TABLEAU DE LA MÉTHODE DE JUSSIEU
Classes.
ACOTYLÉDONES. Pt. ... . . Le AcoxtEÉooNR Étamines hypogynes. . II, MOXOHYPOGYNIE.
MONOCOTYLÉDONÉS, À == périgynes. . III. MONOPÉRIGYNIE.
épigynes, . . IV. MONOÉPIGYNIS. re Etamines épigynes. . -. . V. EPISTAMINIE. PÉTALES. . . + , ‘ 1 périgynes. . . . VI. PÉRISTAMINIS.
APÉTALIE. . . par hypogynes. . « VI HyPosTrANINI.
Corolle hypogyne. . . . VIII. HyxroCOROLLIE.
2 périgyne. . . . . . IX. PÉRICOROLLIE.
Moxorérages, | — épigyne | ÉricoroLLrE | {/ MoxorÉrAuRE, Anthères réunies. . . X. SYNANTHÉRIE. 1 épigyne | ÉriCOROLLIE | Anthères distinctes. . XI. CORYSANTHÉRIS.
ARS HRDONES.
p Étamines épigynes. . . . XII. EPrrÉTALIE.
OLYPÉTALES, :
hypogynes. . . XII]. HyYPoPÉrALIE.
POLY PÉTALIE. à bn / périgynes. . . , XIV. PÉRIPÉTALIE.
\ DICLINES JIRRÉGULIÈRESs . . ss . « . XV. DICLINIE.
Classification de Ach. Richard.
125. Les principes qui servent de base à la méthode des familles naturelles de Jussieu ont été respectés jusqu'ici; mais des modifications importantes ont dû être introduites dans l'arrangement, dans la classification des familles, et l'ont été par de Candolle, Ad. de Jussieu, A. Richard. Comme nous
‘suivons la marche adoptée par ce dernier botaniste dans l’exposition des caractères des familles, nous devons indiquer ici sa Classification. |
« Nous avons adopté, dit Richard, les trois grands embranchements du règne végétal : 1° les Inembryonés ou Acotylédones ; 2° les Monocotylédones ; 3° les Dicotylédones.
« Nous divisons Les INEMBRYONÉS en deux grandes classes : 1°les Amphygènes, privés, en général, d’axe, et s’accroissant par toute leur périphérie; 2° les Acrogènes, pourvus d'un axe et s’accroissant par leurs deux extrémités.
“ Les MonocoTYLÉDONES nous présenteront d'abord deux grandes séries, celles dont les graines sont privées d’endosperme, et celles qui, au contraire, en sont pourvues. Nous aurons aussi les monocotylédons endospermés et les monocotylédons exendospermés.
« Chacune de ces deux divisions est ensuite partagée en deux classes, suivant que l'ovaire est libre, ou suivant qu'il est adhérent.
« Dans le troisième embranchement, celui des DicoryLépo- NÉS, j'admets aussi les trois grandes divisions établies par Jussieu : l° les Apétales ; 2° les Gamopétales; 3° les Polypétales.
« Nous partageons les Apétales en deux divisions prineipales : 1° les Apétales diclines ; 2° les Apétales hermaphrodites.
« Les apétales diclines sont ensuite divisées en 1° Diclines amentifères ou en chatons ; 2° Diclines sans chatons, et chacune de ces grandes tribus se partage en deux classes, suivant que l'ovaire est libre ou adhérent.
« Pour les familles gamopétales, nous avons d’abord formé des groupes principaux : les Supérovariés et les Inférovariés. Puis les Supérovariées ont été partagées en quatre classes :
1° les Supérovariées isostémonées, à corolle régulière, à élamines
‘alternes ; 2° les Supérovariées anisostémonées, à corolle irrégulière; 3° les Supérovariées isostémonées, à corolle régulière, à étamines opposées ; 4° les Supérovariées anisostémonées, à corolle régulière. Enfin, les Gamopétales inférovariées constituent une cinquième classe.
« Quant à la classification des Polypétales, nous avons adopté en grande partie l'ordre indiqué par Ad. de Jussieu, en donnant une grande importance à la position des trophospermes aæiles, pariétaux où centraux.
« Nous commençons d'abord par former des groupes primordiaux : le premier comprend toutes les familles polypétales à insertion vraiment hypogynique ; le second, celles où elle est périgynique, en y réunissant le petit nombre de familles où l'ovaire étant infère, l'insertion est en réalité épigynique. Maintenant chacun de ces deux groupes primaires a été divisé en trois classes, d'après la position axile, pariétale ou centrale des trophospermes. »
La classification dont nous venons d'exposer les bases comprend vingt classes, au lieu de quinze que renferme celle de Jussieu. Elle offre de graves inconvénients, que reconnaît tout le premier son auteur, tels que le peu d'uniformité de ses caractères pris pour base des classes dans les deux grands embranchements embryonés ; mais il à été impossible de les éviter, et l’on arrive de plus en plus à cette conviction, que les mêmes organes, les mêmes caractères ne peuvent pas être employés pour toutes les classes, ainsi que le célèbre auteur du Genera plantarum l'avait fait pour l'insertion des étamines.