‹ Traité des plantes médicinales indigènes, précédé d'un cours de botanique (volume 2)Chapitre 7 sur 177 · XII + INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII + INTRODUCTION

sier ou des chàässis garnis de toile, en ayant soin de les remuer souvent, soit disposées en petits paquets modérément serrés par un lie circulaire et attachés à une distance suffisante les uns des autres, de. manière à former des sortes de guirlandes. — Le séchoir est une pièce située dans la partie supérieure d’un bâtiment, exposée au midi et disposée de telle sorte qu’elle ait beaucoup d'ouvertures munies de persiennes ou de volets à jours pour favoriser la ventilation.—L'’étuve est une chambre chauffée au moyen d’un poêle ou de tuyaux calorifères, à la partie supérieure de laquelle on a ménagé une ouverture pour donner issue à l'air ambiant chargé de l’humidité provenant de

la dessiccation des plantes et dont il est saturé. Dans l’intérieur de ces

pièces sont disposés des supports, des tringles, des crochets, etc., pour y suspendre les claies et les guirlandes. Les herboristes, qui généralement manquent de locaux convenables, se contentent de suspendre les guirlandes dans leur boutique ou au dehors, mais le plus souvent ils n’obtiennent qu'une dessiccation lente, incomplète, dont le grave inconvénient est de permettre que les plantes s’altèrent, pourrissent. Cette opération doit en effet s'effectuer promptement : par là on conserve beaucoup mieux aux diverses parties végétales leurs couleurs, odeurs, formes et propriétés.

Il est une précaution importante, avant de porter les plantes à l’étuve ou au séchoir, et qui s'applique à toutes, c’est de les monder, c’est-à-dire de les nettoyer, sans le lavage autant que possible, de les débarrasser des substances étrangères et des portions détériorées, mortes ou pourries, etc., qui peuvent les accompagner.

Viennent ensuite quelques règles particulières concernant la dessiccation des fleurs, des feuilles, des tiges, des fruits et des racines, mais elles dérivent des généralités précédentes, et seront d’ailleurs indiquées chaque fois qu'il y aura lieu. Disons seulement que les fleurs ne doivent pas être exposées au soleil, parce qu'elles y perdent leur couleur, qu'il faut au moins les envelopper ou les couvrir de papier gris ; que les parties volumineuses ou épaisses, comme les tiges, les racines, certains fruits charnus, etc., doivent être coupés par morceaux et portés à l’étuve ou exposés à la chaleur du soleil et à celle de cette pièce alternativement jusqu’à ce que la dessiccation soit opérée.

La conser»alion exige de grandes précautions contre l'humidité, et en même temps contre la lumière pour les fleurs. Il faut autant que possible renouveler les plantes chaque année. Nous dirons, avec M. Cazin, que la négligence des soins qu’exige la récolte des végétaux a puissamment contribué à les faire tomber dans le discrédit.

Nous aurions encore à parler des préparations pharmaceutiques des plantes, si ce sujet, d’ailleurs trop étendu pour être exposé ici, n'était du domaine de la Pharmacologie, autre branche des connaissances médicales dont nous ferons, si Dieu nous prête vie, le sujet d’un travail ultérieur pour compléter notre Bibliothèque médicale populaire.

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