‹ Traité des plantes médicinales indigènes, précédé d'un cours de botanique (volume 2)Chapitre 88 sur 177 · V. PALUSTRIS. Feuilles radicales réniformes · texte numérisé non relu

V. PALUSTRIS. Feuilles radicales réniformes

V. ARvENSIS. Tige glabre, pétales à peu près égaux au calice. — Terres eultivées.

V. TRICOLOR [Pensée]. Pétales deux fois plus grands que le calice. — Cultivés.

287. Usages. — Les Violacées ont des fleurs adoucissantes, pectorales, et des racines émétiques. — La Pensée sauvage passe pour dépurative.— L'Ionide est une espèce exotique dont la racine est vomitive à un plus haut degré que celle de nos violettes.

75e Famille. — CISTACÉES.

288. Petite famille que nous croyons devoir passer sous silence, parce qu’elle est sans usages en médecine. Cependant l'Hélianthème|Elianthemum vulgaris)a été vanté contre la phthisie. — C'est du Cistus creticus (Ciste de Crète) qu'on retire le Ladanum, substance résineuse, balsamique, agréable, qui entre dans beaucoup de préparations eosmétiques.

Les Cistes et les Hélianthèmes sont cultivés comme plantes d'ornement.

76° Famille — CAPPARIDACÉES.

(PI. xx1, 6, Câprier épineux : a. rameau avec fleurs et fruits; à. coupe du fruit ; c. semence,)

289. Plantes herbacées ou arbrisseaux; feuilles alternes, soit simples et stipulées, soit composées et sans stipules. Calice irrégulier à 4 sépales libres ou soudés par leur base ; corolle à 4 pétales unguiculés, souvent irréguliers, très cadues ; étamines en grand nombre, rarement 4 ou 6, dont les filets sont grêles, allongés etlibres. Ovaire stipité, uniloculaire, multiovulé ; style simple ou divisé ; stigmate à autant de lobes qu'il y a de divisions au style. Baie charnue, indéhiscente, ou

silique bivalve. — Cette famille diffère des Crucifères par ses étamines en grand nombre, ses feuilles stipulées, ete.

À. Carrier (Capparis). Caractères de la famille.

CAPPARIS SPINOSA |Cüprier épineux| (pl. xxx, 6). Arbuste sarmenteux ; feuilles stipulées ; fleurs grandes, solitaires, 60 à 80 étamines, ete. — Provence. Cultivé.

77° Famill — RÉSÉDACÉES.

290. Le genre Réséda, quiavaitété placé par Jussieu dansles Capparidacées, est maintenant le type d’une nouvelle famille dont voici les caractères : ealice à 4-6 divisions ; corolle de 4-6 pétales hypogynes, irréguliers; 10-20 étamines ; 3-5 styles, ete. Fleurs petites, disposées en grappes simples.

A. RésÉéDA (Reseda). Mêmes caractères que ceux de la famille.

RESEDA LUTEOLA (Gaude). Feuilles inférieures simples, entières; calice à 4 divisions. — Champs.

R. opoRATA. Calice à 5-6 divisions, de la longueux des pétales ; fleurs odorantes. — Cultivé,

R. PHyreuMA. Calice plus grand que les pétales ; fleurs inodores.

R. Lurga. Feuilles inférieures pinnatifides. — Sables avides.

291. Usages. — La Gaude est un peu âcre et a l’odeur du raifort; on utilise son principe jaune pour la teinture. — Le Réséda odorant, originaire d'Égypte, exhale un parfum suave.

18° Famille. — CRUCIFÈRES.

(Pt, xxn. 1. Sisymbre Sophie : a. sommité ; b. fleur séparée, grossie; c. pistil ; d. silique,)

292. Cette famille, l’une des plus naturelles du règne végétal, se compose de plantes herhacées dont voici les caractéres; racine fibreuse, charnue ou pivotante ; tige cylindrique; feuilles alternes, toujours simples, entières ou découpées. Fleurs pédicellées et axillaires, ou se groupant en corymbe à l'extrémité des rameaux : calice à 4 sépales, cadues, attachés sous le nectaire que porte le réceptacle un peu bombé. Ces sépales, disposés en eroix, sont très distincts, quelque-

fois 2 se prolongent au-dessous de leur point d'attache. Corolle à 4 pétales en croix, onguiculés, et alternes avec les sépales ; étamines tétradynames, les 2 courtes insérées un peu plus bas que les 4 longues ; anthères oblongues. Ovaire de forme variée, composé de 2 carpelles soudés, à 1 ou 2 loges uni ou pluriovulées ; style simple, stigmate à 2 lobes. Silique ou silicule à 2 loges, rarement à 1, le plus souvent bivalve ; embryon sans endosperme.

M. de Candolle divise cette nombreuse famille en cinq ordres, basés sur la manière dont l'embryon est plié sous les tuniques séminales. Mais nous préférons suivre la division de Linné, qui les partage en deux groupes : Crucifères siliqueuses, Crucifères siliculeuses, auxquelles se rapportent 8 tribus.

Crucifères siliqueuses.

ARABIDÉES

Silique déhiscente ; graines ovoïdes, comprimées, souvent ailées dans leur contour.

A. Aragis (Arabette). Calice à 4 folioles, 2 plus grandes, gibbeuses à la base; disque de l'ovaire nu ou chargé de 2-4 glandes ; silique linéaire, droite.

ARABIS PERFOLIATA. Feuilles caulinaires embrassantes: tige glabre supé-

rieurement. — Lieux sablonneux. Avril.

A. TURRITA. Tige velue, fleurs jaunes, siliques très longnes. — Buissons. Avril,

A. SAGITTATA. Fleurs blanchâtres ; siliques serrées contre la tige. A, THALIANA. Feuilles caulinaires non embrassantes,.

B. GrRorLÉE (Cheiranthus).Calice à 4 folioles, les 2 extérieures bossues à la base ; corolle de 4 pétales : 2 stigmates: silique cylindrique ; graines ailées.

CHEIRANTHUS CHEIRI (Ravenelle, Violier jaune). Tige herbacée; feuilles denticulées ; fleurs grandes d’un jaune rouillé. — Murs situés au nord.

C. FRUTICULUS. Tige ligneuse : feuilles entières, fleurs petites, — Murs au midi.

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