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INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE SUR L'ÉLÉMENT MARIE-DAVY

(Sabine) Température F. é-m.

31° 1,412 volt

ai<> (après 3 heures) 1,339

aa« (après 94 heures) I»4I3

Pile de Menna Apparicio. — Vase en verre au fond duquel se trouve un disque de charbon entouré d'une pâte de sulfate mercurique. Sur cette pâte on verse une couche de sable fin sur laquelle on place un disque en zinc. On remplit l'élément avec de Teau ordinaire.

Pile de Grenet (i863). — Zinc-charbon, sulfate mercureux. Le sulfate est placé au fond d'un récipient rempli d'eau pure.

Le charbon est enfoncé dans le sulfate mercureux.

Le zinc plonge dans Teau sans toucher la couche de sulfate.

Pile de Grenet (i863). — Zinc-charbon, sulfate mercureux. Le sulfate est placé au fond d'un vase en

lorsqu'on délaye le sulfate mercurique dans l'eau, suivant l'équation:

3 SO*Hg + (n + 2} H«0 = SO«Hg' -f 2 S0»H2 -f nll^O.

Le sel basique (turbith minéral) se dépose en partie, et une autre portion demeure en dissolution dans la liqueur acide. Suivant Ditte, l'eau renfermant de l'acide sulfurique agit de la même manière tant que l'acide ne surpasse pas 82 g. au litre.

I verre rempli d'eau pure. L'iSlectrode de charbon esf e ! foncée dans le sulfate mercurL-ux. Le zinc plonge danu [ l'eau sans loucher la couche de sulfate.

Pile de Gaugain. — Zinc-charbon, sulfate :urique. Miîme disposition que dans l'élément Greaet.l

Pile à renversement de Trouvé. — Cette pile,!!! ainsi que le montre la fig. 89, est \ formée d'un zinc et d'un charbon renfermés dans un étui en ébonite fermant hermétiquement. Le zinc e le charbon n'occupent que la moiti supérieure de l'étui, l'autre moit) cnntient le liquide excitateur (ij Tant que l'étui censerve la positici verticale, le couple zinc-charbon i plonge pas dans le liquide et, ; L'nnséquent, il n'y a pas produd tinn d'électricité. Mais dès que l'étB L'^t renversé, ta réaction cblaiiqul qui engendre le courant a Heu, pile est prête à fonctionner.

iïuhmkorff et Gaiffe ont 1 Il nt employé l'élément au sulfate m rcurique avec des dispositifs pat* ti<.uliers dans les applications ma diLales.

Pile de Beaiifils (1881). — Zinc, eau aciduUd aggloméré formé d'un mélange fait à chaud de sulfad

ilange do sulfaU de metcurc et d'eau.

PILES AD SULFATE PE MEItCOBE

mercurique de charbon en poudre et de paraffine. E=l,5 volt.

Pile de Chardin. — Zinc-charbon, solution de sulfate mercurique contenant un excès de sulfate. E= 1,526 volt.

La fig. 90 donne la vue d'une pile de ce système, composée de 12 couples.

Le fonctionnement de cette pile consiste à déplacer la planchette A, qui peut, soit occuper les flacons vides placés à droite de la figure, soit occuper la situation de la figure, c'est-à-dire être en contact avec le liquide excitateur. Cette di la fermeture de la boite, ce qui force l'opérateur à toujours remettre l'appareil à l'arrtit.

Chardin a également imaginé une pile au Buliate

mercurique dite à flotteurs. Chaque élément se

compose d'une éprouvette en verre V, contenant deux

flotteurs en liège paraffiné LL, le sulfate mercurique et |

de l'eau (fig. 91).

Au repos, la pile chargée, la disposition est telle que

[les éléments C et Z reposent seulement sur le flotteur L

rqui occupe tout naturellement la partie supérieure duj

I liquide. Vient-on à faire appuyer les éléments sur le^

niere situation ne permet pas

388 PILES Albctuiquis

flotteurs, soit en posant la planchette M sur les flacons chargés, soit en soulevant ces mêmes flacons, les flotteurs s'enfoncent pour faire remonter le liquide qui baigne alors les éléments et produit un fonctionnement immédiat. Aussitôt dégagés par l'éloignement des éléments zinc et charbon, soit qu'on enlève la planchette M, soit qu'on fasse redescendre le casier C, les flotteurs reprennent leur situation normale, au-dessous du liquide, et ferment de nouveau la pile.

Pile-étalon de Latimer-

Clark. — Zinc-platine, pâte de

sulfate mercureux faite avec une

solution do sulfate de zinc, que l'on

verse sur une couche de mercure

contenue au fond du vase de la pile.

Le zinc est immergé dans la pàtc.

L'électrode positive est constituée par un fil de platine

qui passe dans un tube de verre au travers de la pâte de

sulfate et descend jusqu'à la couche de mercure.

E = 1,457 volt à 15".

Suivant Pellat (1881), cet élément est préférable, comme étnion, à l'élément Danlell(i), à cause de sa plus grande constance.

(i) Cet élément a éxt eii]pl03-é comme étalon par Fleming, Lodge, Kiltlcr, le Posl-OfBcc do Londres, etc. (Voir pages a36, 337 et 338).

PILES AU SULFATE DE MERCURE SSg

En effet, la f. é-m. de rélément Danîell peut varier de -^ au moins et n'offre pas, par conséquent, une constance suffisante comme étalon pour des expériences dont la précision atteint -j^ de sa f. é-m.

L'élément Latimer-Clark présente, au contraire, une constance remarquable, puisque, sur quatre éléments pris au hasard, trois d'entre eux ont des forces électromotrices ne différant pas de -j^^, et qu'un seul présente avec les autres une différence de ^^^ .

Les seules précautions à prendre dans son emploi sont, d'après PcUat, les suivantes :

i<* Eviter de fermer le circuit qui contient l'élément, car sa f. é-m. baisse beaucoup par la polarisation et met assez longtemps (un jour au moins) à reprendre tout à fait sa valeur normale ;

2® Laisser reposer l'élément un jour au moins après son transport avant de s*en servir.

Si donc l'élément Daniell est le plus constant en circuit fermé, l'élément Latimer-Clark est le plus constant en circuit ouvert.

Suivant Rayleigh (1886), pour que l'élément Latimer- Clark produise une f. é-m. constante, il faut :

i^ Que le mercure soit chimiquement pur (distillé dans le vide) ;

2** Que la pâte de sulfate de mercure soit neutralisée avec du carbonate de zinc ;

3° Que la solution de sulfate de zinc soit saturée à la température de i5°.

Dans ces conditions, la f. é-m. de cet élément demeure constante à -j^ près.

ago PILES ÉLECTRIQUES

Rayleigh a donné la formule suivante, pour ramener la f. é-m., observée à une température t, à la température de i5o

formule dans laquelle E représente la f. é-m. de l'élément à la température t degrés centigrades.

Pour des opérations délicates, il vaut mieux protéger l'élément contre de grandes variations de température.

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