‹ Traité des plaies de tête et de l'encéphaliteChapitre 1 sur 27 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

La première édition de ce livre a para en i83o, et, depuis cette époque, j'ai continué à m'occuper des maladies dont il traite, j'ai eu souvent l'occasion de revoir des cas semblables à ceux que j'avais déjà observés et que j'ai fait connaître : ils n'ont pu que me confirmer dans mes opinions. Le service dont je suis chargé m'a aussi permis de recueillir plusieurs faits nouveaux dont je profiterai pour remplir quelques lacunes qui se rencontrent dans mon premier travail. Toutefois, si de nouvelles preuves m'ont paru nécessaires à l'appui des discussions auxquelles je me propose de donner plus de développement, j'éviterai avec soin d'en surcharger inutilement cette réimpression.

L'ouvrage auquel j'entreprends de remettre la main contenait, tel que je l'ai publié, assez de parties neuves pour que j'aie dû penser qu'il mériterait, même malgré de nombreuses incorrections, l'attention des lecteurs : mes espérances

\iij PRÉFACE.

Les faits en médecine forment, comme on l'a souvent répété, le dépôt de nos connaissances les plus certaines. Bien exposés, ils franchissent les temps sans jamais perdre de leur valeur : on peut en puiser dans les auteurs d'époques éloignées, et nous les rendre aussi utiles que s'ils s'étaient passés sous nos yeux. Peu de ces témoignages séculaires ont cependant pu jusqu'à présent être invoqués. Pour classer les faits, les arranger en système, et assigner à chacun d'eux le degré de confiance qu'il mérite , on doit en avoir une parfaite connaissance, en posséder tous les élémens , tous les détails indispensables à une exacte théorie de leur production : ils rendent alors nécessairement justes les conséquences qu'on en tire. L'ordre des fonctions dans l'état de santé étant connu, observer le dérangement qui y survient durant les maladies, les effets des moyens thérapeutiques opposés à ce dérangement, et, lorsque l'événement est malheureux, trouver la raison des phénomènes morbides dans l'altération des organes après la mort, c'est constater un fait pathologique.

Chaque organe a des fonctions propres, définies, et d'autres qui lui sont moins spéciales. Examinées sous ce point de vue , les fonctions 9 en général, peuvent être divisées en absolues et en relatives. Le dérangement de la fonction d'un

Page 1