LES UNES SUR LES AUTRES, AINSI QUE CELLES RESULTANT
DE L'ACTION DE L'EAU SUR CES SOLUTIONS (i)
(Becquerel)
(i) Les appareils employés à ces recherches se composent :
1° D'un tube fêlé dont la fêlure n'a que quelques dix millièmes de millimètres d'ouverture et qui contient une des dissolutions;
2* D'une éprouvette où se trouve l'autre dissolution. Dans cha* cune des dissolutions plonge une lame d'or ou de platine bien décapée et complètement dépolarisée.
FORCES ÉLECTROMOTRICES 339
V couple
a* cou]ple
3* couple
Etat électrique des couples
Forciîs électromotrices
Sulfate d'ammonium.
Eau distillée.
o,o66 volt
Carbonate de sodium.
Eau distillée.
Sulfate d*ammonium.
Carbonate de soàium.
Les deux premiers couples produisent deux courants en sens inverse ; on aura pour la différence des forces électromotrices 0,128— 0,066=0,062, valeur sensibleblement égale à o,o65.
Etat électrique des couples Forces électromotrices
Carbonate de sodium.
Azotate de cuivre. -|-
1" couple I } o,aii volt
Carbonate de sodium.
Eau distillée. ' -f
Azotate de cuivre.
Eau distillée. -{-
2« couple * I [ o»ia8
3* couple j { 0,075
La somme des forces électromotrices des couples 2 et 3 provenant de deux courants dirigés dans le môme sens, leur résultante est égale à leur somme, on a alors :
o, 1 28 volt + 0,075 volt =o,2o3 volt
au lieu de 0,211 que donne la réaction directe des deux solutions Tune par l'autre.
Etat électrique des couples Forces électromotricet
(Sulfate d'ammonium. -f~ )
{ 0,097 TOlt Chlorure de baryum. — ^
Chlorure de baryum.
Sulfate d'ammonium.
Eau distillée. -f-
2« couple I " ' [ 0,066
i Chlorure de baryum. * — ) [ o,o36 Eau distillée. -h ^
Des courants obtenus avec les couples 2 et 3 étant dirigés en sens contraire, la résultante est donnée par leur différence, qui est égale à
0,066 volt — o,o363 volt = 0,0297 volt.
Becquerel déduit de ces expériences que :
Lorsqu'une dissolution saline neutre réagit sur une autre également, la force électromotrice résultant de cette réaction est égale à la somme ou à la différence des for^ ces électrom^otrices produites dans la réaction de chacune des dissolutions sur Veau de Vautre dissolution.
FORCES ÉLECTRO MOTRICES
pi
tf
o-ïSg
&uuE
mi
jj
Si une lame de platine est mise dans de l'acide nB trique, et une autre dans une solution de potasse caUM tique qui est en contact avec l'acide au mnyen d'à diaphragme poreux, aussitôt que la communication M établie, il y a un courant électrique assez marqué, I'h cali prend rélcctricité négative, et l'acide l'élcctricfl positive. Cependant, le miîme arrangement, en subsfl tuant l'acide sulfurique ou l'acide chlorhydrique. fl produit qu'un très faible courant ^Becquerel, i838). ■
On peut, dans cette expérience, remplacer le platilM par le fer, le cuivre et le zinc. Ainsi, si l'on plonge deaa lames de même métal respectivement dans l'acide saH furique et une solution de potasse, ou dans Tacide chlcM rhjdrique et une solution de potasse, on peut observ« un courant très prononcé et constant, mais bcaucoufl plus intense avec le zinc qu'avec les deux autres rafl taux : l'énergie augmente quand l'acide sulf^irique esi^Ê moitié étendu d'eau. Dans ces expériences, la lame S zinc qui était dans l'acide, quoique beaucoup plus atiM quée chimiquement que celle qui se trouvait dans l'alcaH prenait toujours de l'électricité positive, c'est-à-din qu'elle repré.sentait le cuivre d'une combinaison vafl laïque ordinaire. De semblables phénomènes se prés«id tent avec l'acide nitrique ; dans cet acide, le fer inactn le fer passif, le zinc et le cuivre, prennent toujours l'él^f Iricité positive, par rapport aux mêmes métaux, d^H la potasse ou dans les acides sulfurrque et chlorhj^H que (Grove, i83i)'t. ^M
Sur les forces électromotrices proâiii^f au contact des liquides séparés par des dH phragmes capillaires. — L'acide et la base étaifl
mis en contact au moyen d'un diaphragme consistant, soit en un lube fêlé, soit en un tube fermé par du papier parchemin, soit enfin en un vase poreux. On a trouvé ainsi, avec tous les acides étendus (i équivalent d'ftcJde ou de base dans 2 litres d'eau) soumis à l'expérience, que la f. é-m. augmente d'abord assez rapidement, puis plus lentement, et finit, au bout d'un temps plus ou moins long, par atteindre un maximum, après quoi elle
I s'affaiblit de nouveau.
► Ainsi l'on a eu :
Mi.,™.,. „„„., ftcide azotique 4- potasse o,356voU o,63G TOlt (auboutde ajours) l — sulfurique ■ i>,33G 0,448 (au bout de 1 jour)
— chlorh^driquî > o,35G ■Oi47'J (après 5 heures)
- acêljquû i> 0.383 o,3l(} —
Dégagement d'électricité produit au contact des solides et des liquides en mouvement (E,
Becquerel, 1854J. — Dans un vase cylindrique d'un diamètre de lô cm. un plonge verticalement deux lames ou deux tils du métal sur lequel on veut opérer (platine, or, cuivre, zinc, fer, etc.); le vase est rempli dv la dissolution qui sert à l'expérience. Une des lames est attachée à un bras de levier horizontal, qui reçoit, à J'aide d'un électro-moteur, un mouvement de rotation uniforme plus au moins rapide.
On trouve, en opérant de cette manière, qu'il se majfeste toujours un courant électrique entre deux lames *de même métal ou de même substance conductrice et un liquide, que le métal soit inoxydable, comme le platine Ou l'or, ou bien qu'il soit oxydable, comme le zinc et le ter, mais à des degrés différents ou dans différents sens.