‹ Traité des phénomènes électrophysiologiques des animauxChapitre 26 sur 187 · PARTIE I, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE I, CHAPITRE II

manière à communiquer à la base et à avoir leurs pôles de nom contraire tournés en haut. La feuille d'or se trouve ainsi suspendue entre les deux pôles contraires et reste en équilibre par l'action égale et contraire qu'elle en souffre. A peine cette feuille se trouve électrisée, qu'elle se porte vers le pôle d'une des deux piles qui a l'électricité contraire à la sienne. Cet électroscope est d'une sensibilité extrême et trèsfacile à manier. Il n'y a qu'à regarder sur laquelle des deux piles la feuille d'or est portée pour savoir immédiatement la nature de son électricité.

Si on voulait un électroscope encore plus sensible, il n'y aurait qu'à réunir à la boule de lélectroscope que j'ai décrit, un condensateur de Volta.

Enfin , il arrive que dans des expériences d'électrophysiologie, on a recours à un courant électrique d'une certaine intensité et d'une force constante. La pile qu'il faut employer pour cela se composerait de lames de zinc et de cuivre comme à l'ordinaire. La lame de cuivre doit plonger dans une solution de sulfate de cuivre contenue dans un bocal de verre. On fait plonger dans ce liquide une espèce de sac en peau qu'on remplit d'une solution de sel marin ou d'eau acidulée avec de l'acide sulfurique. La lame de zinc plonge dans ce sac , et il est bon de l'employer après l'avoir amalgamée, ce qu'on obtient facilement en la frottant avec un peu de mercure et d'eau acidulée.

Pour s'assurer de la constance du courant obtenu avec cette pile , il est bon d'avoir une boussole de tan-

génie. Cet appareil (Jig. 7 ) se compose d'un grand cercle de quatre à cinq décimètres de diamètre formé par un ruban de cuivre de cinq millimètres de largeur et de deux millimètres dé'paisseur. Ce ruban est revêtu de soie , et ses extrémités repliées convenablement plongent chacune séparément dans un godet contenant du mercure. Au centre de ce cercle , se trouve suspendue une aiguille aimentée et très-petite qui tourne sur un cadran : enfin ce cercle est placé avec son plan dans le méridien magnétique. L'intensité du courant est mesurée par la tengentedc l'angle de déviation.

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