‹ Traité des poisonsChapitre 24 sur 109 · Nous croyons pouvoir conclure des faits qui précèdent · texte numérisé non relu

Nous croyons pouvoir conclure des faits qui précèdent

1°. Que les effets meurtriers de la scille dépendent principalement de son absorption et de l’action qu'elle exerce sur le système nerveux;

4120. Que les poumons ne présentent point de lésion organique, et que l'accélération de la respiration paraît tenir à l'influence nerveuse ;

3°. Que cependant elle détermine une irritation locale d'autant plus énergique que la mort tarde plus à survenir;

4°. Qu'elle excite le plus souvent des nausées et des voinissemens.

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Du Sédum äcre ( joubarbe des toits ).

826. Cette Dani appartient à la décandrie pentagynie de L., et à la famille des joubarbes de I."

Caractères. Calice à cinq folioles ovales : corolle de cinq pétales jaunes et lancéolés : cinq écailles nectarifères à la base du germe : cinq capsules. Tiges basses, redressées , un peu flexueuses, tendres et couvertes de feuilles dans toute leur longueur. Ses feuilles sont presque ovales, courtes, peu épaisses, mais charnues, pointues et triangulaires, sessiles, d’un vertjaunâtre, qui rougit en vieillissant, grasses au toucher, naïssant autour de la tige en manière de spirales composées de cinq.feuilles, de manière que la cinquième naît immédiatement au-dessus de la première, et que la tige, qu’elles couvrent entièrement, parait cylindrique : deux à quatre fleurs sessiles sur les bifurcations de la tige.

\ DU SÉDUM ACRE. 103

Action du Sedum dcre sur l’économie animale.

Expérience x°°. À huit heures du matin, on a introduit dans l'estomac d’un carlin assez robuste 4 onces et demie de suc de cette plante, et on a lié l’œsophage. L'animal a fait des efforts pour vomir au bout d’une demi-héure. Le soir, il était abattu et conservait le libre usage des sens et du mouvement. Il est mort dans la nuit.

Ouverture du cadavre. La membrane muqueuse de l'estomac était d’une couleur rouge de feu dans la moitié qui avoisine le pylore; le canal intestinal paraissait sain. Les poumons , d’une couleur rougeätre, étaient un peu plus * denses que dans l’état naturel. |

Experience n°. On à recommencé la même expérience à six heures du soir. Le lendemain, à midi, l'animal était insensible et couché sur le côté : on pouvait l’agiter en tous sens comme une mâsse inerte; les pattes offraient de légers mouvemens convulsifs; les organes de la vue et de l’ouïe ne jouissaient d’aucune sensibilité. Il est mort à trois heures. Les phénomènes cadavériques ont été les mêmes que dans l’expérience précédente.

Nous eroyons pouvoir conclure que le suc de joubarbe des toits détermine une irritation locale assez intense, et que la mort dépend de la lésion consécutive du systènie nerveux,

. De la Renoncule des prés (ranunculus acris ).

857. Cette plante appartient à la fimilie des, renonculacées de Jussieu, et à la polyandrie polygynie de L.

Caractères. Calce à cinq folioles ovales , larges, obtuses, glabres, colorées et caduques : corolle à cinq pétales Juisans, ovales, élargis et arrondis à leur sommet, dont ics

onglets sont munis à leur base d’une fossette glanduleuse ou d’une petite membrane courte : un grand nombre d’étamines dont les filamens sont plus courts que la corolle. Les fruits sont glabres, comprimés, de couleur brune ,. ovales, aigus, terminés par le style persistant, recourbé, et qui conserve assez long - temps sa couleur jaune : racines fibreuses, presque fasciculées , d’où s'élèvent quelques tiges droites, hautes de huit à dix pouces et plus, fistuleuses, à peine velues, point striées, médiocrement rameuscs. Les feuilles radicales sont pétiolées, quelquefois maculées, divisées en trois ou cinq lobes principaux, sousdivisés en plusieurs autres bien moins profonds, ovales ou hinéaires, incisés et dentés à leur sommet, presque glabres, supportés par des pétioles lisses, sans stries, comprimés. Les feuilles supérieures sont moins composées, digitées ou divisées en cinq ou trois lanières étroites, entières, sessiles. On rencontre cette plante par-tout dans les prés, les pâturages et les champs.

Action de la Renoncule des prés sur l’économie animale.

Expérience v°. On a introduit dans l'estomac d’un petit chien robuste 5 onces de suc de cette renoncule, préparé en triturant les feuilles avec 2 onces d’eau. L’œsophage a été lié. Une heure après, l’animal a fait des efforts pour vomir, et s’est plaint. Il est mort au bout de douze heures, et il n’avait présenté d’autre phénomène qu'un grand état d'abattement et d'insensibilité. La membrane muqueuse de l'estomac offrait çà et là des plaques d’un rouge vif; les autres portions du canal digestif étaient dans l’état naturel. Les poumons contenaient beaucoup de sang fluide, et présentaient plusieurs taches livides d’un tissu dense.

Expérience u°. À huit heures du matin, on a appliqué

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