DES RENONCULES DES PRÉS
sur le tissu cellulaire de la partie interne de la cuisse d’un chien robuste 2 gros d’extrait aqueux de la même planie préparé par décoction. Dans la journée, l'animal n’a éprouvé que de l'abattement. Il est mort à dix heures du soir. Le membre opéré était tuméfié, infiltré et trèsenflammé ; l’inflammation s’étendait jusqu'aux muscles du bas -ventre. Le cœur renfermait du sang coagulé. Les poumons étaient rougeûtres , gorgés de sang. Le canal digestif n'était le siége d’aucune altération sensible. |
Cette espèce de renoncule , appliquée sur les tempes , a causé des douleurs, une chaleur insupportable et l’évanouissement ; appliquée sur les jointures, elle les a roïdies : presque toujours elle a produit des ulcères et d’autres symptômes ficheux.
Ranunculus sceleratus. Plenck rapporte que le suc de cette plante, administré à un chien, occasionna de l’anxiété , des vomissemens, des contorsions et une grande inquiétude ; ces symptômes furent suivis d'une mort prompte. L'intérieur de l'estomac était rouge et corrodé dans quelques points; le pyione était tuméié et d’un rouge livide.
On a vu des mendians appliquer cette plante sur une partie de leur corps, afin d’exciter la commisération par les ulcères et les douleurs qu’elle détermine.
Krapf a fait sur lui-même et sur les chiens des expériences pour s'assurer des effets de cette espèce de renontule : 1°. il éprouva des douleurs très-vives et des mouvemens convulsifs dans l’intérieur du bas-ventre; pour avoir avalé une seule fleur qu’il avait bien broyée; 20, deux gouttes du suc exprimé de cette plante occasionnèrent , outre les symptômes énoncés, une douleur brûlante et convulsive dans toute la longueur de l'œsophage; 3°. dans une autre expérience, il mâcha les feuilles les
plus épaisses et les plus succulentes de cette espèce de renoncule : sa bouche se remplit de salive ; la langue s’enflamma , s’écorcha ; ses mamelons étaient élevés , d’un rouge vif; elle était crevassée au bout; il ne distinguait plus les saveurs ; ses dents, agacées , éprouvaient de temps en temps des tiraillemens ; les gencives étaient fort rouges, et saignaient au plus léger attouchement (1).
Ranunculus flammula. Murray dit qu’une femme eut le bras gangrené pour avoir appliqué de cette plante près du carpe: le ravage était tel que les tendons et l’os étaient à découvert. (App. medicaminum, volume 117,
— page 87.)
On sait que des troupeaux entiers ont péri pour avoir brouté , au printemps, de l’herbe où cette plante était
commune.
Les ranunculus bulbosui® ficaria , thora , aTVensis , alpestris, polyanthemos , üllyricus , gramineus , asialicus , Aquettlise platanifolius , breynius et sardous sont également vénéneux.