OBSERVATIONS DE DU MONCEL SUR LES ÉLÉMENTS AU SULFATE DE MERCURE
Du Moncel (1873) a trouvé qu'une solution de sulfate mercurique pur ne donne lieu, avec une cathode en mercure, qu'à un courant secondaire à peine appréciable.
Mais qu'il suffit de quelques parcelles de bic£a*bonate de sodium ou de sulfate de zinc dans cette solution, pour fournir un courant secondaire énergique; c'est ce qui fait que les piles à sulfate de mercure, qui ne se polarisent que très faiblement, quand elles sont neuves, deviennent très inconstantes quand elles ont servi pendant quelque temps, et que le mercure réduit, en contact avec le charbon, est baigné par une solution plus ou moins concentrée de sulfate de zinc, ou autres sels impurs qui existent toujours dans les sulfates de mercure du commerce.
C'est pour cette raison que Du Moncel avait conseillé de construire les vases poreux de ces sortes de piles avec un double fond percé de trous, pour isoler le charbon du
PILES AU SULFATE DE PLOMB agi
mercure et du liquide chargé de sulfate de zinc (Voir : Polari&atx(yri).
DfPOLARISANT : SULFATE DE PLOMB.
Pile de Becquerel (1846). — Zinc, solution de chlorure de sodium; vase poreux (i), solution de chlorure de sodium tenant en suspension du sulfate de plomb, charbon. E =0,59 volt.
Réactions chimiques :
10 Zn + 2H20 = Zn(OH)« + H«;
20 H«+SO*Pb = SO«H« + Pb;
30 S0^H> + Zn(0H)« = S0«Zn + 2Ha0.
La réaction finale est donc :
SO^Pb + Zn = SO^ Zn + Pb.
Réaction thermique. La chaleur dégagée dans cette réaction est égale à la chaleur de formation du sulfate de zinc, diminuée de la chaleur de décomposition du sulfate de plomb, soit :
C =: 107,0 cal. — 74,8 cal. = 32,2 cal.
En appliquant la formule E = -53- ou E = 0*043 1 X C (Voir: Calcul de la f, é~m. des piles, pages 70 à 83) on obtient comme f. é-m. 0,69 volt, valeur un peu plus forte que celle trouvée par expérience.
Pile de E. Beccpierel (1860). — Zinc, solution de chlorure de sodium, charbon recouvert d'une pâte ainsi composée :
(i) Dans les premiers éléments, on employait à la place du vase poreux un sac en toile à voile.
Sulfate de plomb en poudre fine loo g.
Chlorure de sodium — a5
Solution saturée de chlorure de sodium 5ocm'
Cette pâte durcit aussi facilement que le plâtre. Pour Tempôcher de se déliter on la recouvre généralement d'une couche de plâtre.
Pile de Marié-Davy (1859). — Rondelle en fer dtamé recouverte d'une pâte formée par du sulfate de plomb mélangé â de Veau pure, salée ou contenant du sulfate de zinc, sur laquelle repose un disque de zinc.
Une pile se compose généralement d'une quarantaine d'éléments superposés â la manière des éléments de la pile à colonne de Volta.
Marié-Davy dispose pour les usages médicaux sa pile à colonne de la façon suivante.
Rondelle de fer-blanc, rondelle de zinc, et, entre les doux, une rondelle en papier buvard épais, recouverte de sulfate de plomb préalablement délayé dans de l'eau gommée.
DÉPOL\RISANT : CHLORURE MERCUREUX
Pile de Héraud (1879). — Zinc, solution de chlorure d'ammonium; sac en toile contenant une pâte de chlorure mercureux (Cl-Hg-) et un charbon. £=1,46 volt au début; au bout de six mois de montage E= 1,075 volt.
Réaction chimique. En laissant de coté les réactions intermédiaires, l'action du chlorure d'ammonium sur le zinc, lorsque le circuit est fermé, peut ôtre représentée par les équations suivantes ;
PILES AU CHLORURE D'aRGENT 393
2 Cl Az H^ + Zn = Cl^Zn + H« + 2 AzH^ Hg2CP + H2+ 2 AzH» = 2 ClAzH* + 2 Hg,
c'est-à-dire qu'il se produit, autour de Télectrode positive, du chlorure d'ammonium capable de maintenir le liquide excitateur dans un état de concentration primitif, et du mercure métallique.
Outre ces produits, il y a formation de chlorure mercureux à base d'amide (Cl^Hg*, Hg^(AzH*)^) et d'oxy chlorure de zinc ammoniacal.