L’inflorescence se distingue en indéfinie, en terminale
et en mixte. — L'inflorescence est indéfinie lorsque « l'axe pri-
ire, au lieu ide se terminer par une fleur, s’allonge indéfi-
-niment et ne fleurit que par l'intermédiaire des axes secon- + .
daires de divers degrés, nés à l'aisselle de ses feuilles ou de ses bractées.» Dans cette inflorescence, qui est encore connue sous le nom d'axillaire, les fleurs sont pédonculées ou sessiles, c'est-à-dire pourvues ou privées de pédoncule
Voici la définition des principales infloreseences pédonculées :
A. Ge. Les axes secondaires naissent le long de l'axe primitif et sontà peu près égaux (Épine-Vinette, pl. vu, l). La grappe est quelquefois composée, comme dans le Marrôf nier d'Inde.
B. Corymbe. Lcs axes secondaires, plus ou moins inégaux, naissent à différentes hauteurs de l’axe primaire, mais les inférieurs fleurissent à peu près au niveau des supérieurs; en d'autres termes, les fleurs en corymbe sont portées sur des pédoncules qui atteignent la même hauteur, quoique partant de points différents (Tanaisie, pl. vin, 2).
C. Ombelle. Les axes secondaires, à peu près égaux entre eux, sont ramassés sur un même plan et s'élèvent à la même hauteur en divergeant comme les baguettes d’un parasol(Cerisier, pl. vur, 3).
D. Ombelle composée. Les axes secondaires, au deu dese # terminer par une fleur, émettent chacun plusieurs axes tertiuires; ceux-ci sont disposés comme les axes secondaires « lombelle simple, et conséquemment donnent lieu à autant d'ombelles, appelées ombellules, qu'il y a d’axes sécondaigEs (pl. vur, 4). $
E. Sertule. Cette inflorescence est la même que l’ombelle + simple. L
.F. Panicule.. L'axe primaire, qui est plus ou moins long, porte des axes secondaires ramifiés et d'autant plus courts qu'als sont plus supérieurs. Les fleurs sont éparses sur des pédoncules plus ou moins divisés (Vigne, Marronnier d'Inde, Oseille). 7 “ G. Thyrse. C'est un panicule dont les rameaux de la partie moyenne sont les plus grands (Lilas).
82. Les inflorescences Sessiles sont les suivantes : » A. Épi. Fleurs non pédonculées où à peu Prés Us FN
en tous sens sur un axe primaire allongé | Bouillon blane, pl. vu, 5). |
B. Épi composé. Celui dont les axes secondaires, au lieude fleurir, émettent chacun un petit épi, appelé épillet (Froment, pl. vu, 6).
C. Chaton. Assemblage de fleurs unisexuées, sessiles ou à peu près, sur un axe commun, et qui tombent sans se désunir après la floraison ; sorte d'épi dont l'axe, articulé à sa base, tombe tout d’une pièce (fleurs mâles du Noyer).
D. Spadice. Assemblage de fleurs entourées d'une spathe et sessiles sur un pédoncule commun ; sorte d’épi dont l'axe, épais et charnu, est recouvert de fleurs unisexuées et ordinairement privées d'enveloppes florales {Gouet, pl. 1v, 7).
E. Cone. Sorte de chaton dans lequel les écailles ou bractées qui accompagnent les fleurs femelles sont plus grandes que ces fleurs, persistantes et souvent ligneuses (Pin, Cyprès, pli, 22). .
F. Capitule ou tête. Assemblage de fleurs nombreuses et sessiles au sommet du rameau; l'axe primaire est déprimé, élargi à son extrémité, et les fleurs sont disposées en tête globuleuse sur un réceptacle commun {Immortelle, pl. vu, 7).
G. Sycone. Inflorescence singulière dans laquelle des fleurs
umsexuées sont placées à la surface supérieure d’un réceptacle plane, ou concave et clos, qui devient charnu et prend beaucoup de développement (Dorstenia, pl. vi, 8). " 55. L'inflorescence terminale ou définie est celle dans laquelle l'axe primaire se termine par une fleur, et dont le développement s'arrête là. Elle recoit le nom générique de Cyme. Elle imite les inflorescences indéfinies, mais elle présente pour caractere spécial la terminaison de tous les axes par une fleur. Voici ses principales espèces :
À. Cyme-dichotome. Divisée plusieurs fois en deux branches (Petite-Centaurée, pl. vu, 10 : a. fleur terminale de l'axe primaire; b. fleur terminale de l'axe secondaire: e. fleur terminale de l'axe tertiaire.
Cyme-corymbe (Aubépine, pl. vi, 11).
.… Cyme-ombelle [(Grande-Chélidoine, pl vr, 12). gré e *
Cyme scorpiorde (Myosotis, pl. vu, 13). Elle représente une sorte de grappe unilatérale et définie, résultant de l'avortement constant d’un des deux rameaux latéraux; grappe roulée en crosse à son extrémité, dont les fleurs n’occupent que le côté convexe et représentent les terminaisons des axes successifs.
Caractères généraux de la fleur.
84. Considérées sous le rapport de leur composition, de la disposition et du nombre de leurs organes sexuels, etc., les fleurs reçoivent des qualifications nombreuses que nous devons faire connaître maintenant. |
A. Complète, possédant calice, corolle, étamines et pistil.
B. Incomplète, manquant d’une ou plusieurs de ces parties.
C. Simple, qui n’a que le nombre de pétales qu’elle doit avoir dans l’état naturel.
D. Composée, qui résulte de plusieurs petites fleurs appelées fleurons, réunies sur un réceptacle commun (V. les Synanthérées).
E. Hermaphrodite, réunissant étamines et pistil (staminopistillée) dans les mêmes enveloppes florales.
F. Unisexuée ou unisexæuelle, contenant exclusivement des étamines ou des pistils; dans le premier cas, elle est staminée; dans le second cas, pistillée. f
G. Neutre Où stérile, sans organes sexuels.
H. Monoiques. Fleurs mâles et fleurs femelles dans destenveloppes séparées, mais réunies sur le même individu.
Dioiques. Fleurs mâles et fleurs femelles séparées sur des individus différents.
J. Polygames. Fleurs unisexuées et fleurs hermaphrodites réunies.
K. #Honandre, qui n’a qu'une seule étamine.
L Diandre, triandre, ete., qui présente deux, trois étamines, etc.
M. Apétale, qui n'a qu'un périanthe simple ou une seule enveloppe florale. Cette enveloppe est appelée calice, lors même qu'elle est pétaloïde et colorée. bi 7
N. Nue, qui n’a ni calice ni corolle.
Les autres épithètes qualificatives des fleurs ont été énoncées plus haut (48, 49).