‹ Traité des plantes médicinales indigènes, précédé d'un cours de botanique (volume 2)Chapitre 27 sur 177 · PHYSIOLOGIE VÉGÉTALE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE VÉGÉTALE

55. Pourvues d'organes et douées de vie, les plantes exécutent nécessairement des fonctions. Or ce sont ces fonctions, ces actes vitaux que nous devons étudier en ce moment.

Les végétaux diffèrent essentiellement des animaux en ce qu’ils sont privés de la faculté de sentir et de se mouvoir. Est-ce à dire cependant qu'ils soient dépourvus de toute espèce de sensibilité? Non, sans doute, car la Belle-de-Nuit qui ferme sa corolle le matin pour l’ouvrir le soir; car la Sensitive, qui abaisse subitement toutes ses folioles à l’occasion de la moindre influence extérieure, comme un peu de vent, le passage d'un nuage, le toucher le plus délicat, etc., nous prouvent le contrairechaque jour. Il y a mieux: c'estque cette dernière plante, soumise à l’action du chloroforme, devient insensible et n'est plus impressionnée par ces influences, ainsi queM. Bretonneau, de Tours, l'a démontré dans ses expériences. Toutefois, il n’y a au fond rien de comparable entre cette irritabilité organique, obscure des végétaux et la sensibilité percevante, raisonnée, qui préside aux fonctions de relation chez les êtres du règne animal, fonctions qui manquent d’ailleurs complétement chez les premiers. Mais cela n'empêche point d'admettre que la force vitale qui régit les fonctions des plantes a pour principe l'irritabilité, et que les actions purement physiques ou chimiques n’existent pas vraisemblablement.

Dans le règne végétal nous ne trouvons que deux ordres de fonctions : 1° celles de nutrition; 2° celles de reproduction.

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