PREFACE. IX
appareil donne lieu par conséquent à une double série de symptômes , les uns spéciaux et les autres sympathiques. Or, les premiers rendent seuls un fait concluant. Cette division appliquée au cerveau nous montre les fonctions absolues ou propres de cet organe dans ses relations avec les objets extérieurs, ses fonctions relatives étant partout associées aux actions du reste de l'appareil nerveux dans le tissu des organes. Dès lors, les phénomènes des lésions cérébrales ne peuvent admettre d'autre division. Mais il est des maladies qui ne s'annoncent pendant long-temps que par des symptômes vagues ou indéterminés ; il en est d'autres, quoique graves, qui ne décèlent leur existence par rien, si ce n'est par quelques mouvemens insolites et insignifians. Dans le nombre des affections qui nous laissent dans une profonde ignorance sur l'état des organes qui en sont le siège, celles des centres nerveux tiennent un des premiers rangs : on rencontre quelquefois des altérations si considérables du cerveau ou de son expansion rachidienne, qu'elles nous paraissent incompatibles avec la prolongation de la vie des sujets. Rapporter alors, comme on le fait ordinairement, la persistance des fonctions à des portions de masses nerveuses demeurées intactes, ce n'est pas rester dans les faits, car l'expérience prouve fréquemment, que la force