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De la chondrectomie conjugale du tibia et du péroné

Dans les cas d'arrêt d'accroissement du tibia survenus à la suite d'une ostéite juxta-épiphysaire qui a altéré ou détruit le cartilage de conjugaison correspondant, ou mieux encore à la suite d'une ostéite bipolaire qui a pu les enrayer tous les deux, le moyen de rétablir l'équilibre* c'est d'arrêter ou, au moins, de ralentir l'accroissement du péroné.

La même opération sera nécessaire après les ablations totales de la diaphyse du tibia suivies de l'arrêt d'accroissement de l'os ou après les résections d'une des extrémités.

Ces opérations se font sans difficultés pour le tibia et le péroné, à cause de la position superficielle de leurs cartilages de conjugaison. C'est aux malléoles surtout qu'il sera facile de les atteindre et de les exciser. On incise la peau et on les aperçoit sous forme d'une ligne

blanche, opaline. Ils sont approximativement, sur leur partie latérale, aux distances suivantes de la pointe des malléoles ' :

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