I. Ligneuse, dure comme du bois (Chêne
J. Charnue, grosse et tendre (Betterave).
K. Bulbeuse, formée d'écailles charnues qui se recouvrent les unes les autres et forment un bulbe (Ognon, pl. 1, 7).
L T'uberculeuse, renflée en tubercules plus où moïns volu-
mineux, de formes variées (Pomme de terre, Orchis mâle, pl. 1, 8).
M. Annuelle, qui périt chaque année.
N. Bisannuelle, qui dure deux ans.
O. Vivace, qui persiste pendant plusieurs années.
Tige.
14. Latige est la partie du végétal qui s'élève de terre et qui porte les feuilles et les fleurs. La tigé existe dans toutes les plantes; mais dans quelques-unes elle est si peu développée ou si courte, qu'on la distingue à peine de la souche ou racine, avec laquelle elle se confond au collet.
Les tiges varient extrêmement de consistance, de grandeur et de structure; c’est même à cela qu'elles doivent d’avoir servi de base à une classification des plantes, dont il reste les notions suivantes, très importantes à connaître :
A. Les herbes sont des plantes dont la tige est tout-à-fait herbacée.
B. Les sous-arbrisseaux sont celles dont la tige est rameuse, et les rameaux herbacés.
C. Les arbustes ont la tige complétement ligneuse, ramifiée dès sa base et peu élevée.
D. Les arbrisseaux ont la tige ligneuse et ramifiée dès la base, s’élevant à une hauteur quelquefois assez considérable et portant des bourgeons écailleux.
E. Les arbres ont un tronc ou un stipe non ramifié à la base. |
42. Sous le rapport de leur structure, les tiges présentent des différences encore plus marquées :
À. Le chawme est une tige herbacée ou ligneuse, simple, creuse, qui offre de distance en distance des nœuds pleins d’où naissent des feuilles engaînantes (Orge, Blé, Avoine, pl. 1,9).
B. On appelle tronc la tige formée de plusieurs couches concentriques semblables à des cônes ou cornets emboîtés les uns dans les autres, et plus ou moins soudés ensemble(p/.1, 10). Il offre trois parties distinctes : 1° le canal médullaire, espèce d’étui central qui renferme un tissu léger et spongieux, ap-
pelé moelle; 2° les couches ligneuses, formées par les cônes con-
. centriques, dont le nombre varie suivant l'âge du végétal {car il s’en forme un nouveau chaque année), et dont la dureté est d'autant plus grande qu'on les examine plus près du canal médullaire ; 3° l'écorce, qui ne diffère des parties précédentes que par une consistance moindre.
Il faut distinguer encore dans le tronc : le bois, constitué par les couches ligneuses centrales ; l'aubier, dû aux couches plus tendres qui avoisinent l'écorce; le liber, couches intérieures de l'écorce. — Le tronc est la tige de tous les arbres dicotylédonés de nos forêts et de nos vergers.
C. On donne le nom de stipe à la tige des végétaux monocotylédonés. Le stipe diffère du tronc en ce qu’il est dépourvu de canal médullaire, et que le corps ligneux est composé de faisceaux vasculaires épars dans une masse utriculaire, sans apparence de couches emboîtées les unes dans les autres (pl. w, 11). Chaque faisceau se compose de vaisseaux spiraux, de tubes fibreux, de vaisseaux lacticifères et de tissu utriculaire : c'est une masse homogène dans laquelle la moelle est uniformément répandue, et dont l'écorce est peu distincte.
D. La tige des Fougères de grande dimension constitue extérieurement un véritable stipe; mais intérieurement elle en diffère tout-à-fait {pl. 1, 12). Ces plantes n'appartiennent ni aux Dicotylédones, ni aux Monocotylédones ; mais ellesse rapportent à l'embranchement des Acotylédones, et c'est pour cette raison que nous parlons de leur tige. Celle-ci est marquée, à l'extérieur, d'espèces d'empreintes de formes très variées, qui sont les cicatrices des feuilles. Leur coupe transversale offre un grand nombre de lignes noires formant des figures bizarres, qui cependant se reproduisent avec une certaine régularité, lesquelles, par leur rapprochement, constituent une couche circulaire vers la partie extérieure. Ces lignes noires, qui ne sont autre chose que le bois, s'étendent perpendiculairement dans toute l'étendue de la tige; l'intérieur du cercle qu’elles forment est occupé par du tissu utriculaire ; l’extérieur est composé d'un tissu plus dur.
E. Ilest plusieurs autres plantes dont la tige s'éloigne des
types que nous venons de décrire; mais il n’est pas de notre objet de nous y arrêter. — Terminons en disant que la hampe est une sorte de pédoncule ressemblant à une tige, mais qui ne porte pas de feuilles, comme dans la primevere.
13. Latige reçoit différentes qualifications, selon sa forme, sa composition, sa direction, sa consistance, l’état de sa surface, etc.
A. Aplatie, anguleuse, cylindrique. Le sens de ces mots est compris. 3
B. Simple, sans ramification.