‹ Traité des plantes médicinales indigènes, précédé d'un cours de botanique (volume 2)Chapitre 59 sur 177 · L. cINNAMOMUM [L. cannellier|. Plante de l’ile de Ceylan · texte numérisé non relu

L. cINNAMOMUM [L. cannellier|. Plante de l’ile de Ceylan

L. sAssAFRAS. Fleurs dioiques, jaunâtres; 9 étamines et pistil avorté dans

les mâles; ovaire allongé et étamines avortées dans les femelles. — Arbre de l'Amérique qui peut se*@ultiver sous notre climat. & a, ” :

L. CAMPHORA [Laurier à camphre). Fleurs hermaphrodites ; 15 ines.

Arbre de l'Inde.

178. Usages. — Toutes ces plantes contiennent une Taie volatile aromatique qui leur communique l'odeur suave, quelquefois forte et pénétrante, la saveur chaude et âcre qu'on leur connaît. — Le Laurier, qui a reçu le nom de Nobilis, en souvenir de la métamorphose de Daphné en ce bel arbuste, servait dans l'antiquité à couronner le front des poètes et des triomphateurs ; on le plantait aux portes et autour des palais des empereurs romains, depuis que César en avait ceint son

front chauve. De nos Jours encore, c’est avec le Laurier que l’on tresse les couronnes destinées à récompenser les jeunes aspirants, et les mots bachelier, baccalauréat dérivent de l'usage de couronner les élèves avec le Laurier garni de ses baies (baccæ laureæ). — Le L. Cannellier, originaire de Ceylan, fournit la cannelle, ainsi que l'indique son nom. — Le L. Camphrier, arbre qui croît dans les contrées les plus orientales de.l'Inde, donne en abondance du camphre lorsqu'on le distille à l’eau chaude. — Le L. Sassafras est sudorifique. — Il est une grande quantité d’autres espèces, toutes exotiques, dont 1l est inutile de parler ici. La plupart de ces végétaux servent de condiments ou épices, et plusieurs sont l'objet d'un commerce considérable, tels que la cannelle, la muscade. Ajoutons enfin que leurs fruits renferment dans leur pulpe une huile fixe, comme dans le L. Avocatier, le L. Nobilis, lé L. Litsæa, le Raventzara.

Neuvième classe.

Dicotylédones apétales hermaphrodites.

$ I. Ovaire adhérent.

30° Famille — ARISTOLOCHIACÉES.

(PL. XIV, 3. Arisloloche ronde : a. sommité de la plante; 0, fle :r séparée de grandeur naturelle ; c. organes sexuels; d. capsule ; e. coupe de la capsule; f. graine.)

179. Ce groupe se compose de végétaux herbacés ou frutescents, volubiles, portant des feuilles alternes sans stipules, et des fleurs axillaires de formes anomales. Le périanthe simple ou calice est tantôt régulier, à 3 divisions valvaires, “tantôt irrégulier, tubuleux, formant une languette d’une figure très variée ; de 6 à 12 étamines épigynes, libres et distinctes, où soudées avec le style et le stismate, formant une sorte de mamelon épigyne, sur les côtés duquel se voient les anthères, et, au sommet, de petits lobes considérés comme les stigmates. Ovaire pluriovulaire, multiovulé, adhérent au tube calicinal. Capsules à 6 loges polyspermes. — Deux genres :

À. ARISTOLOCHE {| Aristolochia). Calice tubuleux, renflé à sa

base, irrégulier, limbe évasé, ou coupé obliquement et prolongé en languette d’un côté ; 6 étamines soudées avec le style et le stigmate; capsule à 6 côtés et à 6 loges polyspermes.

ARISTOLOCHIA CLEMATIS [À. Clématite) (pl. xxx V1, 2). Tige simple, anguleuse ; feuilles pétiolées ; fleurs d’un jaune pâle ; odeur forte.

A. ROTUNDA [4. ronde) [pl. x1v, 3). Tige un peu rameuse ; v— sessiles.

À. SERPENTARIA [(Serpentaire de Virginie). Plante de l’ Amérique ord.

B. Asarer (Asarum). Calice campanulé à3 divisions et 6 angles ; 10 ou 12 étamines non soudées, incluses ; style court à 6 angles arrondis, stigmate en 6 lobes ; capsule à 6 loges.

A. EUROPÆUM [Asaret, Cabaret} (pl. Lv, 3). Fleurs d’un rouge noirâtre.

180. Usages. — Les propriétés actives de ces plantes résident dans la racine, qui possède une saveur amère, un peu âcre ; qui agit comme stimulante, et, à dose plus forte, comme émétique, etc.

SIT. Ovaire libre.

31e Famille. — DAPHNACÉES.

{ PI, x1Y, 4. Daphné Bois-gentil : a. sommité d’une branche et groupe de fleurs; à, fleur ouverte montrant les étamines et le pistil ; c. coupe du pistil ; d, fruit.)

181. Arbustes, ou arbrisseaux, plus rarement plantes herbacées, dont les feuilles sont alternes, entières, souvent per- sistantes ; les fleurs terminales, ou axillaires, disposées en sertules ou en épis, d'autres fois solitaires ou réunies plusieurs ensembleàl’aisselle des feuilles. Calice monosépale, ordinairement pétaloïde et coloré, tubuleux, à 4 ou 5 divisions ; en gt néral, 8 étamines, disposées sur deux rangs, et inséré la paroi interne du calice, sans filets ; quelquefois 4 ou même 2., Ovaire libre, à 1 seule loge uniovulée; style et stigmaäïte simples. Akène ou petite drupe monosperme. — Deux genres.

Cette petite famille est très voisine : l°des Éléaginées, dans laquelle se trouve l’Argousier rhamnoïde, arbrisseau épineux, cultivé pour former des haies ; 2° des Santalacées, dont le genre principal est le Santal, bois aromatique emploÿé dans l'ébénisterie et la parfumerie.

A. DapxNÉ |Daphne). Calice pétaloïde coloré, tubuleux, subcampanulé, à 4 divisions ; 8 étamines presque sessiles et incluses; style court, stigmate hémisphérique ; drupe globuleuse monosperme.

DAPHNE MEZEREUM (Daphné Bois-gentil| (pl. XIV, 4). Fleurs rouges.

D. cxipum [D. Garou) (pl. z1x, 2). Fleurs en panicule terminale. D. FAureoa. Fleurs d’un jaune verdâtre.

B. SreLLère (Stellera). Calice tubuleux, à 4 divisions ; 8 éta-

mines ; style court. Fruit : coque dure, luisante, terminée en bec crochu.

STELLERA PASSERINA ([Herbe-à-l'Hirondelle|. Fleurs blanchâtres.

182. Les Daphnacées sont des plantes âcres et vénéneuses, qui ont d'ailleurs entre elles une grande analogie de forme et d'organisation florale.

32° Famille. — POLYGONACÉES.

PI, x1v, 5. Polygonum-Poivreed’eau : a. sommité d’une tige; 6, fleur ouverte ; c. coupe du pistil ; d. fruit.) ?

183. Ce sont des herbes, rarement des végétaux ligneux. Feuilles alternes, engainantes à leur base, gaîne stipulaire. Fleurs en épis ou en grappes terminales ; calice à 4, 5 ou 6 sé-

® . . , pales soudés par leur base, mais quelquefois disposés sur deux rangs ; étamines 4à9, ou plus, mais rarement au-delà de 15, libres, disposées sur deux rangs. Ovaire libre, à 1 loge et l'ovule ; 2 ou 3 styles, ou 2-3 stigmates sessiles. Akène ou cariopse. — Trois genres :

À. RexouÉe | Plygonum). Calice pétaloïde à 4-6 divisions ; de à 8 étamines ; ovaire de 2-8 carpelles, avec autant de styles . et de stigmates. Cariopse ou akène, ovoïde ou triangulaire, accompagné du calice persistant.

PoLYGo FAGOPYRUM [Blé noir, Sarrasin).'l'ige dressée ; graines à bords entiers.

P. rararicuM (Sarrasin de Tartarie). Graines dentées sur les angles, fleurs verdâtres.

P.'AvicuLaRE [Trainasse). Tiges couchées ; feuilles ovales, lancéolées ; fleurs axillaires,

P. BISTORTA (Bistorte) (pl. xxvin, 5). Racine grosse, deux ou trois fois tordue; fleurs en un seul épi; 3 stigmates.

P. nyproprPEr {Poivre d'eau) [pl. x1v,5). Plante entièrement glabre ; feuilles lancéolées ; fleurs en plusieurs épis.

P. PERSICARIA (Persicaire). Fleurs en épis denses ; feuilles souvent marquées d’une tache brune.

P.1Np1Go. Feuilles embrassantes ; épis courts.

B. Rumex (Rumex). Calice à 6 divisions, dont 3 intérieures persistantes, 3 intérieures plus petites, étalées ; 6 étamines insérées au calice; ovaire surmonté de 3 stigmates. Akène triangulaire enveloppé par les 3 divisions internes du périanthe. é

RUMEx PATIENTIA (Patience) (pl. XLV1, 3).

Re SANGUINEUS {Patience rouge, Sang-de-Dragon). Divisions internes du calice entières, portant des tubercules ; tige noirâtre; pétiole et nervures d'un ronge foncé, 6

R. AQUATICUS | Patience aquatique). Feuilles radicales longues de 1 à 2 pieds ; divisions calieinales lancéolées.

R. ACETOSA (Oseille). Feuilles ovales, à oreillettes parallèles ; fleurs petites, verdâtres, pendantes; pétales persistants.

R. ACETOSELLA, Feuilles linéaires à oreillettes très ie : pétales caducs. ) +

R. crispus. Tige rameuse ; feuilles crépues, non échancrées en ee. à la base,

R: AZPINUS ([Rhapontic, Rhubarbe des moines]. Larges feuilles ovales-cordées.

C. RauBarse [Rheum). Crenre exotique, comprenant les Rubarbes de Chine, de Perse, la Rubarbe indigène, qui n’est autre que celle de la Chine qu'on a essayé de cultiver en France, mais qui alors est plus légère, moins compacte, moins riche en principe colorant et amer.

184. Usages. — Les plantes de cette famille offrent des médicaments en général astringents et toniques ; mais leurs fruits peuvent servir d'aliment. — Le Poivre d'eau fait contrasté par sa saveur âcre et poivrée. — Le Polygone indigo fournit, par la macération de ses feuilles dans l’eau, une pâte tinctoriale d'un beau bleu, comparée à celle qu’on retire des indigotiers, mais qui ne la remplace pas encore.

Cette plante est, en outre, cultivée dans les jardins pour la beauté de ses fleurs purpurines, qui paraissent vers la fin de l'été. — Nous en dirons autant du P. orientale, herbe

‘annuelle du Levant, de 8 à 10 pieds de hauteur, dont les fleurs rouges ou blanches forment de longs épis pendants.

33° Famille. — CHÉNOPODIACÉES.

(Pl. xvi, 6. Arroche : a. sommité de tige; 6. fleur mâle; c. fleur femelle composée de deux folioles appliquées l une sur l’autre ; 4. semence.) PRE L À PE L LE ; que : | 185. Plantes herbacées ou ligneuses. Feuilles alternes ou opposées, sans stipules. Fleurs petites, en grappes rameuses, ou groupées à l’aisselle des feuilles, ayant un calice monosépale à 3, 4 ou 5 lobes persistants ; 1 à 5 étamines opposées ; ovaire libre à 1 seule loge monosperme. Le style est à 2, 3 où 4 divisions ; autant de stigmates. Akène ou petite baie. Les Chénopodiacées différent des Polygonacées parleurs feuilles sans gaînes, leurs stigmates fiiformes, leur embryon recourbé ou roulé en spirale, et surtôut par leurs principes doux, mucilagineux et sucrés. — Deux groupes :

Fleurs hermaphrodites.

À. ANSÉRINE |Chenopodium). Calice à 5 divisions profondes, persiStant, et ne s’accroissant pas après la floraison ; 5 étamines ; ovaire surmonté de 2 ou 3 stigmates tubulés. Fruit membraneux environné par le calice.

"CHENOPODIUM VULYARIA {Ans® vulvaire| (pl. xLiv, 5). Tige couchée ; feuilles petites, glauques, épaisses ; odeur forte et fétide. "M" C. rugrum. Tige droite; feuilles allongées, échancrées à la base; fleurs rougeñtres.

C. BONUS-HENRICUS | Toute-Bonne , Épinards sauvages ). Feuilles sagittées, presque entières, vertes sur les deux faces. — Alimentaire. . HYBRIDUM. Feuilles à 5 où 7 lobes aigus ; odeur fétide.

. BOTRYS (Piment) (pl. Xxxv, 3].

Me

. AMBROSIOIDES |Ambroisie).

. ANTHELMINTICUM [p/.. XXVIL, 1j.

B. Campnrée (Camphorosma). Calice urcéolé, à 4 dents inégales ; 4 étaminés saïllantes ; style bifide. Fruit recouvert par le calice.

CAMPHOROSMA MONSPELIACA [Camphrée de Montpellier} (pl. XLV, 2).

C. souDE (Salsosa). Calice à 5 divisions, persistant; 5 étamines; style bi fide ; akène renfermé dans le calice ; embryon roulé en spirale.

SAL. SODA |[Soude commune). Tige dressée rougeñtre, glabre ; feuilles alternes à étroites, charnues ; fleurs petites, verdâtres, sessiles, solitaires.

C. Berre (Beta). Calice à 5 divisions ; 5 étamines opposées et insérées à la base des divisions ; ovaire déprimé, 2 ou 3 stigmates sessiles ; akène environné par le calice.

BETA VULGARISNBette, Betterave), B. CYCLA (Poirée, carde-poirée). Plantes généralement connues.

D. Barre (Blitum). Calice à 5 divisions, 1 étamine ; 2 styles ; fruit bacciforme recouvert par le calice.

BLITUM CAPITATUM [Épinard-Fraise). Tige dépourvue de feuilles au sommet ; fleurs ramassées en tête. ?

RGATUM. Tige feuillée dans toute sa longueur ; fleurs éparses le long

de la tige. Ov dé

E. Puyrorocca. Calice à 5 divisions ; 8-20 étamines : 8-10 carpelles striés ; 8-10 stigmates ; baie à 8-10 loges monospermes.

PHYTOLOCCA DECANDRA (Herbe-à-la-Laque, Raisin d'Amérique). Fleurs en grappe ; tige rougeâtre, très élevée.

F. Perivère (Petiveria). Genre de plantes de l'Amérique.

Fleurs unisexuées. à

G. Arrocne|Atriplex). Fleurs unisexuées, mélangées : calice 5-fide et 5 étamines dans les mâles ; calice bi-parti et ovaire surmonté d'un style bifide dans les femelles. Akène recouvert par le calice persistant.

ATRIPLEX HORTENSIS |Bonne-Dame) (pl. XVI, 6). Valves des fleurs femelles entières.

A.HASTATA. Valves des fleurs femelles dentées ; feuilles profondément dentées.

A pPATULA. Feuilles inférieures dentées, les supérieures entières.

H. Épivaro (Spinacia). Fleurs unisexuées, polygames : calice à 4 ou 5 divisions, 4 ou 5 étamines aux fleurs staminées ; calice à 4 ou 5 dents, 3 ou 4 styles aux fleurs pistillées. Fruit présentant quelquefois 4 on 5 cornes, renfermé dans le calice persistant,

AR r . A : ge SPINACIA OLERACEA [Épinard commun). Fleurs petites, verdâtres, les mâles en épis, les femelles en petits groupes axillaires.

I. AMaRANTHE (Amaranthus). Fleurs monoïques ; les staminées ont un calice à 3-5 divisions, 3 ou 5 étamines ; les pistillées un calice semblable, 3 styles et 3 stigmates.

AMARANTHUS BLITUM [Blite]. Fleurs verdâtre. — Alimentaire.

À. cauparus (A.-Queue-de-Renard). Fleurs pendantes, — Cultivée. re A. CRISTATUS [A.-Créte-de-Coq). Fleurs dressées. — Cultivée.

A. sYLVESTRIS. Tiges dressées ; fleurs agglomérées et axillaires. Fit

186. Usages.— Lesprincipes doux, mucilagineux, que possèédent en général les plantes de cette famille, ne se trouvent pas dans toutes les espèces : ainsi, par exemple, la Camphrée, l'Ansérine botrys et l'Ambroisie sont un peu aromatiques.— La Soude fournit la substance du commerce qui porte le même nom, et qu'on retire de ses cendres.—On extrait du sucre de la Betterave. — Parmi les plantes exotiques, nous citerons la Baselle tubéreuse, dont la racine passe, chez les Péruviens de Quito, pour donner aux femmes une merveilleuse fécondité, le … 18 herbe du Chili, dont les semences, réduites en bouillie, servent de nourriture aux indigènes. — L’'Ulloco est un végétal du Pérou dont les racines tuberculeuses pourraient remplacer la pomme de terre, si celle-ci venait à manquer.

54° Famille. — NYCTAGINÉES.

VPL, xv, 1, Belle-de-Nuil : a. sommité fleurie; 6. fleur ouverte, position des organes sexuels; c. coupe de l'ovaire ; d. fruit.)

187. Tige herbacée ou ligneuse ; feuilles opposées non stipulées ; fleurs axillanes ou terminales nues ou involucrées, l’involucre ressemblant à un calice. Périanthe monosépale coloré, dont la base est quelquefois persistante ; le limbe, caduc, est à 5 lobes et à 5 plis. De 5 à 10 étamines, libres ou adhérentes entre elles inférieurement, insérées sur un disque charnu. Ovaire uniloculaire, 1 ovule dressé; style simple, stigmate capitulé. Akène renfermé dans un tube calicinal persistant. Embryon recourbé. |

A. Nycrace (Nyctago). Involucre caliciforme, 5-fide ; calice

coloré, infundibuliforme, renflé à sa base : 5 étamines soudées par la base de leurs filets, environnant l'ovaire. Akène ovoïde recouvert par l'involucre et la base du calice qui est persistante. |

NYCTAGE HORDENSIS [N.-Belle-de-Nuit) (pl. Xv, 1).

Fe Dicotylédones momopétalés.

88. Nous venons de passer en revue les familles dépours de pétales proprement dits, bien que le plus souvent eur calice soit pétaloïde et coloré ; 1ci nous trouvons les groupes pourvus d'un périanthe double, c'est-à-dire de calice et de corolle, mais dont la corolle est monopétale. On les divise en déux classes, suivant que l'ovaire est supère (libre) ou infère (adhérent).

Dixième classe.

Dicotyiédones monopétales supérovariés.

Fleurs à 2OPOILE régulière, étamines alternes.

50° Famille. -— PLANTAGINACÉES.

(PL. xv,2. Grand-Piantin : à. plante entière; b. fleur complète un peu grossie, :vec sa bractée; c. coupe du pistil; d, fruit : e. semence.)

189. Ce sont des plantes herbacées, à feuilles souvent radicales, entières ou diversement incisées. Fleurs hermaphrodites, rarement monoïques, en épis simples, allongés ou globuleux ; rarement elles sont solitaires. Calice à 4 sépales iné= gaux, soudés par la base, persistant; corolle tubuleuse ou semi-globuleuse, quadrilobée, le plus souvent persistante ; étamines 4, rarement 1. Ovaire libre à 1 ou 2 loges pluriovulées ; stigmate simple et poilu. Le fruit est une petite pyxide recouverte par la corolle qui persiste, quelquefois un akène recouvert par le double périanthe persistant, ou une capsule s'ouvrant en boîte à savonnette. — Deux genres :

A. PLanTain |Plantago). Fleurs hermaphrodites disposées en épi ou en tête. Calice à 4 divisions profondes ; 4 étamines; ovaire surmonté d’un style et d'un stigmate subulé,

Pyxide à 2 loges, 1-2-sperme,.

PLANTAGO ARENARIA |Plantain des sables). Fleurs en épis, 4 bractées à la base de ceux-ci .— Lieux sablonneux.

P. PSYLLIUM (pl. XXVI, 4). Épi non environné de bractées à la base.

P. magor | grand Plantain] (pl. xv, 2). Feuilles radicales, toutes étalées en rosette sur la terre; épis de 30-40 fleurs.

P. minor. Hampe plus courte ; épis de 3-6 fleurs.

P. MEDIA. Épi ovoïde ou globuleux ; feuilles lancéolées.

P. LANCEOLATA. Épi cylindrique, allongé.

B. Lrrrorezce (Littorella). Fleurs monoïques, les mâles pédicellées, 4 divisions calicinales ; les femelles sessiles, cachées entre les feuilles et à 3 divisions profondes. Capsule monosperme.

LiTTORELLA LACUSTRIS. Fleurs verdâtres. à Ces 190. Usages. — Ta racine et les fetilles dès Plantains sont

légèrement amères et astringentes. La graine contient une forte proportion de mucilage, abondant surtout dans l'espèce Psyllium, qui est, à cause de cela, employée dans l’industrie pour le gommage des mousselines. — La Littorelle ‘est sans usages.

56° Famille, — PLOMBAGINACÉES,

(EEE v, 3. Sialice armeria : a. plante entière ; b. fleur complète, un peu grossie; €, pistil ; d. fruit; e. graiue.)

4191. Herbes ou arbustes ; feuilles alternes, ou réunies à la base de la tige et engaînantes. Fleurs en épis, ou en grappes rameuses et terminales, ou en tête; calice tubuleux, monosépale, à 5 divisions, persistant; corolle de 5 pétales, libres.ou unis par la base; étamines 5, opposées. Ovaire libre, à 1 loge uniovulée ; plusieurs stigmates sur un seul ou plusieurs styles. Capsule monosperme, s’ouvrant par 5 valves, ou indéhiscente. — Deux tribus :

À. DenrecaiRe [Plumbago). Calice tubuleux à 5 dents ; corolle hypocratériforme à 5 divisions ; 5 étamines, insérées sur le réceptacle. Ovaire uniloculaire, uniovulé. Capsule uniloculaire quinquévalve.

PLUMBAGO EUROPÆA [Dentelaire d'Europe) (pl, zw1, 3).

B. Srarice (Séatice). Calice coloré ; 5 pétales libres ; 5 étamines insérées sur l'onglet des DOME ovaire 5-carpelles, 5 styles. Capsule indéhiscente couverte par le calice persistant.

STATICE ARMERIA [Gazon d'Olympe) (pl.xv, 3). Feuilles nombreuses, linéaires, obtuses, sans mervures ; hampe de 6 à 8 pouces. S. PLANTAGINEA. Feuilles lancéolées, aiguës, nervées ; hampe de 1 à 2 pieds.

192. Usages. — Nous parlerons avec détails des propriétés de la Dentelaire, plante âcre dont les mendiants se servent quelquefois pour se faire des plaies superficielles et exciter la pitié publique. — Les Statices sont toniques, astringentes,

mais oubliées.

Ed eo? P . x Ces deux genres comprennent des plantes indigènes et exo-

tiques recherchées des horticulteurs. La Dentelaire du Cap a les fleurs grandes, disposées en épis, d’un bleu céleste; on les voit se succéder pendant cinq mois dans les serres tem-

érées.… P -

57e Famille. — GLOBULARIACÉES.

% PL, xv,4. Globulaire vulgaire : a. plante entière ; b. fleur, considérablement grossie : c. pistil; d. fruit.)

193. Arbustes, rarement végétaux herbacés, dont les feuilles sont alternes, simples, entières, sans stipules, souvent coriaces. Fleurs petites, bleues, en capitules sur un réceptacle convexe et involucré. Calice monosépale à 4 divisions. Corolle monopétale irrégulière, tubuleuse, à 4 ou 5 lobes inégaux. Étamines 4, insérées sur le tube de la corolle. Ovaire libre, uniloculaire ; style et stigmate simples. Capsule indéhiscente monosperme, enveloppée par le calice persistant.

Cette famille est voisine de plusieurs autres : 1° des Primulacées, dont elle diffère par son ovaire monosperme, ses étamines alternes au lieu d’être opposées ; 2° des Dipsacées, dont elle diffère par son ovaire libre et supère, son calice simple ; 3° des Plumbaginées et des Nyctaginées, dont elle se distingue par son fruit [akène recouvert par le calice) et par sa graine renversée.

A. GLoBuLaïRE (Globularia). Mêmes caractères que ceux de la famille.

GLOBULARIA VULGARIS [Globulaire ordinaire). Fieurs bleues. — Mai.

G. ALYPUM |Globulaire turbith} (pl. Lv1, 4]: Sous-arbrisseau: petites fleurs bleues en capitule terminal, — Mars et automne.

Usages. — Ces plantes ont étéemployées comme purgatives. 38° Famille . — POLÉMONIACÉES.

194. Plantes herbacées ou ligneuses, à feuilles alternes ou opposées, souvent pinnatifides. Fleurs axillaires ou terminales, disposées en grappes rameuses : calice monosépale à 5 lobes; corolle monopétale , tubuleuse, en entonnoir, ou en patère, régulière, à 5 divisions. Étamines 5, insérées sur le tube de la corolle, alternes avec ses lobes. Ovaire à 3 ou 5 loges ; style simple, 1 stiomate trifide. Capsule à 3 loges, s'ouvrant en 3 valves. Principaux genres :

À. PorÉMoInE (Polemonium). Mêmes caractères que ceux de la famille.

POLEMONIUM CŒRULEUM |P. Valériane grecque). Jolie plante du nord de l’Europe, cultivée dans nos jardins sous le nom que nous venons d'indiquer; feuilles sessiles, penniséquées ; fleurs bleues rotacées.

B. Parox; CozLomra ; Cosœa. Genres exotiques.

195. Usages. — Cette famille n'intéresse guère que l’horticulteur. La Polémoine bleue cependant, que l’on cultive en pleine terre dans la plupart de nos jardins, est estimée vulnéraire ; aux environs. de Moscou, c’est un préservatif de la rage. [l y en a une variété à fleurs blanches. — Les Collomia ont leurs fleurs réunies en tête terminale pourvue d’un involucre et de larges bractées ovales : ce sont des herbes annuelles qui fleurissent tout l'été dans nos parterres et se sèment d'elles:mêmes ; le C. grandifolia a les fleurs d’un beau jaune safran ; le C. coccinea montre des fleurs écarlates.— Les Phlox sont des plantes vivaces de l'Amérique, que l'on cultive dans nos parterres. Le Phlox printanier, dont les fleurs sont d'un beau rose violacé, sert pour bordures. — Le Cobæa grimpant

est un arbrisseau qui, dans bon nombre de nos villes, s’étend | 9

comme un pont suspendu d'un côté de la rue à l’autre en s’allongeant en festons le long des fenètres.

59° Famille — CONVOLVULACÉES.

(PI xv, 5. Liseron des haies |(Conv. Sepium) : a. sommité de la plante; 4. pistil ete upe de à l'ovaire; c. capsule ; d. coupe de la capsule; e. graine.)

196. Cette famille comprend des herbes, des arbrisseaux et même quelques arbres. Son nom lui vient de ce que la tige des espèces herbacées se roule sur elle-même et grimpe en formant une hélice autour du corps qu'elle rencontre [tige volubile). Les feuilles sont alternes, sans stipules, entières ou lobées. Les fleurs sont axillaires ou terminales ; calice monosépale, à 5 divisions profondes, et persistant ; corolle monopétale régulière, en cloche ou en entonnoir, plissée sur ellémême à la manière d'un filtre de papier avant l'épanouissement, divisée en 3 lobes, ou entière. Étamines 5, insérées à la partie inférieure du tube pétaloïde. Ovaire libre, à 2 ou 4 loges qui contiennent chacune 1 ou 2 ovules dressés ; style simple ou divisé en 2 ou 4 stylets. Capsule recouverte par le calice, s’ouvrant le plus souvent par des valves qui laissent les cloisons intactes et adhérentes à l'axe. — Deux genres :

A. Laiseron (Convoloulus). Calice à 5 divisions profondes ; corolle campanulée, à limbe entier présentant 5 angles et 5 plis; ovaire 1-2-4 loges 1-2-ovulées ; 1 style, 1 stigmate bifide. Capsule globuleuse à 1-2-4 loges 1-2-spermes.

CONVOLVULUS SEPIUM (Liseron des haies, grand Liseron) (pl. xv, 5). Calice muni de deux larges bractées à sa base; fleurs blanches.

C. ARvENSIS (L. des champs, petit Liseron]. Calice nu ; fleurs à bandeswoses,

C. SOLDANELLA (Soldanelle) (pl. Ly1, 2), Fleurs d’un rose assez foncé, rayées de blanc,

C. 3ALAPA (Liseron-Jalap}, Espèce du Mexique qui fournit le jalap.

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