouvent dans la torpille deux tubercules assez gros d'une substance blanchâtre, qui ont été appelés par Cùvier lobes inférieurs; suivant Straus, on doit les regarder comme analogues aux couches optiques; il y a des anatomistes qui considèrent ces lobes comme correspondant aux éminences mamillaires des mammifères, et Serres les a appelés lobules optiques. Ils se trouvent placés derrière l'insertion du nerf optique et font saillie en bas, et un peu en avant; leur couleur
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est blanchâtre comme celle des hémisphères : on n'y rencontre aucune cavité intérieure. A la partie . postérieure de ces tuhercules se trouve une masse qui, eo apparence, est formée de deux lobes d'une couleur grise rougeâtre , et qui est appuyée sous la partie la plus antérieure de la face inférieure de la moelle allongée. Cette masse grise est munie d'une cavité , et, quand on la voit au microscope, elle paraît composée d'une matière granuleuse, molle, et richement pourvue de vaisseaux sanguins. Kn regardant le cerveau du côté inférieur, on voit que sur cette niasse est appliquée l'hypophyse ou glande pituitairc, laquelle, avec sou pédoncule sort du milieu des deux lobes inférieurs du cerveau que nous avons déjà décrits (Pl. Il, G, Pl,),
Passons à la troisième masse encéphalique de Carus, ou cervelet, d'une torpille âgée. Quand on examine la face supérieure de l'encéphale dépourvu de ses membranes, on reconnaît que le cervelet est formé de trois parties, c'est-à-dire d'un lobe médian et de deux lobes latéraux.
Le lobe médian, correspondant au venais, est tout à fait plat supérieurement, quadrilatère, à angles arrondis , et placé de manière que deux de ses angles opposés se trouv ent dans la direction de l'axe longitudinal. Les deux autres angles sont latéraux.
Deux sillons qui se croisent traversent d'un angle à l'autre la partie supérieure et plate du lobe médian, de manière à la partager en quatre triangles rectangulaires. Ce lobe médian, qui forme la partie prin-