H2,0)+(PbO,H2SO»Aq)— {PbO.O)=8i,5cal
(I) PbO-t-0=« 13,14 cal. et Pb+ 0«=63,I4 cal. (Tscheltzow).
438 PILES ÉLBCTRIQUES
(c) — Soit le plomb négatif transformé en sulfate, et PbO«enPb.
La réaction dégage :
-(H>,0)+(Pb,0)+(PbO,H»SO'Aq) - 4- (PbO.O)- ^(Pb,0)+(H»,0)=44.3o cal.
(d) — Soit la sulfàtation des deux électrodes. Le dégagement de chaleur est égal à
—(H*,0)+(Pb,0)+(PbO,H*SO'Aq)— (PbO.O) +(H»,0)+(PbO,H«SO»Aq)=88,6o cal.
D*après les formules de W. Thomson et de D. Tommasi, la réaction doit donner:
w. Thomson D. Tommasi Réaction (a) o,8i volt 0,80 volt
Or, la mesure directe donne pour la f. é-m. de l'accumulateur au plomb de 2 à 1,9 volt.
Ainsi, dit Tscheltzow, Ton peut regarder comme bien établi que, dans le couple de Planté, la réaction fondamentale consiste dans la sulfàtation des deux électrodes.
fU.) ACCUMULATEURS A ÉLECTRODES DE PLOMB AMALGAMÉ
Accumulateur de Sutton. — Electrodes de plomb
amalgamé plongeant dans de lacide sulfurique dilué.
Selon Sutton, en amalgamant les plaques de plomb.
elles se peroxydent beaucoup plus rapidement et beaucoup plus uniformément, quand on les emploie comme anudes, et alors l'action locale disparait complètement.
Accumulateur de Nézeraux (iS85). — Un couple de cet accumulateur se compose de deux lames en plomb fondu, cannelées ou quadrillées sur les deux faces, et garnies chacune d'une couche spongieuse d'amalgame, dont l'épaisseur au-dessus du quadrillage ou du cannelage est limitée par un encadrement formant saillie ■autour des lames. ,
Pour obtenir l'amalgame de plomb on fond une certaine quantité de ce métal dans un vase de fer et, après fusion, on y ajoute la moitié du poids de mercure. Après refroidissement, l'amalgame est broyé au pilon et puis tamisé. La poudre ainsi obtenue, mise à sec sur les lames polaires et comprimée légèrement à la presse, forme des couches adhérentes qui acquièrent une notable solidité si on les expose à l'air quelques jours après les avoir mouillées d'eau acidulée. Ces plaques sont ensuite disposées dans un bain acidulé par ~ d'acide sulfurique et soumises à l'action d'un courant électrique de \ ài ampères par kilogramme.
« La capacité industrielle d'emmagasinement de cet accumulateur, dît Nézeraux, peut, avec des plaques contenant 70 °/o de plomb spongieux et une détente {?) de -j^ seulement de ta f. é-m., atteindre le chifTre de 18 à 20000 kîlogra m mètres, par kilogramme de plaque, u
Acctuuulateur de Kalischer {1886). — Pusitif: plomb; viHjatif: plomb amalgamé.
On charge l'accumulateur avec de l'eau acidulée conjlcnant un peu de chlorure mercurique. L'addition du sel
440 PILES ÉLICTIUQ0B8
mercurique aurait pour but d*êinpécher que le plomb qui se dépose sur la cathode soit à l'état de cristaux.
CCJ ACCUMULATEURS A ÉLECTRODES DE PLOMB PRÉALABLE MENT RECOUVERTES D'UNE COUCHE D'OXYDE DE PLOMB NON GALVANIQUE.
Accumulateur de Faure (1881). — Cet accumulateur se compose de lames de plomb à la surface desquelles se trouve une couche de minium sous forme de pâte comprimée. Ces lames sont recouvertes par du feutre et plongent dans l'eau acidulée. E = 9,o57 à 2,i63 volts.
La Commission présidée par Tresca, à TexpositioD d'électricité de 1881, a fourni pour cet accumulateur les renseignements suivants:
Rendement en quantité (i) 90 Vo
— en travail électrique (9) Oo
— en travail mécanique (3) 40
D'Arsonval s'est également occupé de Tétude de cet accumulateur et a trouvé :
Rendement en quantité 84,34 Vo
^> en travail électrique 69,44
— en travail mécanique 46,60
Accumulateur de Faure - Sellon - Volckmar.
Les lames se composent d'un grillage en plomb fondu et coulé dans un moule approprié. Les lames positives (oxydées) ont un réseau plus serré que les lames négatives (réduites).
(1) Différence entre la quantité d'électricité (coulombs) introduite dans l'accumulateur et celle qui en est sortie. (9) Travail emmagasiné.
(3) Travail totaL
ACccmn-iTïciis
Ces lames sont formées de deux grilles rivées ensemble, avec leurs dépouilles dirigées vers lintérieur. de manière à emprisonner la matière active dans des cellules retenues vers l'extérieur (fig. ll3 et 114}.
1). - rikciroJe
ri.i. .
<tue de t
race)
'aa
^^ml.U(e^t F.un
-Stllon-Volclitiur
de
iB83 (Phi
lippart Fifre»)-
Les trous carrés de chaque série de plaques sont remplis d'une pâte de litharge pour les plaques négatives et de minium pour les plaques positives.
Le pasâage du courant réduit la litharge et peroxyde ■ le minium, qui restent emprisonnés dans les alvéoles des plaques, sous la nouvelle combinaison chimique produite par le passage du courant de charge.
Accumulateur de Faure-Sellon- Volckmar (nouveau système). — Dans ce système, les électrodes sont à âme gaufrée.
La figure 1 15 représente une grille do cet accumulateur
en alliage de plomb et d'antimoine inaltérable, e
ipdpp !
.z.zzt
Fio. uS. — Grilie de Stllon-Volckmai en sltiiigc inBlijriMe. (Philippori Frirnt.
figure ilG représente la mu^me grille remplie d'oxyi
plomb.
■■■■■■I— MBBBWi
J'io. iiO, — Elcclrod» farinée, de Kaure-SiUan-VoIcknn^ (Philipp«rl PrtrMj.
jiccCMTUTKPas 443
£S griliea une fois remplies d'oxyde de plomb sont troduites dans une cuve rectangulaire en bo» recourerte intérieancmeot d'ooe sobs- IsDce înatuquaUe par Facide soifariquc dilué (6g. 117).
Les nouvelles électrodes de cet accumulateur présentent, suivant Philippnrt Frires, les avantagea «utvanl» :
I* Le» naiiirt»
active* (lith* njert
minium^ ntten**
Irée* da nn d«« e«i'
i évasées, sont en quelque Kortv rivi*r% *ur TiMm
altérable de la plaquc> et ne peuvent pao k -fHfrilMTf
• Les artites du grillaf^e. rûduite» nu mJni/num, tlter 'senties matières actives en contact avec le lu presque totaliti^ des surCuct:» exléricurt:» iJ« la d'où une résistance électrique réduite uu
I une grande intensité du courant nor(n«l i \m A»f^ «tf ^ la décharge.
ippitt FM"s|.
IAccumulatetir de Pblllpp < Les plaques de col accumuljiU'ut Sellon-Volekmar, main tlk-n i-r ■ connus par leur modt: d'anBemlil'<i
.1 fLlCTKtqUU
Toutes les électrodes sonl fabriquées par piiire {fig. I iq Chaque paire se compose dunt; positive et d'une |
gative, réunies par un pont en alliage de plomb ■-: d'antimoine.
Pour monter la batterie, on place tou& les ricipiii; bout à bout. Les positives extriîmes. réunies entre cil' par un collecteur-p6le ordinaire, sont placées dan^ > récipient n" i. Entre ces positives on place les négativ d'un pareil nombre de plaques jumelles, dont le» |)t'^ tives rentrent naturellement dans le récipient n'a. V fourchettes isolantes en verre sont placées à cheval ^^ les plaques, de distance en distance, et maintiennent l> ■écartement. Entre les positives de l'accumulateur n ; I un place les négatives d'une deuxième sériu de pluqueï I jumelles, dont les positives prennent ptuce daoK le réci- | pient n" 3. et ainsi de suite jusqu'au bout delà série. I ■■ ' dernier accumulateur reçoit des négatives reliées en elles par un collecteur ordinaire, qui csi
de la batterie.
; Dé^..
La ligure 119 montre le nouveau montage ft pla^
jumelles amovibles supprimant les soudures et lesjotttiiins.
Les principaux avantages du nouveau système d'assemblage sont :
1" L'indépendance des plaques;
2" L'absence de toute soudure et de toutes jnnctitins bornes, etc.. hormis aux accumulateurs extrêmes, i-ci contacts d'accumulateur à accumulateur sont donc parfaitement assures.
Accumulateur de Julien. — Les (électrodes se composent d'un alliage où entrent 92 "/„ de pfomb, 3,5 ' \ d'antimoine et 4,5 "'„ de mercure.
Ces électrodes (fig, lao) ont la forme d'un caneradans les creux duquel on a comprimé de la litbarge p<<ui
les électrodes negativ es et du mmium pour les électr positives.
Accumulateur de KornblUh. — Chaque élcctfl se compose d'une grille de plomb A ncrvums, lesquelles on comprime à la presse du minium.
Accumulateur de Somzée nS:83). — Lomctâ
I.Iulaires en forme de gaufre simple ou double qui, par I leur réunion, forment un alvéole dans lequel on place tde l'oxyde de plomb.
Acciunulateur de Farbakg et Scbenk. — Les \ électrodes sont constituées par un grillage en plomb [ rempli avec les mélanges suivants.
Plaques yii-galwes : Pâte formée de 95 % d'oxyde de I plomb, 5 "/'o de pierre ponce et Q. S. de solution à 25 "/• ' d'acide sulfuriquo.
Plaques positives : Pâte formée de 47 »/„ d'oxyde de , plomb. 48 "/:, de minium, 5 0/0 de coke en petits grains ' et Q. S. desolution à 25 "/. d'acide sulfurique.
On laisse ensuite sécher les plaques avant de les em- , ployer.
Accumulateur de Noli (i883). — Lames de plomb recouvertes do minium plongeant dans une solution de potasse ou de soude.
Suivant Noir, l'usage d'une solution alcaline aurait pour avantage de se recomposer continuellement sans jamais être ni appauvrie, ni inutilisée.
Accumulateur de P. Gadot (1888). — Les plaques ^1 ^ de Cet accumula-
tour sont formées (11- deux parties (|iii, en se juxta- [iMSiint, emprison- II (.'lit la matière active (oxyde de |ilr.Èiib) et l'empétliriil de tomber
C!"] ri'i'j''' T" ]\ ■' ^
iÉnfii
s ÉLECTBIQOES
J. LafFargue, qui a étudié cet accumulateur, nous fournit les renseignement suivants.
L'accumulateur renfermait lo plaques négatives et 9 plaques positives. Le poids de la matière active était
mwwm-
de 7.(cj51cg. al le p.iids de In matière ioactive («ip]^ était de 8,341 kg. Tous cfilculs fnits. et en tç»
compte à chaque instant du débit mesuré, Laffargue a trouvé un total de 225,7 ampères-hçure utilisables ; ce qui fait exactement i3,88 ampères-heure utilisables par kilogramme de plaques.
Les résultats obtenus sont représentés par la courbe ci-contre (fig. I23).
Sîî
el
sj
is 1S
'I lû i
Accumulateur de Jarriant (1888). — Les électrodes sont en plomb durci de 3,5 mm. d'épaisseur, A quadrillage renforcé par 4 nervures (fig. 124).
Les cellules qui ont la forme d'un losange sont remplies par une pâte de minium etd'eauaciduléesulfurique
planchette
caoutchouc mnintienneot .
cunement qui u'est que 7.5 mm. entre les faces de c que plaque (fig. 125).
Le liquide employé est i l'eau acidulée sulfuriqae A 1 pour cent.
Cet accumulateur, doot I poids total des 39 plaqaes I 35 kg., convenablement ch«i produit A la décharge un c atts heures, suit un ix-ndoii]
ACrL-MDLATEURS 4^1
Accumulateur de Drake et Gorham (1888).
Les électrodes sont conatituéùs par un grillage formé par un aIlingo de plomb, rempli d'un mélange d'oxydes plombiques ffig. laO).
Les inventeurs n'indiquent ni la composition de l'alliage, ni celle du mélange d'oxydes de plomb.
Cet accumulateur se distingue de ceux du m^rae type précédemment décrits par plusieurs perfectionnements assez ingénieux qui ont été apportés à sa construction.
(D.J ACGL'MULATEt'RS A lU.l:CrRODU l'OSIIIVE EN l'LÔMU LT A liLtCTEWDt NEGATIVE EN ZINC. GUIVHU, ETC.
Accumulateurs au zinc.
Accumulateur de d'Arsonval (i88ri), — Ni^guilf : lame de zinc /Wiff/"; lame de charbon entouré de andrée Igrenîiille do plomb très fine), contenue dans un vase
45a PILES ÉLECTRIQUES
poreux plongeant dans une solution concentrée de sulfate de zinc.
Soùs l'action du courant voltaïque, le sel de zinc se trouve électrolysé, le zinc se dépose sur la lame de zinc, et Toxygène vient former sur la cendrée du peroxyde de plomb.
Van Olande avait aussi, de son côté, imaginé une électrode à grenaille de plomb.
Accumulateur de E. Reynier (i883). — Cet accumulateur, qui a la forme d'un tonneau, se compose d'une lame de plomb peroxydée galvaniquement, à grande surface, mise en présence d une lame de plomb lisse dans une solution acidulée de sulfate de zinc; cette lame sert de conducteur et de support au zinc métallique, libéré par le courant de charge. E = 2,87 volts.
Le modèle industriel n® i au zinc possède quatre positifs et trois négatifs, et ses constantes sont :
Surface des quatre positifs = 200 dcm' Poids des quatre positifs = 8,200 kg.
E, force électromotrice 2,87 volts.
R, résistance moyenne 0.02 ohm.
I, intensité normale du courant de décharge. 25 ampères,
t, intensité normale du courant de charge ... 5 À 10 ampères.
Q, capacité d'accumulation 55o 000 coulombs.
E I , travail total par seconde 5,7 kgm.
-^ - , travail emmagasiné l3o cx>o kgm.
if
L'équation chimique de la décharge peut, selon Reynier, être formulée ainsi :
Zn + 2S03-f Aq+Pb02=;SO*Pb+Aq4-SO*Zn.
ACCUIIULATEtmS 453
Reynier fait figurer dans ces équations Aq pour signaler l'intervention indispensable de Teau, sans préjuger le nombre des molécules engagées (i, 2, 3 ).
ConUantes de l'ticcumûlateur Reynier n* i.
Surface de Télectrode positive (plomb) = 60 dcm* -— des électrodes négatives (zinc) = 5 dcm*
Poids de l'électrode positive = a,aoo kg.
— des électrodes négatives == 0,740 kg.
Force électromotrice 2,37 volts.
Résistance moyenne 0,06 ohm.
Intensité normale du courant de décharge... 5 à 7 ampères.
Intensité du courant de charge ià3 ampères.
Capacité I Après 100 h. de formation 1 00000 coulombs.
tion (
d'accumulation ( Après 200 h. de formation iSoooo coulombs.
Accumulateur de Bœttcher (i883). — Zinc-plomb peroxyde, sulfate de zinc acidulé par de Tacide acétique. E = 2,5 volts.
Acciunulateur de Sutton (1881). — Zinc-plomb amalgamé, solution de sulfate de zinc.
Suivant Sutton, le plomb amalgamé s'oxyderait plus rapidement et beaucoup plus uniformément que le plomb ordinaire.
Accumulateurs au cuivre.
Acciunulateur de Sutton (1881). — Négatif: cuivre réduit. Positif: plomb peroxyde. Solution acidulée de sulfate de cuivre.
Lorsqu'on charge cet accumulateur, le sulfate de cuivre se décompose, le cuivre se dépose sur les parois du
récipient (lequel est en cuivre), tandis que l'oxygène, se portant sur le plomb, se combine avec celui-ci pour transformer la surface de cette électrode en peroxyde de plomb.
Accumulateur de E. Rejrnier (i883). — Cet accumulateur se compose d'une lame de plomb peroxydée galvaniquement à grande surface, mise en présence d'une lame de plomb lisse dans une solution acidulée de sulfate de cuivre ; cette lame sert de conducteur et de support au cuivre libéré par le courant de charge. E = 1,26 volt.
L'équation chimique de la décharge peut, selon Reynier, se formuler ainsi :
Cu + 2S03+Aq + Pb02-SO*Pb + Aq+SO«Cu.
Reynier fait figurer dans ces équations Aq pour signaler Tintervention indispensable de Teau sans préjuger le nombre des molécules engagées (i, 2, 3 ).
Les constantes physiques de cet accumulateur sont les suivantes :
Surface de l'électrode positive (plomb) 60 dcm^
— des électrodes négatives (cuivre) 5 dcm*
Poids de l'électrode positive 2,200 kg.
— des électrodes négatives 0,700 kg.
Force électromotrice i ,26 volt
Résistance moyenne o,oG ohm
Intensité normale du courant de décharge... 5 à 7 ampères
Intensité du courant de charge ià3 ampères
Capacité ( Après 100 h. de formation. 100000 coulombs
d'accumulation \ Après 200 h. de formation. i5oooo coulombs
Accumvilateur de Arnould et de Taxnine. — Les
deux électrodes sont constituées par des rangées aller-
ACCUMULATfiURS 455
natives de fils de plomb et de fils de cuivre ; le bain se compose d'une solution saturée de sulfate de cuivre légèrement acidulée.
Accumulateurs à négatifs divers,
Accumulateurs de Rousse. — (a) Lame de tôle mince-plomb ; solution concentrée de sulfate d'ammonium.
(6) Palladium-plomb ; acide sulfurique au -jj^ . Le palladium absorbe plus de neuf cents fois son volume d'hydrogène.
(c) Lame de tôle mince-plomb recouverte de litharge ou de carbonate de plomb: solution concentrée de sulfate d'ammonium.
Acciunulateur de Sutton. — Fer-plomb amalgamé, solution de sulfate ferreux. En an^algamant le plomb l'oxydation a lieu plus rapidement et d'une manière plus uniforme.
fEj ACCUMULATEURS DIVERS
Acciunulateur de PiUeux. — Plat métallique en plomb légèrement creux, rempli d'une pâte claire de sulfate de plomb aiguisée avec de Tacide sulfurique à laquelle est superposée, avec Tintermédiaire d'un morceau de toile, une autre pâte d'oxyde de plomb combiné à du vinaigre.
Accumulateur de Aron (1882). — Plaques de
métal ou de charbon recouvertes d'une pâte formée de collodion et de peroxyde de plomb ou de plomb très divisé.
Accumulateur de Tribe (i883). — Electrodes
constituées par du peroxyde de plomb comprimé.
Acciunulateur de Fitz-Grérald (1886). — Positif: plaque entièrement constituée par du peroxyde de plomb comprimé.
Négatif: plomb spongieux aggloméré.
Ces électrodes se préparent en mélangeant de la litharge avec du chlorure, du sulfate ou du chroma te d'ammonium. On obtient ainsi une pâte qui devient ferme et cohérente au bout de quelque temps.
Le meilleur procédé consiste à mêler de Toxydc de plomb, du plomb en poudre fine et une solution d'un sel qui sera décomposée graduellement par l'oxyde, comme par exemple du sulfate d'ammonium, tandis qu'une certaine proportion d'oxyde de plomb sera transformée en sulfate de plomb. Cette masse convertie par l'électrolyse en peroxyde de plomb est ce que Fitz-Gerald a nommé lithanode.
Les plaques ainsi préparées sont plongées dans l'eau acidulée et soumises à l'action du courant électrique.
Les plaques qui. sont reliées au pôle négatif sont réduites :
PbO + H^=Pb + H=ïO;
et celles qui sont reliées au pôle positif sont peroxydées:
PbO + 0 = PbO^
Accumulateur à électrodes en charbon de D. Tonunasi (1881). — Cet accumulateur se compose d'une boîte rectangulaire de bois, enduite intérieurement d'un mastic isolant et inattaquable par l'acide sulfurique dilué. Dans Tintérieur de la boîte sont fixées des plaques en charbon aggloméré contenant de Toxyde de plomb.
On remplit cet accumulateur avec de l'eau acidulée au -~ par de Tacide sulfurique pur, puis on le charge à la façon des accumulateurs ordinaires.
Réactions chimiques :
Au pôle positif: PbO + 0=Pb02,
Au pôle négatif: PbO + H3 = H20 + Pb.
Cet accumulateur présente les avantages suivants :
V D'avoir, sous le même volume, un poids 5 à 6 fois moindre que les accumulateurs au plomb ;
2** De présenter une surface de plomb excessivement grande par rapport au poids de la plaque en charbon;
3° De pouvoir se former très rapidement, ce qui constitue une économie de temps et d'argent.
Acciunulateur de Gardener (1886). Cet accumulateur n'est qu'une modification de l'accumulateur au charbon de D. Tommasi.
Pour fabriquer les plaques de l'accumulateur Garde-» ner, on mélange des parties égales de charbon en poudre et de minium ; trois parties de ce mélange sont mélangées avec une partie de magnésie calcinée. On ajoute ensuite une quantité suffisante d'eau-mère provenant de
la fabrication du sel pour en faire une pâte, que l'on introduit dans les cavités pratiquées sur des électrodes en plomb.
Acciunulateur de Epstein (1866). — Les électrodes de cet accumulateur s'obtiennent de la façon suivante.
On môle du plomb fondu avec du peroxyde de manganèse en poudre et Ton brasse énergiquement le mélange jusqu'à refroidissement complet ; on obtient ainsi une poudre uniforme composée de petits grains.
On forme ensuite, au moyen d'un mélange de cette poudre et d'eau, une pâte que l'on soumet A la pression hydraulique, de façon à en faire des plaques régulières. Pour obtenir la solidité de ces plaques, on pratique sur leur surface un certain nombre de rainures dans lesquelles on coule du plomb fondu.
Accumvilateiir de Barrier et Tourvieille ( i883'. Cet accumulateur, que les inventeurs désignent par clectrodocky est construit avec des tubes de plomb filetés iatérieurement et extérieurement ; ces tubes entrant les uns dans les autres, et laissant un intervalle entre chacun, les filets sont remplis d'un mastic spécial ; chaque tube est porté par un couvercle en bois qui est commun à tous ; puis les tubes sont réunis alternativement ensemble! et un vase en verre ou en bois, fabriqué avec des douves provenant de tonneaux à pétrole, contient le tout.
Le mastic employé dans cet accumulateur se compose d'un mélange de litharge, de charbon en poudre et de permanganate de potasse ; le tout est trituré, mélangé au tamis, puis mêlé avec du glucose ou du sirop de
sucre, de façon à en faire une pAte. Les cylindres sont ensuite enduits intérieurement et extérieurement de cette pâte qui. aussitôt, se solidifie. Au bout d'un jour, on peut k's monter sur leurs couvercles et les mettre
immédiatement en formation.
Ce mastic est très solide et conserve sa solidité, même iprès la formation de l'accumulateur.
Accumulateur de Tamine.— Les électrodes de cet accumulateur sont constitui-es par des plaques agglomérées. Ces plaques sont obtenues de la manière suivante.
5 parties de résine ou d'un autre agglutinant, portée à Sa température de fusion, cimente, sous la pression de 3oo atmosphères environ, un mélange de 20 p. de peroxyde de plomb obtenu par voie éloctrochimique et de 75 p. de limaille de plomb, ou de morceaux de plomb affectant la forme de lames, fils, rubans, etc.
Ces derniers éléments ont surtout pour objet de donner une bonne répartition du courant dans l'intérieur de l'électrode. Chaque électrode est munie d'un gros fil de plomb, 3 mm. environ, qui a été introduit dans la plaque pendant qu'elle était à l'état de fusion. •
Tamine a réalisé, avec ses plaques agglomérées, les erses combinaisons suivantes :
îinVï ÉIECTHOLTTE
:c PbO' Acide tul/urlque 'uadii — Sut, de suiFile de linc Soi. de tuldte de CDivrc
PIsqu* flgglou
Plique BgglDinfrâï PbO' Plomb II)
Cliirbon Pla^ut ngglom^iiii: PbO* Sol. de sulfite de culirc
Chiibon — — — Sol. dt «ulfaïc ât xiiic
Plaque agglomérée PbO Plt<jue iggloinërée Pb'O' Acide aalfuriqDC «lenda
(1) Electrode en plomb du type D (Voir
1 page 454).
460 PILES ÉLECTRIQUBS
Dans cette dernière combinaison, si Ton veut que la formation se fasse sur les deux électrodes d*une façon absolument égale, le poids de la litharge PbO devra être égal à 0,6 seulement du poids du minium Pb'O^.
Accumulateur de Maloney. — Plaque poreuse d*oxyde noir de manganèse, lame de charbon et acide sulfiirique dilué.
Accumulateur de Rousse. — Lame de tôle mince, cylindre de ferro-manganèse et solution concentrée de sulfate d*ammonium.
Acciunulateur de Varley. - Cet accumulateur se compose de lames de charbon mercurisé et de lames de charbon enduites de zinc amalgamé plongées dans une solution saturée de sulfate de zinc additionnée d*acide sulfurique.
Sous Tinfluence du courant, du zinc se dépose sur le charbon enduit d'amalgame de zinc et du sulfate mercurique se précipite sur le charbon mercurisé.
Acciunulateur de Gimé (i885). — Cet accumulateur se compose d'un certain nombre de tubes de plomb perforés de fentes longitudinales, disposés en quinconce et reliés entre eux au moyen de pinces métalliques.
Les tubes sont remplis de sulfate de plomb et plongent dans de leau acidulée au ^ .
La capacité pratique de Taccumulateur est de 3ooo kgm. par kg. de plomb.
ACCUUDLATtORS
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