‹ Traité des reliquesChapitre 6 sur 7 · ECLAIRCISSEMENTS ET REFERENCES · texte numérisé non relu

ECLAIRCISSEMENTS ET REFERENCES

Page 85. — (^) Il s'agit du traité intitulé De opère monachorum, écrit vers 400 ; l'auteur, se fondant sur l'Ecriture, exige des moines le travail manuel. On trouve ce traité dans Migne : Patrologie latine, IX, pp. 547-592. Il en est question dans les Retractationes. Migne. ii, 21.

Page 85. — (^) La vénération des reliques, à la fin du Moyen-Age et, au xvi^ siècle, chez les Réformés, est souvent comparée à une foire. On en a fait des « jeux » et des « farces ». V. la Bibliographie.

Page 86. — (^) C'a été un des leit-moliv de la pensée protestante, au xvi® siècle, que l'Eglise catholique était une corruption de l'Evangile, au point de vue du dogme, de la morale, de la liturgie. De nos jours, l'apologétique catholique s'est ingénié à montrer, avec Newmann, que le romanisme était un développement logique de l'Evangélisme primitif.

Page 86. — (^) Le rôle du saint, dans la théologie protestante, est réduit à celui d'un modèle. Voir

rinlroduction. Voir notre Echec de la Uéjorme an XVI^ siècle, I""^ partie, chap. vu.

Page 87. — (^) Le rôle de S* Paul a été considérable dans la formation de la théologie chrétienne. Il a fait passer au second plan de la spéculation l'humanité du Christ, et a insisté sur son rôle spirituel de médiateur. Avec lui, le messianisme judaïque a pris les proportions d'une religion catholique, c'est-à-dire universelle. 11 est appelé l'Apôtre des Gentils, ou des Nations (gentium).

Page 88. — (^) Voir en particulier 5'^ Hélène, par Rouillon. Paris, Gabalda.

Page 90. — (^) Pour le sens d'idolâtrer, voir l'Introduction, p. 23. Cela consiste à rendre à un objet ou à une personne le culte qui n'est dû qu'à Dieu. Ici, le mot a une acceptation d'autant plus forte que Calvin vise les honneurs rendus soit aux statues, soit aux reliques.

Page 92. — (^) Souviens-toi, ô homme, que tu es poussière, et que tu retourneras en poussière. Oflice du Mercredi des Cendres.

Page 95. — (^) Calvin a eu le sentiment qu'il n'avait fait qu'amorcer une enquête, — sans la mener à bonne fin. Voir les propos que lui attribue Nicolas des Gallars, dans sa préface à la traduction latine.

Page 97. — (^) Passage tiré des psaumes : Ils auront des yeux et ne verront pas. Cette théorie de l'aveuglement du peuple juif, et, dans la suite, d'une

partie du inonde antique, a servi à expliquer l'insuccès de la prédication de Jésus dans sa patrie, et celui des apôtres dans le monde ancien.

Page 99. — (^) C'a été l'idée constante de Calvin, et sou idéal, d'associer les pouvoirs publics à l'œuvre de la Réforma tion du monde selon l'Evangile. Lire à ce sujet l'Epître au Roi de France, en tête de V Institution Chrétienne, 1535. Lire encore les lettres au duc de Somerset (25 juillet 1551) ; au roi d'Angleterre (janvier 1551, 12 mars 1553) ; au roi de Navarre (14 décembre 1557, 16 janvier 1561).

Page 101. — (^) Il y a ici une allusion, assez transparente, au dogme de la Transubstantiation. Toute hostie consacrée par le prêtre catholique est censée « contenir, en réalité et en substance, le corps, le sang, l'âme et la divinité de Jésus- Christ ». Calvin a combattu cette croyance, un peu partout, mais en particulier dans le Traité de la S^^ Cène, et dans V Institution.

Page 101. — (^) V. P. Sainîyves : Les images et les reliques légendaires. — A. Houtin : La controç>erse de V apostolicité des Eglises de France, au XIX^ siècle. — Ch. VII : Les reliquaires de Charroux.

Page 101. — (^) La liturgie comporte une fête dite de la Circoncision de N.-S. J.-C, 1^^ janvier. — Voir Luc, ch. 11, verset 1 (11, 1). Luc est l'évangéliste de l'enfance du Christ.

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Page 102. — (^) Sur le Précieux Sang, voira la Bibliographie la lisle des ouvrages consacrés à ce grave sujet.

Page 103. — C)Luc, ii, 7, parle d'une crèche où fut déposé l'enfant.

Page 105. — (^) Luc, u, 46 : Ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant (trad. Segond).

Page 106. — (1) Jean, ii, 1-13. La critique moderne s'accorde à voir dans ce miracle un symbole. C'est dire que la prétention d'en conserver des traces matérielles s'elTondre.

Page 108. —(1) Matthieu, xxvi, 20-30; Marc, xiv, 22-27 ; Luc, xxii, 14-21 ; Jean, xiii.

Page 109. — (1) Matthieu, xxvii, 57-02 : Joseph r enveloppa d'un linceul blanc... ; Marc, xv, 45- 50 ; Luc, XXIII, 50-55 ; Jean, xxxviii, 19 et sq.

Page 110. — (^) Jean, xi, 5-16. Tout ce récit est symbolique.

Page 110. — (2) Exode, passim.

Page 111. — (1) Matthieu, xxvii, 32-39; Marc, xv, 24-26 ; Luc, xxiii, 26-35 ; Jean, xix, 17-23.

Page 113. — (1) Marc, xv, 21.

Page 115. — (1) Marc, xv, 26 ; Jean, xix, 19-23.

Page 116. — (^)Voir les quatre évangélistes, au récit de la Passion.

Page 118. — (1) Jean, xix, 33.-34.

Page 118. — (2) Matthieu, xxvii, 29 ; Marc, xv, 17 ; Jean, xix, 2.

Page 120. — (1) Matthieu, xxvii, 28; Marc, xv, 17;

Jean, xix, 2.

Page 123. — (i) Marc, xv, 24 ; Jean, xix, 23-24. Page 123. — p) A. Houlin, op. cit., p. 185 et sq. Page 129. — {^) Jean, xix, 40-42.

Page 129. — (2) Matthieu, xxvn, 3-11.

Page 132. — (^) Voir le récit de la Passion, dans les quatre Evangclistes.

Page 136. — (i) Jean, xxi, 12-14.

Page 140. — (^) Eusèbe : Histoire ecclésiastique. Migne : Patrologie grecque, xix, xxiv.

Page 140. — (^) Mélusine, personnage légendaire. Célébrée par Jean d'Arras (1387), mise en vers par Couldrette, 1401 ; poème traduit en allemand

par Thuringe, 1456.

Page 141. — (^) Il s'agit ici du fameux laharum qui détermina la conversion de Constantin.

Page 141. — (2) Voir Houtiu, op. cit. V. surtout Saintyves, op. cit., p. 166 et sq.

Page 143. — (i) Ihidem.

Page 145. — (i) Luc, 11, 8-13.

Page 145. — (2) Matthieu, 11, 1-13.

Page 145. — (^j Luc, 11, 25-33.

Page 151. — (^) Actes des Apôtres, passim.

Page 153. — (^) Voir les représentations qui sont données, dans les églises, de S* Michel terrassant le dragon, ou le démon.

Page 155. — (^) Sazonièue, chroniqueur dont les œuvres ont disparu.

Page 15G. — (^) La fable de Géryon a été contée ])ar les poètes antiques. Ce monstre à 3 têtes possédait des bœufs. Hercule s'empara de ces bœufs : ce fut un de ses travaux.

Page 160. — (1) Marc, i, 4-9.

Page 164. — (^) Sur le séjour même de S^ Pierre à Rome, qui est mis en doute, consulter l'ouvrage de Ch. Guignebert : La venue de 5* Pierre à Rome. Paris, Nourry, 1 vol. in-S». — J. Guiraud : Questions d'histoire et d'archéologie chrétiennes, 1 vol. in-12.

Page 165. — (^) Matthieu, xxvi, 51.

Page 171. — {^) Calvin pourrait bien avoir eu, ici, une vue très judicieuse.

Page 171. — (-) Sur S^e Anne, voir Luc.

Page 172. — (i) Matthieu, xxvi, 6-14 ; Marc, xiv, 3-10 ; Jean, xi ; xii, 1-12 ; xx, 1-3.

Page 173. — (^) Jean, xx, 17 : « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ».

Page 174. — (2) Jean, xix, 34: « Un des soldats lui perça le côté avec une lance, et il en sortit du sang et de Veauï).

Page 174. — (i) Matthieu, 11, 1-13.

Page 175. — (^) Sur S* Denys, voyez A. Houtin. Bibliographie : diocèse de Paris.

Page 176. — (^) Actes des Apôtres, vi, 13, à la fin ; VII en entier.

Page 178. — (i) Matthieu, 11, 16-19.

Page 179. — (^) Acta Sanctorum : legenda 5*' Laurentii.

Page 180. — (^) Actes des Apôtres : passim. C'est encore l'oflice, chez les Protestants, des Diaconesses. — Actes des Apôtres, vi.

Page 181. — (1) Acta Sanctorum : legenda S*'^ Sebastiani. — Sanctorum Gervasii et Protasii.

Page 183. — (^) Acta Sanctorum : legenda S^^ Antonii.

Page 184. — (^) Voir, d'abord, les Acta Sanctorum, — puis les monographies particulières. Entre autres, la collection « les Saints «, sous la direction de H. Joly. Paris, Gabalda.

Page 187. — (^) Genèse : passim.

Page 189. — (^) Sur le caractère historique du Traité voir l'introduction. Il y a là un projet d'enquête, plus qu'une enquête.

Page 191. — (^) Cette idée que le culte des Saints est une survivance, ou un legs du paganisme a été reprise par P. Saintyves : Les Saints successeurs des Dieux. Cette thèse a été combattue par E. Vacandard : Etudes d'histoire et de critique religieuse

(2^ série). Il paraît indéniable pour le moins que l'Eglise a « utilisé », comme disait Brunetière, en la transformant peut-être, la foi naïve des foules en des intercesseurs supra-terrestres.

Page 196. — (^) C'est un des rares passages où Calvin parle de sa personne, et évoque son passé.

Page 197. — (^) Le texte cité ici, sous la référence S^ Paul, II, Thessaloniens, ch. m, ne se trouve ni dans l'Epître en question, ni ailleurs dans le Nouveau Testament. La traduction latine de Nicolas des Gallars y substitue un passage de la 11^ Epître aux Thessaloniciens, ch. 11, v. 11 (11, 11). Dans l'édition française de 1563, la citation a disparu. — 11 serait injuste de s'autoriser de cette citation imaginaire pour mettre en doute toutes les autres, sous la plume de Calvin. Il est probable qu'à force de lire et de relire la Bible, il en est venu à imaginer, à l'aide de réminiscences, des textes qu'on ne peut donc c situer ».

U Excuse à Messieurs les Nicodémites.

Page 199. — (-) Cette citation a une valeur topique tout à fait remarquable. En voici la traduction : Ils ont pris en grippe celui qui les réprimandait, et ils ont eu en abomination celui qui leur disait la vérité. Amos, v. — Si l'on se rappelle qu'Amos est un des prophètes, qui se sont succédé en Israël pour lui reprocher, d'âge en âge, sa tendance au polythéisme et à l'idolâtrie, on verra ici l'exacte appropriation que Calvin en fait à sa

personne et à son rôle personnel clans la Réforme.

Page 201. — (^) n n'est pas démontré que Salomon soit en réalité l'auteur des Proverbes, ni de V Ecclésiasie. Mais c'était un procédé cher à l'antiquité que de placer, sous l'autorité d'un nom célèbre, une œuvre anonyme. — Sur Salomon, lire les Rois, I, ch. m à xii.

Page 202. — (^) Sur le caractère biblique de la Réforme française, je renvoie à mon Echec de la Réforme. F^ partie, ch. 11. Les desiderata des Réformés. La confession de foi de 1559 ne contient pas un mot, qui ne s'appuie d'une référence à un texte de l'A. ou du N. T.

Page 204. — (^) S*- Paul : Au nom de Jésus, tout genou ploie et toute langue confesse qiCil est le Christ, fils de Dieu.

Page 207. — (^) Ressouvenir de l'Histoire du Peuple d'Israël. V. Renan et Loisy.

Page 207. — (2) Jean, ni, 1-22.

Page 208. — (^) Calvin a toujours psotesté qu'il eût préféré vivre dans l'obscurité que d'assumer la tâche de « dresser » l'Eglise de Dieu. Il est incontestable qu'il a été « poussé » par un concours de circonstances, où sa volonté n'avait point de part. Bossert : Calvin, p. 5.

Page 212. — (^) Allusion à Gérard Roussel, parmi beaucoup d'autres.

Page 215. — (^) Il s'agit de groupes, ou de familles d'esprits, comme eût dit Sainte-Beuve.

Page 218. — (^) Le mot emporte, comparé à secte,

ime sorte de mépris.

Page 224. — (^) Lucianiqucs : Calvin désigne sous ce

nom les disciples d'Epicure.

Page 228. — (^) C'a été le rêve, et, pour ainsi dire, l'obsession de Calvin de servir Dieu purement, c'cst-à dire selon la rigueur des exigences divines. Le livre, la Bihlc, à ses yeux, contenait la pure formule.

Page 234. — i^) Calvin est l'ennemi personnel du Nicodcmismc. Il le prend à pai ti ; il s'y oppose comme dans un duel : Je réponds. Si le Réformateur a été poussé, malgré lui. à assumer son rôle, il convient d'ajouter qu'une fois ce rôle accepté, il l'a rempli sans arrière-pensée. Il s'y est mis tout entier.

Page 240. — (^) Cette apologie de Nicodème est à tout le moins ingénieuse. Le malheur est que le personnage en question n'est probablement qu'un symbole.

Page 241. — (^) Se rappeler que la sépulture donnée aux morts est, dans l'antiquité, un acte essentiellement religieux, et, dans le catholicisme même, une des œuvres de miséricorde, c'est-àdire qui assurent au pécheur la miséricorde de Dieu et le pardon de ses péchés.

Page 243. — (^) Actes des Apôtres. « Saul (dans la suite, Paul) avait approiwé le meurtre d'Etienne », VII, 60.

Page 249. — (^) Esaïe, xxii, 14. Il y a erreur dans l'attribution du verset.

Page 250. — (^) Psaumes, xlii, 5. « Je me rappelle avec effusion, quand je marchais entouré de la foule... vers la maison de Dieu. »

Page 257. — (^) Psaumes, xvi, 4. « On multiplie les idoles ; on court après les dieux étrangers ; je ne mets pas leurs noms sur mes lèvres. »

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