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SOLUTIONS SALINES I

paraît-il, brûlé (i) par l'oxygène de Tair emmagasiné dans les pores du charbon, ce qui contribue à dépolariser la pile. Ferray a analysé les gaz qui se dégagent dans ces couples et a trouvé :

10 Après une fermeture prolongée du circuit : Hydrogène. ' i

2* Au début de l'action :

~- volume d'hydrogène.

— j- de volume d*azote et d'acide carbonique.

—g- de volume d'hydrogène carboné (CH*).

Des expériences exécutées par H. Sauvage (1876) sur ces couples l'ont conduit à formuler les conclusions suivantes. %

i"* Le charbon doit être préservé de tout encrassement ou de tout dépôt propre à retarder l'absorption de l'air;

2^ La surface du charbon doit être aussi grande que possible, et la partie exposée à l'air doit être au moins égale à celle qui plonge dans le liquide ;

3^ Le charbon que l'on doit employer de préférence est le charbon de cornue en gros fragments.

(Voir Action du poussier de charbon tassé autour des électrodes en charbon, page 5i).

Chlorure de sodium.

Pile Zalivirski. — Zinc-charbon, solution de chlorure de sodium.

(1) Aucune expérience directe n'a été faite qui démontre si réellement dans ces conditions il y a combustion de Ihydrogène (D. T.).

no PILES ÉLECTRIQUES

Pile de Cauderay. — Cette pile se compose d'un cylindre creux en charbon, au milieu duquel se trouve ime lame de zinc non amalgamé, le tout plongeant dans une solution de chlorure de sodium.

Pile à chapelet de Palagi. — C'est une longue éprouvette en verre, contenant une solution de chlorure de sodium, dans laquelle plongent une lame de zinc et une chaîne composée de fragments de charbon, réunis les uns aux autres par des fils de cuivre.

Bouée électrique de Duchexnin. — Cylindre de charbon et lame de zinc fixés à un flotteur et immergés dans Teau de mer.

Réactions chimiques des piles au chlorure de sodium^: Le zinc, en présence du chlorure de sodium, décompose Teau avec dégagement d'hydrogène et formation d'oxyde de zinc, lequel se dissout dans le chlorure de sodium, en formant un chlorure double de zinc et de sodium qui se dépose à l'état cristallin.

Sels divers.

Pile de Du Moncel (i856). — Le vase poreux de cette pile contient une pâte formée de poussière de charbon et de sciure de bois, avec une solution d'azotate d'ammonium. Dans le vase extérieur, autour du vase poreux, on met une autre pâte, formée de limaille de zinc et de sciure de bois avec de l'azotate d'ammonium. Dans chaque vase plonge un fil de cuivre servant d'électrode.

Pile de Stohrer. — Zinc "«-charbon, solution d'alun. Réaction chimique : Dégagement d'hydrogène, for-

soLirTtoss SAUNES m

matîon de sulfate de zînc et d'un précipité cristallin, qui aurait pour formule, suivant Debray, 8 A1*0', 5 SO\ 35 H^O.

Pile de Bœttger (1867). — Cylindre creux en zinc,

. lequel on introduit un cylindre de charbon; on

nplit l'intervalle entre le zinc et le charbon, qui ne

loivent pas se toucher, avec un mélange légèrement

issé de sulfate de magnésium et de chlorure de sodium,

que l'on arrose avec une solution concentrée de ces

deu3£ sels.

Pile de Buchin et Tricoche I1884).

élément se compose de plusieurs charbons cylindriques et d'un zinc, le tout plongeant dans une solution de bisulfate de potassium (flg. 33).

I^ fiéactiona chimiques : Le bi-

Ifatt? de potassium, en se Spsolvant dans l'eau, se dé-

npose en sulfate neutre et

ne sulfurique, lequel, en réa-

tsant sur le zïnc, donne de

*drogène et du sulfate de

Chaque

'pile de Selmi (1867). — Zinc-cuivre, solution de Ifate de potassium. Le zinc, en forme de cylindre, t placé au fond du vase. Le cuivre, sous forme d'une le, occupe le centre de la pile et ne plonge danfe la ion que de quelques millimètres. E = i volt

lia PILES ÉLBCTBIQUES

Réactions chimiques ; i» Décomposition du sulfate de potassium en acide sulfurique et potasse ; 2* Formation du sulfate de zinc et dégagement d'hydrogène ; 3* Décomposition du sulfate de zinc par la potasse. D'où il résulte que, dans cette pile, le seul produit définitif qui se forme est de l'oxyde de zinc. Le sulfate de potassium se régénère indéfiniment, parce que la potasse mise en liberté précipite l'oxyde de zinc du sulfate, à mesure que celui-ci se forme.

Pile de Blair. — Zinc-étain, solution concentrée de carbonate de potassium. Le zinc et l'étain sont séparés par une couche de charbon de bois. Le zinc est revêtu d'une chemise en toile.

de Jourdan (1880).— Zinc-plombagine, solution de silicate de soude. Le zinc plonge dans un vase en plombagine qui sert en même temps d'électrode positive.

D'après Jourdan, cet élément aurait, à dimensions égales, la même f. é-m. et la même résistance que le couple de Callaud.

Pile de La Valette et Delaurier. — Zinc-cuivre, solution de chlorure de zinc.

Réaction chimique : Oxychlorure de zinc et hydrogène.

Pile de C. Pabst (1886). - Fer-charbon, solution de chlorure de zinc. E = i à 1,2 volt.

Cette pile (fig. 24) a pour électrodes une plaque de charbon préparée à l'oxyde de zinc et un bloc de fer ;

tous deux sont suspendus à une traverse soutenue par 11- bord supérieur du vase en verre et plongeant dans une solution de chlorure de zinc d'une composition déterminée.

Pile portative de Breton. — Mélange de poudre de zinc, de poussier de

bois et de chlorure de calcium en poudre; mélange de poudre de cuivre, de poussier de bois et de chlorure de calcium tn poudre. Chaque mi-'lange est contenu dans un sac en toile Pi^ , ,,^1^ ,- p,,,,,

enferma dans une

boite. Pour faire fonctionner cette pile, on retire les sacs de leurs boites et on les applique sur le corps

rimain. en reliant les deux sacs par un fil conducteur. Pile de Coiilier. — Vase extérieur en grès, dans son mtérieur un cylindre en zinc, à son centre un prisme de chîirbon de cornue; dans les intervalles, entre le vase rt le zinc, le zinc et le charbon, de la terre imbibée

I urine. E ^ 0,76 voit.

Pile de Torregiani (1866), — Plomb-charbon, solu- Wi de carbonate de sodium au de potassium.

Réaction chimique : Carbonate de plomb, potasse ou soude, et hydrogène.

Pile de Bartoli et Papasogli. — Charbon-platine ou or, solution saturée de carbonate de sodium. E = 0,10 à 0,17 volt.

Avec une solution d'hypochlorite de soude, E = 0,4 à 0,5 volt.

Si Ton substitue le graphite au charbon de cornue, dans rhypochlorite la f. é-m. devient égale à 0,2 volt.

Pile de Mouthiers (1867). — Zinc-charbon, solution de carbonate d'ammonium.

Réaction chimique : Le zinc se dissout avec dégagement d'hydrogène, et il se forme un précipité grenu, qui paraît être un mélange de zincate d'ammonium et de carbonate de zinc.

de Jablochkoff (1884). — Premier modèle. Cette pile se compose d'une lamelle mince en sodium, sur laquelle est appliquée une languette de cuivre amalgamé qui sert d'électrode. La lame de sodium est enveloppée dans du papier de soie et posée sur une lame de charbon très-poreux.

E = 2,5 volts environ; elle varie avec la température et l'état hygrométrique de l'air.

Réaction chimique : Sous l'influence de l'humidité de l'air le sodium s'oxyde en se transformant en soude caustique, qui s'écoule au fur et A mesure qu'elle se forme, en mettant ainsi constamment la surface du sodium à découvert.

PUe de Jablochkoff (i885). — Deuxième modèle, dit auto -accumulateur. Cette pile est constituée par

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