‹ Traité des résections et des opérations conservatrices qu'on peut pratiquer sur le système osseux [electronic resource] (volume 2)Chapitre 104 sur 143 · Archiv fïir kiinische Chmirgie · texte numérisé non relu

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5,6 cenlimètres.

côte les i)lus flexibles et celles qui se prêteront le mieux dans l'avenir aux changements de forme du thorax.

Chez les enfants, il y a une auti-e raison qui doit nous faire éloigner de cette région : c'est la crainte d'enrayer le développement de la côte et de rendre définitives et progressives les déformations du thorax qui suivront la résection multicostale. Il ne faut pas oublier, en effet, que la partie antérieure ou juxta-chondrale de la côte répond à la région juxta-épiphysaire des os longs et que l'extrémité externe du cartilage représente le principal cartilage d'accroissement. Des expériences que nous avons faites autrefois sur les jeunes animaux, et sur lesquelles nous nous sommes appuyé dans notre communication au troisième Congrès de Chirurgie, en 1888 S nous ont montré que la résection osléo-chondrale des côtes amenait un rétrécissement considérable de la cage thoracique, tandis que la résection de la portion ossifiée (résection diaphysaire) ne produisait pas d'effet appréciable lorsqu'on faisait une opération souspériostée. Si l'on pratiquait une résection sous-périchondrique, on pourrait bien faire reproduire la partie cartilagineuse de la côte, mais on ne lui redonnerait pas sa couche de cellules fertiles, et elle ne servirait que d'une manière insuffisante à l'allongement ultérieur de l'os. C'est surtout lorsque la résection aura porté sur un grand nombre de côtes que le développement du thorax sera entravé. D'après ce que nous avons dit sur la tendance à la guérison des empyèmes de l'enfance, lorsqu'ils sont suffisamment ouverts, il suffit à cet âge de réséquer un petit fragment d'une côte, de deux au plus, pour répondre à l'indication importante, l'écoulement facile du pus. Cet écoulement assuré, la paroi est assez flexible pour revenir peu à peu sur elle-même, et le poumon est assez souple pour aller la trouver.

La scoliose qui se produit après la résection multicostale tend à diminuer après la guérison, lorsque lepoumon a repris sa perméabilité. Il en est de môme, du reste, dans les empyèmes des jeunes sujets guéris sans résection costale. L'assouplissement des tissus cicatriciels et l'exercice des muscles qui tendent à remettre la colonne vertébrale dans la rectitude sont des éléments importants dans ce redressement spontané ; mais il se produit aussi dans la côte un allongement dû à l'hyperplasie de son principal organe d'accroissement, c'est-à-dire de la couche d'ossification du cartilage costal. On constate là un processus hyperplasique, comme dans les os des membres où le cartilage de conjugaison conservé devient

1. Une série de comniunicalions iiilércssaiilcs sur la réscdion niullicoslale fut laite à ccllo session par MM. Le Fort, Tliiriar, J. Bœekol, DelonDC, Bouilly, etc. M. Bouilly présenta ;iu Congrès plusieurs des sujels (ju'il avait opérés par de larges excisions costales. — A Lyon, ou cette opération avait pris naissance et avait été déjà praliquée un grand nombre de l'ois pai' tous les chirurgiens des liùpilaux, M. Bouverct venait de réunir, dans son important Traité de l'Empyèmc, tous les documents déjà ])ubliés sur la question.

COTES. — CARTILAGES COSTAUX. - STERNUM. 871

le siège d'une suractivité végétative qui peut compenser une partie du déficit osseux amené parla résection. (Voy. Chap. xxvi.)

Pour favoriser à son maximum la rétraction concentrique des fragments d'une côte dont la continuité est interrompue, il faudrait la réséquer le plus possible en arrière. Le fragment antéricnr, en partie cartilagineux, est de beaucoup le plus souple. Il est attaché au sternum par une articulation chondro-sternale, et il y a, entre le cartilage et la portion osseuse de la côte, une synarthrose ostéo-chondrale qui ne jouit pas de mouvements apparents à l'état normal, mais qui présente toutes les conditions propres à favoriser la flexion progressive de la portion osseuse de la côte sur le cartilage. Grâce au travail continu d'ossification qui se fait à ce niveau, il y a constamment une couche de cartilage qui est en train de se médulliser avant de s'ossifier, comme dans tous les cartilages d'accroissement. En arrière, au contraire, la côte est retenue solidement contre les corps vertébraux et les apophyses transverses, de sorte que le fragment postérieur ne peut se rapprocher du centre du thorax que par l'élasticité de son tissu' ou en faisant céder peu à peu les ligaments qui le retiennent. D'où nous concluerons que plus le fragment mobile et souple sera long, plus vite sera comblée la cavité pleurale. C'est donc une raison de plus pour faire les excisions à la partie postérieure de la région latérale du thorax,

E. — DE LA RÉSECTION DES CÔTES DANS LES AFFECTIONS KÉOPLASIQUES. — EXOSTOSES

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