‹ Traité des poisonsChapitre 33 sur 109 · GÉNÉRALITÉS. 1Â · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS. 1Â

imens seraient très - violens, on administrerait quelques gouttes de laudanum liquide de Sydenham ; enfin on se conformera entièrement aux données que nous avons éta= blies précédemment en parlant des poisons corrosifs. (Foy. articles Sublimé corrosif et Arsenic, tom. 1.)

887. Si Le poison est du nombre de ceux qui sont rapide ment absorbés et qui portent leur action principale sur le système nerveux, on fera altention au mode de lésion de ce système. Ainsi, par exem ple, Pempoisonnement produit par les racines d’ellébore, qui déterminent une stupéfaction trèsmarquée, sera comballu par l’infusion de café et le camphre à petites doses souvent réitérées; et si ces médicamens étaient rejetés peu de temps après leur ingestion, on les emploirait en lavemens et en frictions : on n’oubliera pas cependant que ces poisons développent aussi une inflammation qu’il faudra combattre par les boissons adoucissantes. Enfin, dans les empoisonnemens de ce genre, on n’aura recours aux émétiques que dans le cas excessivement rare où la substance vénéneuse n'aurait point provoqué de vomissemens abondans. :

888. Si, au lieu d’être stupéfié, le système nerveux est dans un grand état d’excitation, ce qui arrive très - rarement avec les poisons de cette clase, il faut avoir recours aux opiacés et aux divers médicamens qui peuvent dimi= nuer cette excitation.

859. On peut donc réduire aux préceptes suivans tout ce qui a rapport au traitement qui nous occupe : 1°. favoriser Je vomissement par des boissons mucilagineuses abondantes, à moins que le poison ne provoque naturellement des éva= cuations suflisantes ; 2°. apprécier la nature des phénomènes secondaires développés, et les combattre par des moyens appropriés qui varieront suivant le genre de la lésion...

r42 DES POISSONS NARCOTIQUES.

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