‹ Traité des plantes médicinales indigènes, précédé d'un cours de botanique (volume 2)Chapitre 44 sur 177 · TABLEAU DU SYSTÈME DE LINNÉ · texte numérisé non relu

TABLEAU DU SYSTÈME DE LINNÉ

1re classe. 1 étamine | Hippuris). . . . . . . *. . MonAnpri. 26 — 2 étamines | Véronique). . . . . . . DIANDRIE. 3° — 8 étamines | Blé, Orge]. .. * . 4, . . : TRIANDRIE. 4e —— 4 étamines [Scabieuse]. . . ., ,... . . TÉTRANDRIE. 5e — 5 étamines [Belladone). . . . . . .… .- . PENTANDRIE. 6% Géfamunes LTolipel4se.. :::. . :.,,. : HEXANDRIE. 7e — 7 étamines [Marronnier d'Inde}. 4 . . . . HEPTANDRIE. 8e — 8 étamines { Oscille). I NRTTON ROSE or O0PANDRE: 9e * — 9 étamines [Rhubarbe]. . , ©. . . : . . ENNÉANDRIE. 10€.— 10 étamines |{ Œillet}. . . DÉCANDRIE.

112 — 12 étamines {Réséda). . + + + DODÉCANDRIE. 126 — Plus de vingt étamines insérées sur le calice Fees tu Gp À LE . + ICOSANDRIE.

13° — Plus de 20 étamines insérées AI ovaire | Payot. POLYANDRIE. 14° — 4 étamines dont 2 plus longues que les deux au tres tDietale LEE Ur à : . DIDYNAMIE.

152 — 6 étamines, 4 plus grandes et 2 plus dettes tétén. Giréfiéeh tit ER AT NA ER EONT S RER ADN ANTÉ 16€ — Nombre variable d’étamines soudées en un seul tube par leurs filets (Mauve). . . .. . . MONADELPHIE, 17€ — Etamines soudées par leurs filets en 2 corps distincts | Fumeterre}. 22 RO RSTE. DMDELPHIE, 18€ — Etamines réunies par leurs filets en 3 ou en plusieurs faisceaux {[Oranger). . . . . . POLYADELPHIE, 19€ — Anthères soudés en un tube, les filets restant distincts | Chardons). ET. Ah .. SYNGÉNÉSIE.

20° — Etamines soudées en un seul corps avec É pistil [Orchidées |... 7. : LANATE ee TPECE GTERANEETS 21° — Fleurs mâles et fleurs femelles distinctes, mais réunies sur le même individu {Ricin]. : . . . Monœcig. 22€ — Fleurs mâles et fleurs femelles existant sur deux individus séparés (Saule|. ‘. . . . . . Diæcr. 23 — Fleurs hermaphrodites, fleurs mâles et fleurs fe-

mélles réunies sur un même individu ou sur des *

pieds différents | Paritaire}. . . . . . . . POLYGAMIE.

242 classe, Plantes dont les organes reproducteurs s’éloignent du type des plantes à fleurs proprement dites { Champignons, ete.]. . . . , , . . CRYPTOGAMIE. Les classes de ce système, établies, comme l’on voit, d'après les étamines, se partagent ensuite en ordres, d'après le pistil, pour les treize premières. Ainsi, une plante d’une de ces treize classes est du 1% ordre si elle a un seul style; du 2° ordre, si elle en a deux, et ainsi de suite. Or, ces ordres sont appelés :

1% orDRE. Monogynie. . : . . . . . 1 style.

2 — Digynie.. . .., MEN NONSETIeS 3 — Frigynie. .°: " MMPMMNMONSTTIeE 4 :— " Tétragynie. . . . .". .". 4'styles.

Be — Pentagynie: :... 0. 2775 styles:

Les ordres des classes suivantes sont basés sur la forme de l'ovaire et du fruit; sur le nombre des étamines soudées par leurs filets en un seul corps, d’où les expressions de triandres, tétrandres, pentandres, ete.; sur le mélange des fleurs mâles, femelles et neutres, survenu par suite d’avortements staminaux, et qui est constant pour la 19° classe; sur le nombre des étamines soudées avec le pistil pour la 206, ete.

La classification de Linné excita un véritable enthousiasme : elle fut la seule suivie pendant près d'un siècle; aujourd'hui elle est encore très en honneur en Allemagne, quoiqu'on lui reproche de réunir souvent des plantes disparates et de placer dans des groupes différents des espèces très ressemblantes, outre que l'avortement ou la perte de quelques étamines rend souvent le classement de certaines plantes très incertain. Ces considérations engagérent done les naturalistes à chercher une méthode qui fût basée sur des fondements encore plus solides, et c’est alors que Laurent de Jussieuétablit celle dont nous allons nous occuper maintenant.

Classification de A.-L. de Jussieu.

121. Ce célèbre botaniste publia sa Méthode naturelle en 1789. I l'établit en comparant, non pas un seul ou quelques organes, mais toutes les parties du végétal, surtout en chot-

sissant les caractères de ses divisions fondamentales dans les organes les plus importants. C’est ainsique, dans ce système, la plantale, dernier but de la végétation, et le plus important, puisqu'il conserve la vie de l'espèce, la plantule, disons-nous, occupe le premier rang. Le second rang appartient aux organes qui concourent à sa formation [étamines et pistil), considérés dans leur mutuel rapport. Viennent ensuite les organes qui protégent la fécondation et son produit, sans la déterminer; puis les autres parties tant de la fleur que du fruit et de la graine; puis arrivent les modifications secondaires des organes essentiels eux-mêmes; considérés isolément, et enfin, mais relégués au dernier rang, parce qu'ils ne concourent qu'à la vie individuelle, les organes de la nutrition.

Dans la méthode de Jussieu, les végétaux forment d’abord trois embranchements :

1° Les Acotylédones, ou ceux qui sont dépourvues d’embryon, de cotylédon;

2° Les Monocotylédones, qui n’ont qu'un seul cotylédon;

3° Les Dicotylédones, qui possèdent deux ou plusieurs cotylédons.

122. Ces divisions fondamentales comprennent quinze classes ainsi réparties : une dans les Acotylédones; trois dans les Monocotylédones, et onze dans les Dicotylédones.

1" crasse. Elle est formée par le premier embranchement. Acotylédones.

Les 2°, 3° et 4° classes appartiennent aux monocotylédones et se distinguent à l'insertion des étamines, comme suit :

2° crasse. Monocotylédones, étamines Aypogynes. 3 — Monocotylédones, étamines périgynes.

4 — Monocotylédones, étamines épigynes.

Aux dicotylédones appartiennent les onze dernières classes, basées sur la composition de la corolle, l'insertion des étamines, la liberté ou la réunion des anthères, la séparation des organes sexuels, ainsi qu'il suit :

5° cuasse. Dicotylédones apétales, étamines épigynes. 6 — Dicotylédones apétales, étamines périgynes. 1° — Dicotylédones apétales, étamines hypogynes.

La division est la même pour les monopétales; seulement, comme dans ces plantes les étamines sont soudées au tube de la corolle, c'est celle-ci qui est prise en considération.

S° cLasse. Dicotylédones monopétales, corolle kypogyne.

9% — Dicotylédones monopétales, corolle périgyne. 10° — Dicotylédones Monge lAeE corolle épigyne, an-

thères soudées.

Les monopétales ave forment deux classes : dans l’une, la 10°, les anthères sont réunies ; dans l’autre, la 11°, elles sont distinctes.

11° cLasse. Dicotylédones monopétales épigynes, anthères libres.

12° crasse. Dicotylédones polypétales, étamines épigynes.

13® — Dicotylédones polypétales, étamines Aypogynes.

EE —% Dicotylédones polypétales, étamines périgynes,

or — Dicotylédones polypétales, unisexées ou diclines.

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