Gaietlc des hôpitaux, 1890, p. G
n'avons jamais eu l'idée de recourir au second mode de section de l'os qui est plus difficile à exécuter et qni rétrécit considérablement le chami) de la manœuvre opératoire par la proéminence du ^ saillant.
Il faut faire une suture exacte des fragments. Dans ce but nous avons troué le maxillaire de chaque côté de la symphyse avec le perforateur des dentistes, avant de pratiquer la section de l'os. 11 est plus facile en agissant ainsi de placer les trous au même niveau. Si l'on commence par scier la symphyse, on peut faire ressortir le perforateur par la coupe de l'os, pour que les fils ne pénètrent pas dans la bouche. 11 faut réunir les os avec des fils métalliques (de platine de préférence, ou d'argent) et non avec des fils organiques. Le temps nécessaire à la soudure osseuse est quelquefois très long et l'on a besoin de fils résistants et incorruptibles.
Billroth et E. Bœckel ont pratiqué depuis longtemps déjà la résection temporaire d'une partie latérale (Billroth) ou de la portion moyenne (Bœckel) du maxillaire inférieur pour procéder à l'extirpation de tumeurs cancéreuses de la cavité buccale. Nous n'avons jamais fait ces opérations, ayant préféré procéder par une autre voie quand l'os n'était pas malade ; et réséquer l'os lorsqu'il était atteint. Les récidives rapides des cancers du plancher de la bouche font perdre, en pratique, à ces opérations les avantages qu'on pourrait théoriquement leur attribuer.