Ciilbertson, loc. cit., p. 279 et
2. Uebe7- liesecl. des Fussgdenkes bei Schuss fvaclur en desselben, nebst Vorstellung eines Faites von subperioslaler Résection, in Bertiner klinische Woclienschrift, 23 janvier 18(35.
502 RÉSECTIONS DU IIKMBRE INFÉRIEUR,
rente et qu'on ne pouvait pas logiquement rapporter à la résection telle que nous la comprenons, puisque par le lait de son déplacement l'astragale a perdu ses rapports avec la mortaise tibialc et ne fait plus partie de 1 articulation tibio-tarsicnne. Nous ne pouvons pas cependant perdre de vue le lien qui rattacl.e ces diverses lésions, d'autant plus que nous trouvons dans les résultats depuis longtemps observés, à la suite de l'ablation de 1 astragale luxé, de puissants arguments en faveur de son ablation comme temps initial de la résection libio-larsienne. La facilité avec laquelle l'organisme se passe de cet os est une des raisons à faire valoir à 1 appui de nos idées actuelles. Depuis longtemps, on avait enregistré des aits beureux. démontrant le rétablissement fonctionnel du pied après 1 extraction de lastragale chassé de sa loge par une luxation doublera lorme de 1 organe était restée presque normale, grâce au maintien des rapports entre le calcanéum et les malléoles. Ce sont ces faits qui, avant les résultats cliniques que nous avons obtenus depuis lors, nous avaient engage a sacrifier l'astragale, même dans les cas où il ne paraissait pas irrémédiablement atteint.
Les résections orthopédiques du cou-de-pied sont entrées dans la pratique bien longtemps après les résections pour carie et pour luxations compliquées. Indiquées par Velpeau' dans sa généralisation à toutes les articulations des membres des principes opératoires posés par Rhéa- Barton pour la hanche et le genou, elles furent appliquées à l'ankylose libio-tarsienne par Berend (de Berlin) et Ried (d'Iéna). Mais dans ces derniers temps, grâce à l'antisepsie et à la possibilité qu'elle nou§ a donnée de pénétrer sans danger dans des articulations saines, les résections orthopédiques ont \Sns tout à coup une extension nouvelle. Depuis que Lund (de Manchester) a enlevé avec succès un astragale pour redresser un pied-bot, les chirurgiens se sont lancés à l'envi dans ces opérations, et aujourd'hui il n'est pas une difformité du pied, congénitale ou acquise, qu'on n'ait essayé de réparer par l'ablatioq ou la résection des os qui font obstacle à la direction physiologique de l'organe; et comme c'est l'astragale qui met le plus grand obstacle à ces redressements, c'est sur lui qu'ont porté nécessairement la plupart des tentatives opératoires.
§ II. Technique de la résection tibio-tarsienne. — Procédés opératoires.
A. QUELQUES CONSIDÉBATIONS ANATOWIQUES SUR LA STRUCTURE ET LES RAPPORTS DE
l'articulation TimO-TARSIEMNE, AU POINT DE VUE SPÉCIAL DES RÉSECTIONS.
L'articulation tibio-tarsienne forme un ginglyme serré, constitué par une mortaise profonde du côté du tibia et du péroné, et, du côte du tarse,