‹ Traité des plantes médicinales indigènes, précédé d'un cours de botanique (volume 2)Chapitre 17 sur 177 · Toutes les parties du végétal concourent à son entre · texte numérisé non relu

Toutes les parties du végétal concourent à son entre

tien; on peut donc considérer les organes de nutrition comme formant un axe tige), à l’une des extrémités duquel sont les

“parties par lesquelles se fait l'absorption des principes nutri-

tifs (racines), et à l’autre extrémité (rameaux) s'opère l'élaboration du fluide nourricier. Le point de jonction de la tige avec la souche ou les racines se nomme collet. C’est de ce point que partent, en sens inverse, les fibres descendantes ou ramifications souterraines, et les fibres montantes ou ramifications aériennes. |

. Les organes de la nutrition sont les racines, la tige, les bourgeons, les feuilles. Il y a de plus des organes accessoires qui feront le sujet d’un cinquième paragraphe.

Souche et racine.

9. Pour certains botanistes, toute la partie du végétal qui s'enfonce dans le sol se nomme racine; pour d’autres, au contraire, il faut distinguer en elle : la souche, c'est-à-dire la continuation souterraine de la tige; les racines, ou les organes appendiculaires de la souche. Cette distinction, quoique très importante, ne sera pas observée 1ci, afin de simplifier autant que possible notre travail; il nous suffit seulement de prévenir le lecteur que les caractères que nous donnons plus loin des racines peuvent s'appliquer, dans la plupart des cas, aux souches, puisque la Carotte, par exemple, est ou une souche ou une racine pivotante, selon les conventions. .

Quoi qu'il en soit, la racine a pour but de fixer la plante au sol et d'y puiser les fluides nécessaires à son entretien. Elle

se divise en corps ou souche, eten fibrilles ou chevelu. Le corps

de la racine soutient la tige ; les fibrilles servent de sucoirs, parce qu'elles sont munies à leur extrémité de houppes ou spongioles, qui sont de véritables bouches absorbantes.

A, La souche s'appelle plus spécialement rhizôme, lorsqu'elle rampe ou s'étale horizontalement dans la terre, comme celle de l’Iris (pl. 11, 8).

B. La structure des racines est due à des faisceaux de fibres réunis entre eux, comme dans la tige. Mais souvent il se forme, au milieu de leur tissu, des dépôts de fécule qui prennent le nom de tubercules.

Les racines ne produisent normalement ni bourgeons ni feuilles; mais dans beaucoup de plantes, par l'emploi des moyens artificiels, elles émettent de tous les points de leur ” surface des bourgeons qui multiplient l'individu.

10. Indiquons maintenant les principaux caractères des racines, tirés de leurs formes, composition, structure, consistance, durée.

A. Arrondie, conique, fusiforme. Ces mots n'ont pas besoin d'explication. ,

B. Noueuse, quand les fibrilles se renflent de distance en distance [Filipendule, pl. 1, 3).

C. Fibreuse, composée de filets minces, allongés, peu ou point rameux (Paturin, pl. 1, 2).

D. Pivotante, conique et s’enfonçant perpendiculairement dans la terre (Carotte, pl. 1, 1).

E. Napiforme, en forme de toupie (Radis, pl, 1, 5).

F. Tubéreuse, quand le faisceau se compose de fibres très renflées à leur milieu (Dahlia, pl. 1, 4).

G. Simple, qui n'a qu’un seul corps (Carotte, pl. 1, 1).

Ff. Rameuse ou composée, divisée en branches qui ellesmêmes 8e ramifient (Orme, pl. 1, 6).

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