TRÉORIB DE LA PILE
exemple, le circuit n'étant pas fermé, il n'y a que tendance à la combinaison; si Ton ferme le circuit, le zinc s'oxyde aux dépens de la molécule d'eau la plus voisine; il y a chaleur dégagée, mais cette chaleur, à raison du peu de conductibilité du liquide^ ne peut pas se transmettre instantanément à la molécule d'hydrogène immédiatement voisine; cette chaleur va gagner la molécule la plus voisine du platine par le conducteur qui lui offre un passage pour ainsi dire instantané, et c'est aussi sur ce métal que l'hydrogène se dégage. »
t II faut donc admettre, continue Favre, que le courant passe du zinc au platine par l'arc interpolaire métallique, c'est-à-dire en suivant une direction inverse de celle que Von admet ordinairement par suite d'une convention, »
€ En définitive, l'explication proposée roulerait surtout sur le rôle d'un corps métallique bon conducteur, capable de transmettre pour ainsi dire instantanément à rhydrogène la chaleur qui lui est nécessaire pour le constituer à Tétat libre, chaleur qui ne passerait pas avec la môme vitesse de molécule à molécule élémentaire de l'eau. >
A la suite de nouvelles recherches sur les piles, Favre (1854) est arrivé aux conclusions suivantes : "
I. — L'unique source des effets calorifiques, produits par la pile, est due aux actions chimiques engendrées
par les éléments en activité.
II. — Toutes les actions chimiques qui prennent naissance dans le couple voltaïque interviennent simultanément dans la production du courant.