Il résulte des expériences précédentes
1°. Que l'extrait du narcisse des prés détermine uneirritation locale peu intense ;-
2°. Qu'il ne tarde pas à être absorbé et à développer des symptômes graves suivis d'une mort prompte;
3°. Qu'il est émétique; |
4°. Qu'il paraît agir sur le système nerveux en détruisant la sensibilité, et sur la membrane muqueuse de l’estomac; que son action est plus énergique lorsqu'on l’applique sur le tissu cellulaire,
De l'OEnanthe crocata.
848. Cette plante appartient à la famille des ombellifères de Jussieu, et à la pentandrie digyuie de L.
Caractères. Ombelle grande, ayant quelquefois vingtcinq, trente rayons évasés, longs : ombellule à fleurs presque sessiles : involucre à cingq-six folioles un peu allongées : involucelles à six-huit fleurs blanches : calice à cinq dents fines, persistantes : corolle à cinq pétales courbés en cœur, plus grands au bord de la circonférence (radiés ). Fruit oblong, strié, surmonté par les dents du calice et les styles : racines à tubérosités sessiles : tige de deux pieds, grosse, striée , dressée, rameuse, glabre, d’un vert sale, pleine d’un suc jaune : feuilles bipinnées, à folioles cunéiformes, incisées , trifides, glabres , semblables à celles du persil. Cette plante se trouve dans les fossés et dans les marais.
OBSERVATIONS
1°. Le 10 avril 1677, un bourgeois de La Haye mangea, avec un de ses amis, des racines d’œnanthe. Peu après ils sentirent l’un et l’autre un grand feu au gosier et à l’estomac, qui fut suivi d’aliénation d'esprit, de vertige, de car-
DE L'ŒNANTHE CROCATA. 89 dialgie, d'envie de dormir et de flux de ventre. L'un eut des convulsions violentes, l’autre saigna du nez; celui qui en avait mangé le plus mourut au bout de deux heures, l’autre au bout de trois (r).
2°, Trois prisonniers français se promenant à Pembroke, cueillirent et margèrent par mégarde une petite quantité d’œnanthe avec du pain et du beurre. L’un d’eux ne tarda pas à éprouver des convulsions violentes : on le saigna , et ‘il mourut peu de temps après. Les deux autres dinérent et furent aussitôt attaqués de convulsions : l’un périt, l’autre fut guéri par la saignée et par un vomitif qu'il eut la plus grande peine à avaler. Plusieurs camarades qui avaient aussi mangé de cette plante furent émétisés et rétablis : aucun d’eux n’éprouva de symptômes comateux (2).
3°. Watson rapporte qu’un homme avala parmégardeune cuillerée pleine de suc d'ænanthe crocata préparé avec une seule racine. Environ une heure et demie après, il éprouva des convulsions et un spasme tels dans les muscles de la mâchoire, qu’il était impossible de séparer l'os maxillaire inférieur du supérieur. Il mourut trois heures et demie après l’ingéstion de la substance vénéneuse. { Philosophisal Transactions, a further account , pag. 856, ann. 1758.)
4°. Allen, dans un ouvrage intitulé Synopsis Medicine, fait mention de l’empoisonnement de quatre individus par cette plante.
5°, M. Charles fut appelé pour soigner toute une famille qui avait mangé des racines d’œnanthe. Des bouffées de cha- Jeur âcre se portant à la tête, une ardeur mordicante à la région épigastrique , et de petites taches rosacées, de figure
(1) VanDeRWIEL, Observationum pariorum, etc., tom. 1, pag. 102. Leidæ, 1927.
(2) Transactions philosophiques. Londres, année 17/6, pag. 227; Éxtract of 41. Howells Letter.
irrégulière, s'élargissant successivement ,-tels étaient les phénomènes produits par le poison. Ces taches, qui n’ex- : cédaient pas le niveau de la peau, s'étaient manifestées d’abord à la face, puis sur la poitrine et sur les bras; le pére seul avait l’abdomen tendu comme un ballon. On administra les mucilagineux, le lait et les huileux (1).
6°. « Le 15 messidor an 10, on apporta à l’hospice principal de la marine à Brest, les cadavres de trois soldats de la 82° demi-brigade. Ces malheureux Belges , trompés par la ressemblance de la racine de l’ænanthe crocata: avec une dont ils usent dans leurs pays, en mangèrent en grande quantité. Sa saveur douceatre flattait leur palais et contibua à les maintenir dans leur erreur. Ils ne tardèrent pas à éprouver un malaise général, des nausées, des vertiges et des vomissemens. Les convulsions les plus violentes se succédèrent avec tant de rapidité qu'ils succombèrent en moins d’une heure et avant tout secours.
» Æutopsie cadavérique. Rien de particulier à l'habitude du corps. Un des cadavres fut conservé pendant quaire jours, et, à celle époque, on ne remarquait aucun signe de putréfaction ; le cerveau et ses membranes étâient sains, les poumons distendus, leurs vaisseaux pleins d'un sang noir et dissous. Dans les bronches, la trachée-artère et la bouche , se trouvait un liquide mousseux et blanchätre. Les poumons d’un des cadavres présentaient à leur surface externe quelques pétéchies ; les cavités des deux systèmes uirculatoires vides, le cœur sain; l'estomac resserré et phlogosé à son cul-de-sac et à sa petite courbure, ses parois épaissies; la membrane muqueuse d’un brun foncé et baignée d’une quantité considérable de mucus ; les intestins ballonnés et leurs vaisseaux injectés; les systèmes à sang rouge et à sang noir gorgés d’un fluide de même nature,
(1)Annales cliniques de Montpellier, n°. 134.
DE LOÉNAXTHE CROCATA. OE
dissous et noiratre : les désordres étaient absolument les mêmes chez les trois individus (x).
Il est parfaitement constaté que la plante dont nous venons de faire l’histoire est l’&nanthe cicutæ facie de Lobel ( Voy. Losrr’s Adversaria, publié en 1572), et Jepfer s'est trompé en la confondant avec la cigué, eomme il l’a fait dans son ouvrage, pag. 15 : Aistoria Cicutæ aquaticæ.
849. Ces observations prouvent que l’œnanthe crocata exerce une irritation locale énergique, et qu’elle agit fortement sur le système nerveux.
V'acher rapporte que dix-sept soldats mangèrent de la racine d'œnanthe fistulosa : trois d’entre eux périrent; les autres furent sauvés par l’émétique ( Act. helvet., vol. 1v.)
On lit dans le Journal de Médecine, t. x. ann. 1758, que trente-six militaires furent empoisonnés par la même racine : l’un d'eux mourut; les autres furent rétablis par les émétiques.
De la Gratiole.
850. La gratiole (gratiola officinalis) appartient à la famille des scrophulaires , et à la dyandrie monogynie.
Caractères. Calice à cinq divisions égales, muni de deux bractées à sa base; corolle monopétale, tubuleuse, d’un blanc jaunâtre , irrégulière , ayant son limbe partagé en quatre découpures, la supérieure échancrée, les trois autres égales: deux étamines fertiles, deux filamens stériles, et le rudiment d’un cinquième dans le fond de la corolle : ovaire supérieur conique, chargé d’un style en alène, à stigmate de deux lames. Le fruit est une capsule ovoïde, pointue, biloculaire, bivalve, contenant des semences petites et nombreuses : tige haute de trois décimètres ,
(1) Duvar, Dissertation inaugurale déjà citée, t. 1. p. 23.
droite, cylindrique, garnie de feuilles dans toute sa longueur , et ordinairement simple : feuilles opposées, sessiles , ovales , lancéolées, dentées vers leur sommet, lisses, glabres, et marquées de trois nervures longitudinales : fleurs axillaires, solitaires , pédonculées. On la trouve dans les marais, sur le bord des étangs, dans les lieux humides des bois.
Action de la Gratiole sur l’économie animale.
Expérience 1°. À dix heures un quart, on a introduit dans l'estomac d’un petit chien robuste 3 gros et demi d'extrait aqueux &e gratiole, et on a lié l’œsophage. A huit heures du soir, l’animal n’avait offert aucun phénomène remarquable. Le lendemain, à dix heures du matin, il poussait des cris plaintifs ; il était couché sur lé côté, et il a expiré une heure après: sa respiration n’avait pas été gènée. La membrane muqueuse de l'estomac offrait, dans toute son étendue, une couleur rougecerise ; elle était noire par-tout où elle forme les plis que l’on remarque dans l’intérieur de ce viscère ; il était aisé de se convaincre que cette dernière altération tenait à uue certaine quantité de sang noir extravasé dans l’intervalle qui la sépare de la tunique musculeuse soujacente : celle-ci était presque dans l’état naturel ; l’intérieur du rectum était évidemment enflammé ; tout le reste du canal digestif était un peu rouge. Les poumons ne paraissaient pas affectés. Il n’y avait point de sérosité dans les ventricules du cerveau ; les vaisseaux cérébraux veineux extérieurs étaient gorgés de sang noir; la pie-mère était injectée et d’un rouge vermeil. | °
Expérience 11°. On a répété cette expériencé avec 3 gros de la même substance vénéneuse. L'animal est mort douze heures après, dans la nuit. La membrane mu-
DE LA GRATIOLE. (en)
queuse de l'estomac était d’un rouge vif dans presque toute son étendue ; les intestins et les poumons ne paraissaient pas altérés.
- Expériencexn*. À midi, ona pratiqué une incision à la partie interne de la cuisse d’un chien de moyenne taille ; on a appliqué sur la plaie 3 gros d'extrait aqueux de gratiole, et on a réuni les lambeaux par quelques points de suture. Une demi-heure après, l’animal n'avait rien éprouvé; il en était de même à six heures du soir. Le lendemain, à une heure, on l’a trouvé mort. Le cadavre était encore ghaud ; la blessure était assez enflammée. Le membre sur Leanol on avait opéré offrait, dans toute son étendue, une infiltration séroso-sanguinolente, L’estomac n’était que très-légérement rouge, et contenait des alimens. Il n’y avait aucune altération dans le canal intestinal. Les poumons paraissaient sains. ”
Expérience 1v°. On a répété la même expérience à dix heures et demie du soir. Le lendemain matin, à six heures, l'animal ne paraissait éprouver encore aucune incommodité. À dix heures, il a vomi, et il cherchait à mordre lorsqu'on le secouait. A une heure, il se tenait couché sur le côté, dans un léger état d’abattement. Lorsqu’on le mettait sur ses pattes, il ne changeait pas de position : cependant il conservaït le libre usage des sens et du mouvement; 1l ne poussait aucune plainte. À trois heures et demie, il était expirant : couché sur le côté, il ne pouvait plus se mouvoir; on le déplaçait sans qu’il opposät la moindre résistance : cependant il conservait un peu de sensibilité, car il poussait alors de petits cris et roidissait un peu les pattes ; il voyait à peine, en sorte qu'il fallait approcher les objets de très-près pour qu’il cherchât à en éloigner la tête; sa respiration était trèslente; on ne pouvait plus sentir les battemens du cœur; il n’y avait aucun mouvement convulsif, Dix minutes
après, il expira. On l'ouvrit sur-le-champ. Le cœur ne battait que très-faiblement, et il cessa de se mouvoir une minute après. Le sang était fluide et d’un rouge assez vif dans les cavités aortiques ; les poumons dans Fétat naturel ; l’estomac sain et vide; le rectum offraït çà et là quelques taches rougeàtres. La plaie était très-enflammée, sans escarre; le membre opéré et tout le côté du corps qui y correspondait étaient infiltrés. |
Expérience v°. Un a injecté dans la veine jugulaire d'un chien robuste et de moyenne taille 20 grains du même extrait dissous dans 5 gros d’eau distillée. Au bout de six minutes, lanimal a commencé à faire des efforts pour vomir, qu'il a renouvelés souvent pendant un quart d'heure. Vingt-huit minutes après Pinjection, il a eu deux selles ; le lendemain, il ne paraïssait pas malade.
Expérience vi*. On injecta dans la veine jugulaire d’un autre chien robuste et de moyenne taille 28 grains de la même substance vénéneuse dissoute dans 4 gros d’eau. Une heure après, l'animal eut une selle; il éprouva quelques vertiges , devint comme insensible , se coucha , et expira deux heurés après l'injection. Il fat impossible de découvrir la moïndre trace d’altération dans les tissus qui composent le’ canal digestif.
Buchner, Blair, Boerhaave , etc., ont vu plusieurs fois des accidens graves développés par cette plante.
| . OBSERVATIONS
1°, Une jeune personne-de dix-neuf ans!, serophuleuse, prenait chaque jour; ‘depuis plusieurs mois ; avec un succès marqué, -une poudre composée d’un demi-gros de: feuilles de gratiole et de 2 grainsde celle de digitale pourprée. Les accidens allaient en‘diminuant , lorsqu'on proposa à la malade d'ajouter à ces remèdes des lave-
‘DE LA GRATIOLE. 05
mens faits avec la décoction d’une forte poignée de gratiole. Le premier lavement fit rendre une grande quantité de glaires épaisses , condensées et très-larges ; le second produisit, de plus, des démangeaisons insupportables aux parties; le troisième fit rendre des matières semblables à des raussures de boyaux, et augmenta surtout le prurit; on n'en continua pas moins, et on donna le, jour suivant un quatrième lavement qui occasionna de vives tranchées.et des évacuations abondantes, suivies de palpitations, et enfin de la plus hideuse nymphomanie , avec tout le délire qui accompagne ce misérable état. Le calme ne fut ramené qu'après trois semaines de saignées, de bains, de boissons abondantes, enfin d’un régime doux et rafraîchissant , secondé par l'application d'un vésicatoire au-dessus de chaque genou, et dont l'effet était soutenu par des corrections et des menaces continuelles. Cette jeune personne, revenue à elle-même, conserva un tel chagrin de ce qu'elle avait éprouvé , que, trois mois après, elle se jeta dans un puits et y perdit la vie.
2°, Une jeune femme éprouva de semblables accidens pour avoir pris ainsi, durant trois jours, un lavement de décoction de gratiole ordonnée par un herboriste, dans la vue de guérir de prétendues obstructions. L’intensité ‘des symptômes obligea de renfermer la malade à Charenton, d’où elle ne sortit bien guérie qu'au bout de deux mois.
3°. Une troisième dame, affectée depuis plusieurs mois d’une fièvre quotidienve, ayant aussi pris, par le conseil d'un herboriste, deux lavemens avec la décoction d’une forte poignée de gratiole, fut effectivement guérie de la fièvre ; mais elle tomba dans un état permanent de nymphomanie qui, après lavoir rendue un objet de haine pour son mari, l’a réduit à se séparer d'elle.
4°. Une demoiselle de vingt-quatre ans était depuis long-
temps affectée d’une pesanteur fort incommode à la région des reins. On l’assura qu’elle guérirait avec la décoction d’une forte poignée de gratiole prise en lavement, et qu'un seul lavement suflirait si elle pouvait le garder seulement un quart d'heure. Elle parvint à le garder une demi-heure; après quoi elle eut des évacuations abondantes , des vomissemens , une syncope, et, enfin, tous les A@cidens et les excès de la nymphomanie , qui obligèrent, le quatrième jour , d’enfermer la malade. Elle fut néanmoins assez promptement guérie; mais la pesanteur des reins reparut avec la même violence qu'aupara+ vant.
M. le docteur Bouvier, rapporteur de ces faits, remarque que les femmes qui ont fait le sujet de ses observations avaient les veines grosses, Le pouls fort, des menstrues chaudes, souvent propres à excorier les parties naturelles , une disposition habituelle aux flueurs blanches, aux affections hystériques et à la constipation ; qu’elles avaient la peau lisse, garnie de poils très-noirs. (Gazette de santé du 1°" août 1816.)
5°, Une femme de cinquante-huit ans, affectée de dartres depuis la cessation de ses évacuations périodiques, prit, par le conseil d’un herboriste, des livemens avec une forte décoction d’un mélange de feuilles sèches de gratiole et d’asarum ou cabaret : les accidens , qui, depuis le premier lavement , avaient toujours été en augmentant, furent à leur comble au quatrième ; à la fureur utcrine se joignit une constriction spasmodique du gosier , avec hydrophobie et convulsions générales. Ces symptômes persistèrent avec une égale intensité pendant deux jours, et la malade mourut malgré l’emploi de tous les calmans et des narcotiques qu’on put mettre en usage. (/bidem.)
861. Nous croyons pouvoir conclure des faits qui pré= cèdent,
DU JATROPHA CURCAS. 07
1°. Que l'extrait de gratiole détermine une irritation en très-Vive ; |
°, Qu'il ne parait pas être absorbé, et que ses effets
en de la lésion sympathique du système nerveux;
3°. Qu'il est beaucoup plus actif lorsqu'on l’injecte dans les veines.
Du Jatropha curcas ( pignon d'Inde ).
852. Cette plante appartient à la famille des tithymaloïdes de J., et à la monœcie monadelphie de E,
Caractères du fruit. Il est ovale, d’abord vert, puis jaune, enfin noirâtre , à-peu-près de la forme et de la gros seur d’une jeune noix, et renfermé sous une écorce épaisse, coriace, ridée, glabre ; trois coques blanchâtres , bivalves, monospermes. Les semences sont ovales, oblongues, convexes en dehors , obscurément anguleuses du côté interne, presque cylindriques et entourées de deux tuniques propres dont l’extérieure est crustacée, fragile et noirâtre. La seule pression de l’amande entre les doigts en fait exsuder une matière huileuse. Cette plante croît dans les parties chaudes de l'Amérique.
Action du Jatropha curcas sur l’économie animale.
Expérience 1°. À huit heures du matin, on a introduit dans l’estomac d’un carlin robuste et de moyenne taille 3 gros de semence privée de l'enveloppe ligneuse et réduitéten pâte : on a lié l’œsophage. À neuf heures moins un quart, l'animal a commenté à faire des efforts pour vomir. À neuf heures , il a poussé quelques cris plaintifs. À dix heures, il ne pouvait plus marcher; il se tenait couché sur le côté, dans un état de grande insensibilité. Il est mort une heure après. On l’a ouvert
IT. Vi
à deux heures. Tor: le canal digestif était rouge à l'extérieur ; la membrane muqueuse de l’estomac était d’un rouge cerise foncé dans toute son étendue ; lPintérieur du rectum était d’un rouge de feu. Les poumons étaient crépitans et d’une couleur rougeñtre. Les ventricules du cœur contenaient du sang noir fluide. É.
Expérience n°. À huit heures du matin, on a répété ceite expérience avec un gros de la même pâte. L’animal n’a éprouvé, dans la journée, que des envies de vomir. À dix heures du soir, il était insensible , ne pouvait plus se tenir debout, et faisait des inspirations profondes. Il est mort dans la nuit. Le canal digestif était très-enflammé à l'intérieur et à lPextérieur ; les tuniques qui composent les gros intestins offraient, dans toute leur épaisseur , une couleur qui paraissait noire; en les isolant les unes des autres, on voyait que cette couleur était d’un rouge excessivement foncé; il n’y avait point d’escarre, Les poumons présentaient plusieurs plaques livides , denses et gorgées de sang.
Expérience 1°. Un autre animal , qui avait pris un gros et demi de la même pètes est mort au bout de dix heures, et on a observé les mêmes symptômes et les mêmes Pi nomènes ne
Expérience 14°. À huit heures du matin, on a appliqué sur le tissu cellulaire de la cuisse d’un carlin un gros de la même pâte, mêlé avec 2 gros d’eau. L'animal n’a. éprouvé aucun phénomène sensible dans la journée. Le lendemain, à midi, il était couché sur le côté;ssarespiration était difhicile et profonde ; on Pa mis sur L 0 ; et il est tomibé comme une masse inerte ; ses membres , loin d'offrir de la roideur , étaient très-relâchés ; les organes des sens n’exerçaient plus leurs fonctions. Il est mort deux heures après, Le canal digestif était sain. Les poumons offraient des plaques hivides, denses, gorgées