Le stipe (42, C) s'accroît en diametre et en hauteur
PHYSIOLOGIE. 43 sans offrir les zônes ou couches superposées que nous venons d'étudier. Voici le mécanisme de cet accroissement. Le palmier, par exemple, naissant d’une graine qui vient à germer, offre une tige à peine ébauchée, qui, pendant plusieurs années, ne croît presque pas. C'est une sorte de plateau aplati dont toute la surface est couverte de feuilles, lesquelles sont d'autant plus anciennes qu’elles sont plus extérieures. Un bourgeon terminal occupe le sommet dont il est la continuation, et qui tend sans cesse à s’allonger par lui. Les feuilles confondent leur parenchyme avee celui de la tige; à mesure qu’elles apparaissent et se séparent de la masse celluleuse génératrice, elles repoussent en dehors, par une force centrifuge, celles qui s'étaient montrées avant elles ; et après avoir occupé successivement le sommet du mamelon celluleux, elles finissent par devenir latérales et tendent sans cesse à être rejetées de plus en plus en dehors par les feuilles qui partent du mamelon terminal. Done un seul bourgeon, celui du sommet (il n'yena pas à l'asselle des feuilles), est le point de départ de tous les phénomènes d'accroissement des Monocotylédonés : aussi leur tige ligneusce est-elle toujours simple et d'une croissance lente ; aussi le palmier meurt-il très souvent quand on retranche son bouton terminal.