‹ Traité des plantes médicinales indigènes, précédé d'un cours de botanique (volume 2)Chapitre 87 sur 177 · MIMOSÉES · texte numérisé non relu

MIMOSÉES

275. Caractères de cette tribu : calice tubuleux; corolle monopétale régulière, à 4 ou 5 lobes; étamines très nombreuses, libres ou monadelphes. Fleurs petites, en épis ou en têtes. Végétaux originaires des contrées chaudes, herbacés ou ligneux, souvent armés d'épines ou HAiguillons à feuilles décomposées, etc. RE

A. Acacie (Acacia). Fleurs ordinairement polygames ; étamines très nombreuses et monadelphes dans les mâles ; pistil

qui devient une gousse comprimée, bivalve, dans les fleurs hermaphrodites, ñ

ACACIA VERA; À. VEREK. Ces deux espèces produisent : la première, la gomme arabique, la seconde, la gomme du Sénégal.

A. CATECHU. On prépare avec ses fruits verts et son bois l’extrait connu sous le nom de cachou.

276. Usages. — Nous savons que généralement il y a analogie de caractères botaniques et de propriétés médicales dans les divers genres d’une même famille végétale; dans les Légumineuses cette loi ne se maintient que très imparfaitement. En effet, nous avons signalé des différences très tranchées dans les propriétés physiques, et, sous le rapport des usages, ces différences sont encore plus marquées, ainsi qu’on peut s'en convaincre en comparant entre eux l’Acacia, qui fournit les Sénés du commerce ; la Réglisse, qui a une saveur sucrée; — le Mélilot, qui est aromatique; — le Pois, le Haricot, etc., qui sont farineux, alimentaires. — Les Gommes arabiques et du Sénégal, le Baume du Pérou, le Copahu, la Résine Copal, le Cachou, le Sang-dragon, etc., proviennent de Légumineuses exotiques. — On trouve des principes colorants dans le Bois de Campéche, le Bois de Brésil, Je Santal etl’'Indigotier..— Les Ers, le Trèfle, le Sainfoin, etce., sont des plantes fourragères indigènes. — Mais nous ne pouvons passer en revue tous les végétaux utiles appartenant à cette famille, qui comprend encore les bois de Palissandre,

d'Ébéne, d Amaranthe, ete. ; — et comme espèces d'ornement, le Pois desenteur, la Sensitive, etc. x

si 69° Famille. — TÉRÉBINTHACÉES.

{ Plsxxi, 1. Sumac toxicodendron: a. rameau portant un épi de fleurs; à. fleur grossie ; c. pistil ; d, coupe de l’ovaire ; e. fruit.|

277 Ce sont des arbrisseaux ou de grands arbres, tous exotiques, dont les feuilles sont alternes, sans stipules, pinnées ; les fleurs disposées en grappes, hermaphrodites ou uni-

sexuées. Calice à 3 ou 5 divisions; corolle de 3 ou 5 pétales, quelquefois nulle ; étamines en nombre égal ou double de celui des pétales ; pistil de 1 à 3 carpelles libres ou soudés. Drupe, quelquefois capsule indéhiscente. — Deux tribus.

ANACARDIÉES.

Un seul carpelle, uniloculaire et monosperme.

A. ANacaRpe (Anacardium). Arbre des Grandes-Indes, dont

Je fruit (Anacarde) a été considéré comme développant la mémoire et les facultés intellectuelles.

B. Pisracurer (Pistacia). Genre à fleurs dioïques, comprenant le Pistachier blanc; le P. térébinthe, commun en Provence ; le P. lentisque, qui croît dans les régions méditerranéennes de l'Europe et de l'Afrique.

C. ManGuier (Mangifera). Arbre de l'Inde qui fournit un fruit de la grosseur du poing (Mangue), dont la chair est fondante, sucrée, délicieuse.

BURSÉRACÉES.

Pistil composé de carpelles plus ou moins soudés intime-

ment, style simple, stigmate lobé.

D. Sumac (Rhus). Fleurs souvent unisexuées ; calice 5-fide ;

corolle 5-pétales ; 5 étamines; 3 stigmates; drupe pisiforme

et monosperme. #3

RHUS TOXICODENDRON (Sumac vénéneux) (pl. XX1, 1). Arbrisseau dioïque; feuilles trifoliées, folioles incisées et pubescentes, — Exotique, mais cultivé. de R. rAprcaws. Folioles presque entières et glabres. R. connus [Fustet). Belles feuilles rondes, à odeur de citron lorsqu’ on. les froisse ; les pédoncules stériles des fleurs se couvrent de soies. — Cultivé. E. Bauwier (Balsamodendron). Genre qui fournit la Wyrrhe, LS le Bdellium, gomme résine de l'Abyssinie.

278. Usages. — Le caractère le plus sullant de cette famillé c’est de fournir les substances résineuses, telles que la Térébenthine de Chio (Pistachier), la Hyrrhe, le Bdellium, le Mastie, l'Oliban ou Encens, la Résine-élémi, ete. Mais le Sumac fait ex-

ception, car c'est une plante douée de propriétés vénéneuses, ainsi que nous le dirons en faisant son histoire particuliére.

Seizième classe.

Dicotylédones polypétales périgynes ou épigynes; placentation dt | pariétale,

S 1er. Graines sans endosperme.

70e Famille. — CACTACÉES.

279. Plantes exotiques grasses ou charnues, d'un port particulier. La tige est épaisse, déprimée, globuleuse, avec ou sans tête, ou bien formée de pièces planes, articulées les unes à la suite des autres. Au lieu de feuilles, ce sont de petits faisceaux d’épines courtes. Les fleuis, tantôt petites, tantôt grandes, se composent d’un calice à 5 ou plusieurs sépales, d’une corolle multipétale, de nombreuses étamines et d’un ovaire infére, uniloculaire. Le fruit est une baie pulpeuse.

Cacrus. C’est le genre type de la famille; ses espèces sont nombreuses.

280. C’est sur quelques-unes de celles-ci qu'on élève, au Mexique, l’insecte qui constitue la cochenille, principe colorant * avec lequel on fabrique les plus belles teintures écarlates.

Sont cultivés dans nos jardins ou nos serres : les Mamillaria, ainsi nommés à cause des espèces de mamelons qui couvrent la tige et qui se terminent par une touffe de soies ou

’épines ; — les Echinocactus, qui ont des côtes longitudinales, séparées par des sillons droits, et portant sur toute la longueur de leur arête des mamelons cotonneux, blanchätres, d’où naissent des épines noirâtres ; — les Melocactus, dont la tige, cannelée en long, est surmontée d’un pompon terminal laineux; fleurs petites, éphémères, à corolle tubuleuse ; — les Cierges, dont la tige est continue et anguleuse ; — les Epiphylles, à tiges fortement comprimées, articles tronqués, parcourus par une nervure médiane; corolle tubuleuse.

$ II. Graines endospermées.

71 Famille, — RIBÉSIACÉES.

(PL, xx1, 2, Groseillier rouge : a. rameau portant des grappes de fruits; b. fleur grossie ; c. coupe de l’ovaire grossi ; d. étamine grossie,)

281. Petit groupe formé d'arbrisseaux à feuilles alternes, lobées, pétiolées, souvent garnies d’aiguillons. Fleurs soit solitaires, soit en épis ou en grappes axillaires. Calice monosépale à 5 divisions, quelquefois coloré; corolle de 5 pétales, généralement très petits ; étamines 5, insérées sur un disque épigyne à la base des divisions du calice; ovaire infére ou semi-infère, à 1 seule loge pluriovulée ; style simple, bifide ou biparti. Baie globuleuse, uniloculaire, polysperme.— Un seul genre. Le

A. GRoseiLuiEr (Ribes). Caractères de la famille.

RIBES GRASSULARIA [Groseillier épineux). Ovaire complétement infere; calice campanulé ; anthères cordiformes, style biparti; fleurs non en grappes ; tiges garnies d’aiguillons simples ; fruit velu. — Haies, bois; cultivé.

R. uva crisPA (Gros. à maquereau|, Feuilles pubescentes en dessous ; aiguillons ternés ; fruit glabre. me

R. RUBRUM (Gros. rouge). Calice presque plan; anthères didymes; style bi-

fide au sommet; fleurs en grappes; tiges sans aiguillons. — Cultivé.

R. NIGRUM [Cassis),. Ovaire semi-infère; calice campanulé, style sine) tiges ordinairement sans aiguillons. — Cultivé.

Dix-septième classe.

Dicotylédones polypétales périgynes à placentation centrale.

79e Famille. — PORTULACÉES.

(PL, xx1, 8. Pourpier cullivé : a. extrémité d’une tige avec fleur; d. fleur séparée ; c. fruit ou pyxide à une seule loge ; d. fruit ouvert.)

282. Cette 17° classe est formée par cette seule famille, dont le genre type est le Pourpier. Ce sont des herbes et des arbustes à feuilles opposées ou alternes plus ou moins charnues; calice libre ou demi-adhérent à l'ovaire; corolle à 4 ou 5 pétales quelquefois soudés à leur base; étamines en nombre

variable ; ovaire libre ou semi-infère, uni ou pluriovulé ; style simple ou divisé. Capsule, d’autres fois pyxide. ©

hs { . A] . . . e À. Pourpter (Portulaca). Calice à 2 divisions profondes ;

corolle de 5 pétales soudés par leur base; étamines 10 au plus ; ovaire adhérent quelquefois au calice, 1 style, 4-5 stigmates. Pyxide uniloculaire enveloppée par le calice persistant.

PORTULACA OLERACEA [Pourpier cultivé) (pl. xxi1, 3]. Feuilles charnues; fleurs jaunes. — Lieux cultivés. Juillet et août. Alimentaire.

B. Montre (Montia). Calice 2-3 valves; corolle 5-divisions ; 3-5 étamines; 3 styles; capsule à 3 valves, 3-graines, recou-

verte par le calice persistant.

MoxNTIA FONTANA. Fleurs blanches, axillaires. — Le long des eaux vives.

285. Usages. — Les plantes de cette famille ne sont point usitées en médecine. Le Pourpier est un légume rafraichissant, légèrement antiscorbutique. — La T'étragone étalée, de la Nouvelle-Zélande, est cultivée dans nos jardins et servie sous forme d’épinards sur nos tables. On cultive d’autres portulacées exotiques, telles que les Calandrinia, qui sont comestibles; — le Pourpier à grandes fleurs [P. grandiflora), de l'Amérique, fleurs d’un violet purpurin, à belles variétés jaunes blanches, etc.

LA

Dix-huitième classe.

Bicotylédones polypétales hypogynes, à placentation centrale,

15e Famille. — DIA NTHACÉES (CARYOPHYLLÉES, J .)

(PL. xx1, 4, OEillet rouge: a. fleur et boutons; D. organes sexuels et coupe de l'ovaire ; c. coupe transversale du même, grossi ; 4. capsule.)

284. Cette famille est la même que les Caryophyllées de Jussieu. Ce sont des plantes herbacées dont les feuilles sont opposées, sessiles ; les fleurs solitaires, ou en épis, ou en bouquets terminaux. Le calice est à 4 ou 5 sépales soudés de manière à former un long tube denté à son limbe, ou libres; la corolle està 4 ou 5 pétales, en générallonguement onguiculés.

Etamines en nombre double, insérées à un disque hypogyne,

cylindrique ; quelquefois cinq de ces étamines se soudent à la base de l'onglet des pétales , auxquels elles sont opposées.

Ovairé à 2, 3 ou 5 carpelles soudés intimement; 2, 3 ou 5 loges et autant de styles et de stigmates distincts; quelquefois l'ovaire est à 1 seule loge par suite de la destruction des cloisons. Capsule valvaire ou denticide. — Deux tribus.

SILÉNÉES. :

Calice tubuleux, 5-denté ou 5-fide ; pétales à long onglet.

À. Œrrcet (Dianthus). Calice tubuleux 5-denté, muni à sa base de 2-4 écailles imbriquées ; 5 pétales à long onglet; 10 étamines ; 2 styles ; capsule uniloculaire.

DIANTHUS CARYOPHYLLUS (0Eillet des jardins) (pl. xx1, 4). Fleurs solitaires ; 4 écailles calicinales ; pétales crénelés ; feuilles entières; bractées pointues, — Lieux pierreux du Midi. à

D. ARENARIUS. Pétales entiers où à peine denticulés; feuilles un peu dentées ; bractées nulles. — Lieux secs.

D. cARTHUSIANORUM (OEïillet des chartreux). Fleurs agelomérées ; écailles plus courtes que le calice, — Lisière des bois.

D. PRouFER. Écailles plus longues que le calice; feuilles &labres, pointhes. — Coteaux arides.

D. ARMERIA. Feuilles pubescentes, un peu obtuses ; bractées aiguës.

B. SILÈNE (Silene). Calice tubuleux, à 5 dents; 5 pétales à, limbe bifide, munis souvent d’écailles à leur gorge; 10 éta-

. a A " % mines ; 3 styles; capsule triloculaire, 6-valves.

SILENE INFLATA {|Behen blanc). Fleurs blanches, calice velu. — Prés.

S. CONOIDEA. Fleurs rougeâtres, calice velu.

C. SapoNaiRE (Saponaria). Calice tubuleux à 5 dents, dépourvu d'écailles à sa base; 5 pétales unguiculés, appendiculés; 10 étamines; 2 styles: capsule à 1 seule loge s'ouvrant par le sommet.

SAPONARIA OFFICINALIS | Saponaire officinale) (pl. KLVI, 4). Calice cylindri-

que; pédoncules très courts. — Bord des buissons, des routes, ete. S, vACCARIA. Calice à 5 angles saillants. — Moissons.

D. Lxcanwe (Lychnis|. Calice tubuleux 45 dents ; 5 pétales,

Le

munis ordinairement d’appendices à leur gorge; 10 étamines ; 5 styles; capsule à 1 ou 5 loges,

Lxcanis GITHAGO (Nielle des biés), Fleurs rouges où rougeñtres; calice à 5 lanières dépassant les pétales; gorge de la corolle nue, — Moïssons.

L. syLvesrris. Calice à 5 divisions plus courtes que les pétales ; gorge de, la corolle munie d’une collerette. — Bord des chemins.

L. rLOSCUCULI (Fleur du Coucou, Coucou]. Fleurs laciniées, en panicule lâche ; tige cannelée, rougeâtre. — Prés humides.

L. CHALCEDONICA (Croix de Jérusalem). Fleurs en corymbe serré, rouges, tige ni cannelée, ni rougeâtre.

L. DIOICA (Campagnon blanc). Fleurs blanches, odorantes le soir, — Très commun.

L. viscarIA, Espèce dont les capsules sont à 5 loges, la tige très visqueuse. — Bois secs.

E. Cornizzer où CucuBaLe (Cucubalus). Calice campanulé, à 5 dents; 5 pétales à limbe bifide; capsule charnue uniloeulaire.

CucuBaLus BACCIFERUS. Fleurs blanches, — Champs cultivés.

C, BEHEN {Cornillet}. — Comestible dans les montagnes de l'Auvergne.

F. Gyrsopuie (Gypsophila). Calice campanulé à 5 lobes; 5 pétales à onglet très court; 10 étamines ; 2 styles; capsule uniloeulaire, à 5 valves.

GYPSOPHILA SAXIFRAGA. Calice muni de 4 écailles x sa base. — Rocailles. # G. MURALIS., Calice sans écailles à sa base. — Murs, sables.

ALSINÉE:

JA

Calice à sépales libres ou presque libres; pétales courts ou sans onglet, quelquefois nuls.

G. ALSNE (Alsine). Calice à 5 divisions ; 5 pétales bifides ou dentés ; 3 à 10 étamines; 3 styles; capsule monosperme.

AZSINE MEDIA (Morgeline, Mouron des oiseaur|. Pédoncules axillaires. — Lieux arides.

À. UMBELLATA. Pédoncules simulant une ombelle,

H. SABLINE (Arenaria). Calice à 5 divisions ; 5 pétales entiers; 10 étamines; 3 styles, capsule à 1 loge 3-6 valves,

ARENARIA SEGETALIS. Tige dressée; feuilles stipulées à leur base ; flenrs blanches, — Moissons.

A. MARGINATA. Tige couchée, ramèuse; fleurs rouges. — Sables.

À. TRIFOLIATA. Feuilles sans stipules ; capsule à 6 dents. — Sables.

I. CÉRAISTE (Cerastium). Calice à 5 divisions; 5 pétales bifides; 10 étamines, ou 5 par avortement; 5 styles; capsule monosperme s'ouvrant en 10 dents au sommet.

CERASTIUM AQUATICUM. Pétales plus longs que le calice, offrant une glande à la base de l'onglet. — Fossés.

C. TOMENTOSUM. Pétales dépourvus de glande ; pointe recouverte d’un coton blanc.

C. SEMIDECANDRUM. Pétales ne dépassant pas le calice; 5 étamines. —Chemins, murs.

J. SAGE | Sagina). 4-5 sépales; 4-5 pétales, ou corolle nulle; 4-5 étamines ; capsule à 1 loge 4-5 valves, polysperme. — Ce genre offre un bon aliment pour les moutons.

K. SPARGOUTE (Sperqula). Calice à 5 divisions; 5 pétales entiers: 5-10 étamines ; 5 styles; capsule à 1 loge, 5 valves.

SPERGULA ARVENSIS. Feuilles verticillées et stipulées; tiges velues, graines nues. — Sables. Fourrage.

S, SUBULATA. Feuilles opposées non stipulées, en alène; pétales de la longueur du calice. — Sables.

S. noDOSA. Pétales plus grands que le calice.

L. STELLAIRE |Stellaria). Calice à 5 divisions; 5 pétales bifides ; 3-10 étamines ; 5 styles; capsule à 1 loge, 6 valves.

STELLARIA NEMORUM. Feuilles ovales, cordiformes; pétales plus longs que le calice, — Bois ombragés.

S, HOLOSTEA. Feuilles lancéolées, rudes sur les bords, — Haies.

S. GRAMINEA. Pétales à peu près égaux au calice; feuilles lancéolées.— Bois.

S. AQUATICA, Pétales de moitié plus courts que le calice: feuilles ovales. — Marécages. ÿ s

285. Usages. — Parmi les Dianthacées, il n'y a guère que la Saponaire et l'Œillet qui offrent de l'intérêt sous le rapport médical. — Les Lychnides contiennent, comme la Saponaire, une matière qui mousse avec l’eau, comme le savon. — La Nielle a des graines d’une saveur âcre qui peuvent causer des

accidents graves lorsqu'elles sont mêlées au froment en grande

quantité. — Le Mouron nourrit les petits oiseaux de ses graines. — La Sagine et la Spargoute sont des herbes fourragères. — Les Stellaires, les Sablines et les Céraistes sont sans usages.

Les Dianthacées sont tributaires de la floriculture , qui s'empare de l'OEïillet, dont les fleurs sont rouges, roses, blanches, quelquefois panachées ou doubles ; — l'OEïllet mignardise | Dianthus moschatus) est une plante gazonnante à pétales rouges, blancs ou rosés, ponctués de blanc et de pourpre; — l'OEillet de poète | D. barbatus| a les fleurs en corymbe serré avec de longues bractées calicinales.

La Saponaire a des fleurs roses qui doublent facilement; — celles des Gypsophiles sont petites, blanches, portées sur des pédicelles très fins. — La Rose du ciel |Silene cœli rosa) a une tige rameuse, annuelle, des fleurs nombreuses d’un rose vif. — La Croix de Jérusalem est une Lychnide à fleurs en cyme, d'un rouge éclatant, dont les pétales figurent une croix de chevalier.—On cultive quelques A/sinées pour bordures : leurs fleurs sont petites et blanches.

Dix-neuvième classe.

Dicotylédones polypétales hypogynes, à placentation parlétale,

K Ier, Placentas opposés aux valves.

74° Famille. — VIOLACÉES.

: PL. xx1, 5. Pensée sauvage : a. portion de plante et fleur; b. pistil; c. étamines dont l’appendice s'enfonce dans l’éperon de la corolle ; 4. fruit; e. le même ouvert; 7. semence grossie.)

286. Plantes herbacées ou sous-frutescentes ; feuilles simples, opposées, doublement stipulées à ‘eur base. Fleurs axillaires : sépales 5, libres ou à peu près ; pétales 5, hypogynes, inégaux, l'inférieur se terminant quelquefois à sa base par un éperon ; étamines 5, insérées à la base de l'ovaire : filets courts, anthères à 2 loges ; les deux filets inférieurs offrent un prolongement qui s'enfonce dans l’éperon. Ovaire uniloculaire, libre ; style droit, ou reconrhé en crochet ; stigmate ren-

fé et creusé en une cavité semi-cireulaire. Capsule recouverte par le calice, quelquefois par la corolle persistante, s’ouvrant en 3 valves.

A. ViouerTe (| Viola). Caractères de la famille.

VioLA ODORATA. Tige nulle; feuilles radicales, cordiformes ; pétioles glabres. — Bois, haies. Officinale. 3

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