‹ Traité des phénomènes électrophysiologiques des animauxChapitre 62 sur 187 · PARTIE I, ClIAPITttB VII · texte numérisé non relu

PARTIE I, ClIAPITttB VII

Afin d'être bien certain de ce résultat, j'ai construit deux piles de grenouilles que j'ai opposées l'une à l'autre. Les six grenouilles d'une de ces piles étaient choisies dans l'état que j'ai décrit; celles de l'autre pile étaient robustes et à l'état ordinaire. J'ai eu toujours un courant différentiel très-marqué, et produit par la seconde pile.

J'ai dit qu'en enlevant aux muscles de la jambe toute la surface tendineuse dont ils sont couverts, et en construisant une pile avec des grenouilles ainsi préparées , on obtenait le courant dans le sens ordinaire, et d'une intensité plus forte, en supposant qu'il suit comparé avec une pile construite d'un nombre égal de grenouilles intactes. 11 était important de comparer cet effet avec celui qui est produit par la même opération sur les contractions propres.

Selon Oalvani etlVf . Humboldt, les contractions deviendraient plus faibles en enlevant les tendons aux muscles de la jambe. J'ai tenté bien des expériences pour établir avec exactitude l'effet de la présence du tendon. J'ai pris pour cela une grenouille , je l'ai préparée de la manière ordinaire, et je me suis assuré qu'il y avait des contractions propres, quelle que fut celle des deux jambes qui était repliée sur le morceau d'épine ou sur les nerfs spinaux. Ces comparaisons réussissaient encore mieux en y employant des morceaux de papier ou un cordon de coton imbibé dans de l'eau salée, pour faire arc entre le nerf et la jambe, et obtenir les contractions. En opérant

de cette manière, on est plus sûr de toucher également les mêmes parties. Après m'être assuré de l'existence des contractions avec les deux jambes d'une grenouille, j'ai taché d'enlever avec un rasoir>toute la surface tendineuse qui recouvre les muscles d'une des jambes.

J'avais aussi l'habitude de couper les extrémités ou les pâtes pour être certain que toute la partie tendineuse était enlevée. La grenouille ainsi préparée, j'ai renouvelé l'expérience , soit en me servant de l'arc de coton imbibé, soit en touchant directement les nerfs et les muscles de la jambe. J'ai fait l'expérience sur les deux jambes avec le même résultat, en les touchant successivement Tune après l'autre. Avec cette manière d'opérer, j'ai agi sur un grand nombre d'individus, et j'ai obtenu pour résultat constant, que les contractions propres subsistent également avec les jambes intactes comme avec les jambes qui manquent de surface tendineuse. La différence qui s'obtient constamment par l'opération susdite, est que les signes des contractions propres obtenues avec les jambes sans tendons s'éteignent beaucoup plus tôt (pie cela n'arrive en les laissant intactes. Pareille différence est aussi constatée par le galvanomètre. Je dois aussi ajouter qu'en opérant sur des grenouilles très-faibles , et sur quelques autres qui ne donnent les contractions qu'avec une seule jambe, et ne la donnent pas avec l'autre, il m'est arrivé bien des fois d'obtenir les contractions aussitôt après avoir enlevé le tendon de la jambe et avoir mis les muscles déeou-

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