TEMPÉRANTS
Les Tempérants sont, à proprement parler, tous les remèdes propres à remédier à l’excès d’action d'une partie ou d’une fonction; mais habituellement on entend par cette expression les médicaments qui ont pour effet de modérer l’activité des propriétés organiques générales par leur action rafraîchissante. Les substances qui passent pour tempérantes ne sont autres que les acides faibles et agréables fournis, pour la plupart, par les fruits. Ces acides ne s’emploient qu’à l’intérieur, sous forme de tisanes, appelées limonades ; ils ont pour eflet le plus marqué d’étancher la soif, d’augmenter la sécrétion urinaire, et de produire sur les tissus une sorte de resserrement analogue à celui des astringents.
Les tempéranls sont, en conséquence, très-souvent employés dans les fièvres ardentes, continues, bilieuses, typhoïdes ; dans les hémorrhagies, le scorbut, le purpyra ; en un mot, toutes les fois qu’il est nécessaire soit de tempérer l’activité de la circulation, l’exagération du calorique, l’état d’excitation ou de prédominance de l’appareil biliaire, soit de produire une sorte d’astriction sur les vaisseaux capillaires.
Ces agents ne conviennent point dans les inflammations de poitrine, les gastralgies, les lésions organiques graves, et nous devons ajouter que, dans toute circonstance, leur usage trop prolongé irrite les voies digestives, et tend à produire l’amaigrissement et la pâleur des tissus.
PLANTES TEMPÉRANTES.
Airelle fruit. Epine-vinette, fruit. Oranger, fruit.
AU eluia, y tant s. Fraisier, fruit. Oseille, {•uilUt.
Cassis, fruit. Grenadier, fruit. Pommier, fruit.
Cerisier, fruit Groseillier, fruit. Vigne, fruit.
Citronnier, fruit. Mûrier, fruit.
Les plantes de la classe précédente sont toutes tempérantes à cause de leurs propriétés émollientes et rafraîchissantes; mais parmi elles.
INTRODUCTION
il en est qui fournissent des préparations plus particulièrement rafraîchissantes ou propres à tempérer l’activité des fonctions organiques : tels sont V Amandier, la Citrouille, le Melon, la Courge, la Laitue, le Pourpier ; tel est le Nénuphar parmi les sédatifs, etc.; toutefois, ce ne sont plus des tempérants dans l’acception rigoureuse du mot.