Congrès français de chirurgie, 4» session. Octobre
3. A Lyon, nous trouverions encore une série récente tle treize résections du "-enou sans mortalité opératoire, due à MM. Poucet, Pollosson, Cliandclux, Sabaticr, qui ont régulièrement eu recours à la méthode sous-périosiée.
fication dans le traitement post-opératoire, est encore un argument en faveur des opérations hâtives, dès que l'incurabilité a pu être déterminée. C'est en se hâtant de retrancher des tissus, qui ne peuvcntévoluer que dans le sens de la suppuration ou de la nécrose, qu'on pourra limiter la résection et en simplifier le manuel au point de vue de la fixation des os et du drainage. Avec la consolidation sous un seul pansement la suture devient de moins en moins nécessaire. Le pansement iodoformé, qui sera peutêtre demain remplacé par un autre encore plus simple et plus puissant, permet aujourd'hui de faire ce que nous avions vainement cherché avec le pansement phéniqué, et qu'Esmarch et Neuber n'avaient pu obtenir qu'imparfaitement avec la tourbe et les drains résorbables. Dès qu'on peut trouver, au bout de trente à quarante jours, sous Vunique pansement fait au moment de V opération, une plaie complètement cicatrisée et un membre solide, comme nous l'avons constaté chez plusieurs opérés, surtout après les résections orthopédiques, la question de la résection du genou apparaît sous un nouvel aspect. Ses suites immédiates et ses résultats étant tout autres que par le passé, ses indicatiocs s'étendront encore par cela même"; et nous ne doutons pas que l'opération ne fasse chaque jour de nouveaux progrès dans la pratique générale, à mesure que disparaîtra la triste impression laissée par les anciennes statistiques. Non seulement les résections orthopédiques se multiplieront, mais l'intervention hâtive s'imposera de plus en plus dans les lésions pathologiques, obscures et rebelles.
En résumé, nous devons envisager la résection du genou sous un point de vue tout autre, non seulement qu'il y a quarante ans, mais même qu'il y a quinze ans, lorsque le pansement de Lister vint en diminuer considérablement la mortalité. Il n'y a peut-être pas d'opération chirurgicale dont les résultats soient plus complètement changés. Les récentes statistiques que nous avons rappelées le montrent clairement. Nous ajouterons seulement, en terminant, que plus on étendra les indications de la résection du genou, plus on devra tenir compte des notions acquises par l'expérimentation et l'observation clinique sur la croissance du membre et les conditions de son fonctionnement après la suppression des renflements articulaires..
OLLIEt», RÉSECTIONS.
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