‹ Traité des piles électriquesChapitre 130 sur 202 · un · texte numérisé non relu

un

Avec le platine Teffet est faible, tandis' qu^avec le fer et le zinc l'action est assez énergique. Quant au sens du courant, il dépend de la nature de la substance: ainsî, une électrode en charbon, en platine, en or, en bismuth, prend Télectricité négative quand elle est en mouvement dans un liquide conducteur, Télectrode fixe prenant Télectricité positive; tandis qu*une électrode mobile en zinc, en fer, en plomb, en antimoine, prend 1 électricité positive, la lame fixe de même métal s'électrisant négativement. Dans ces deux groupes de substances, celles qui précèdent sont plus fortement électriques que celles qui suivent. Quant au cuivre, il semble placé à la limite des deux classes de substances, par ce motif qu*il ne donne que des effets assez faibles et très variables.

Si, les lames étant fixes, on agite la dissolution de façon que les molécules liquides soient en mouvement autour de Tune d'elles, Teffet est le même que lorsque, le liquide étant fixe, la lame est mobile.

Il en résulte donc que deux lames de même métal et un liquide conducteur peuvent constituer un couple, pourvu que Tune des lames ou les molécules liquides qui la touchent soient en mouvement. Lorsqu'il s'agit d'un métal oxydable, celle qui est en mouvement se comporte comme si elle était moins attaquée par le liquide que la lame fixe; quand on opère avec le platine, le charbon ou un métal peu oxydable, la lame en mouvement se comporte comme si elle était plus attaquée par le liquide que Tautre.

Action des corps en poudre mélangés à la masse liquide dans laqpielle les lames métal-

FORCES é t. ECT no. MOTRICES ' 345

llques sont en mouvement. — Si dans le liquide excitateur on ajoute une certaine quantité de substance en poudre, de façon à constituer une bouillie épaisse, on trouve que le courant obtenu est plus ou moins énergique, suivant la nature de cette substance.

Ainsi l'addition de sable, de plombagine ou de fleur de soufre, n'augmente pas de beaucoup l'énergie du couple, tandis que le peroxyde de manganèse et surtout le charbon en poudre, préalablement calciné, augmentent de beaucoup les effets électriques du couple.

Avec deux lames de zinc, dont l'une est en mouvement, l'autre en repos, et en employant comme liquide excitateur une solution de sulfate de sodium, on obtient un courant d'une certaine intensité, laquelle s'accroît de beaucoup par l'addition d'une assez grande quantité de poudre de charbon de coke, de façon à former une bouillie épaisse. Le zinc en mouvement prend l'électricité positive, et la pâte de charbon l'électricité négative. E = o,i33 volt.

On obtient les mêmes effets en employant deux lames de platine dépolarisées. La lame qui tourne prend l'électricité positive, et la pàtc de charbon l'électricité négative. Quand le mouvement de rotation de l'appareil

■se, oh n'observe plus de courant.

Avec une pile composée de 10 couples zïnc-zinc, sulfate de soude, pâte de charbon, et dont les disques en zinc ont 10 centimètres de diamèlre. on a pu décomposer une solution d'iodure de potassium, une solution de sulfate de cuivre, mais pas l'eau acidulée. X>'où il résulte que la f. é-m. de cette pile doit être au moins égale à I,a3 volt.

Lorsqu'on opère avec un couple zinc et platine, et que

le platine mobile est dans une solution de sulfate d< cuivre séparé par un diaphragme du liquide dans leque est plongé le zinc fixe, alors l'effet électrique est l môme que lorsque les deux électrodes du couple sont ei repos. Dans ce cas, la dépolarisation de la lame de platine est obtenue par la réduction du cuivre, et le mou vement ne doit rien donner.

Lorsqu'on met à la fois en mouvement au milieu d*ui liquide les deux électrodes d'un couple composé A métaux différents, on observe les effets suivants.

Si les électrodes constituant le couple ne sont pai attaquées par le liquide à Tétat de repos, Tétat électriqu est nul ; mais aussitôt qu'on les met en mouvement, ci obtient un courant électrique dû à la différence de actions exercées sur elles.

Soit, par exemple, le couple charbon-platine et eai acidulée, à Tétat de repos et après dépolarisation de électrodes. Ce couple ne donne pas de courant, mai vient-on à mettre en mouvement d'une manière régu lière les électrodes plongeant dans le liquide, il se pro duit aussitôt un courant électrique dirigé de telle façoi que le charbon prend l'électricité négative.

Si les électrodes constituant le couple sont inégale ment attaquées par le liquide, on obtient toujours, lor du mouvement simultané des deux lames, une augmen tation dans l'intensité du courant obtenu quand le lames sont en repos. Dans ce cas, l'effet produit sur 1 lame négative est seul prédominant, et il importe pe que la lame positive soit en repos ou en mouvement car la dépolarisation est effectuée par Toxydation d cette lame.

(Voir : Piles à moaTdinent méoaniqtte, page 96).

FORCES éLECTROMOtRICES

FORCES ELECTROMOTRICES DES COUPLES FORMES AVEC UN CYLINDRE DE ZINC AMALGAMÉ EXTÉRIEUR. PLONGEANT DANS LEAU ACIDULÉE AU -^ par SO*H», ET UN CYLINDRE CONDUCTEUR PLONGEANT DANS LE DIAPHRAGME INTÉ- RIEUR ET TOURNANT AU MILIEU DE CHARBON, DE SABLE, OU D'UNE MATIÈRE RÉbUITE A L'ÉTAT DE PATE A L'AIDE OUN LIQUIDE CONDUCTEUR (i).

(E. Becquerel', 1854)

Dans le vase extérieur

Dans le vase poreux

Liquide :

Forces électro -

Cylindre

Cylindre

Eau acidul.

métallique

motrices

métallique en repos

au^i par l'acide suli.

en mouvement

(20 tours par seconde)

Page 1