‹ Traité des résections et des opérations conservatrices qu'on peut pratiquer sur le système osseux [electronic resource]Chapitre 61 sur 103 · IM RÉSKGTIONS EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

IM RÉSKGTIONS EN GÉNÉRAL

pcdique et fonctionnel qu'on peut obtenir. Il est des résecti^ons qui, laites dans certaines conditions, ne peuvent conserver que la lorme du membre, et qui n'arrivent même à ce résultat iraparlait qu au prix d un traitement long et ennuyeux, pendant la durée duquel le malade est incapable de tout travail. En présence d'un cas pareil, on n hésitera pas à amputer un homme qui a besoin de gagner sa vie et on l^^a pas perdre son temps à des tentatives de conservation dont il aurait lieu de se repentir plus tard. • n „

L'âae du sujet est une des conditions qm doivent le plus influer sur notre détermination lorsqu'il s'agit de pratiquer

ce que nous avons dit sur les propriétés du périoste dans l enfance, on pourrait être tenté de multiplier les résections à cet âge. Mais nos expériences ont fait voir parallèlement tous les inconvénients des diverses

TutStions osseuses 'au point de vue ^^—^'1^^^^^^^ mémbre, et les dangers auxquels expose telle ou telle resec on Ce n e Tcependant qu'une contre-indication relative, et sur laquelle i faudrait passer s'il n ? avait pas moyen de guérir le malade autrement. Mais la pWt des lésions suppuraîives des os et des articulations guérissent £ 'enfant par les moyens plus simples : l'arthotomie 1 abrasion, itldemênt des extrémité! osseuses, a.dés des moyens hypenjes particulier du séjour à la campagne dans un climat sec ^ ^^^^^^^^^^^ âce, ces opérations peuvent même guérir la ma adie ^^rticulau e ans îafs erune ankylose. Les lésions traumatiques elles-mêmes, exceptionnelTes d'aiUeurJ, guérissent sans résection, malgré de graves desordr : tnts. Il faut donc être très sobre de résections ^ -t âge; ne ^^^^^^^^^^^ presser et, avant de retrancher une portion osseuse, cal ule les chance de réparation et bien savoir ce que deviendra le membre ^ Y YJ.'i, dant des résections qui réussissent tout particulièrement a cet âge . a rtlt c^x^lle, par exemple, donne les ^^^^^^ quatre à dix ans; mais pour les résections du genou, de epaul , v^^^^ mieux épuiser toutes les autres ressources de la chirurgie conseivatrice, Tant de'se décider pour la résection. Nous avons^ ^^-^^J^^^'^ grès international de Londres, exposé les raisons P^"^ J^^^^^^^^^^^^^ Lit s'abstemr des résections dans la première enfance - P-^^^^^^^^^^^ Pt d'une manière générale, tant que le squelette a notablement a grand" Ma" U n'y\ pas de contre-indication absolue, 1 intérêt orthonédimie devant être toujours sacrifié à 1 intérêt vital. ^ A rautre extrême de la vie, c'est pour d'autres motifs que les resections son .arment indiquées. Il importe à cet âge de guérir vite e lions soni raie s'exposer à condamner au ht

rr.rraIr;idànùo >o„gs J. ™ ho,n>„e ^u^ „•» ,ue peu

< ) • ,./,,.- /M cnranln, in TransacUons of the ^ledtcal inlcr- 1. Des réseclions articulaires che. les cnjanu,

national Cotujress, 1881, t. II.

d'années à vivre. C'est à cet âge du reste que les lésions chroniques des viscères et les iniluences dialliésiqucs doivent l'aire redouter toute grande opération, et surtout les opérations qui exposent à de graves perturbations physiologiques, malgré les meilleurs pansements. Avec les pansements antiseptiques cependant, on doit être plus large qu'autrefois sous ce rapport : nous avons réséqué, et avec succès, le poignet sur un homme de 65 ans, le coude sur une femme de 72 ans, et l'on trouve dans la littérature médicale un nombre assez grand de résections du coude au-dessus de 55 ans Mais pour le pied ou pour le genou, il faut toujours amputer au-dessus de l'articulation.

C'est donc dans l'âge intermédiaire, et surtout dans l'adolescence et la jeunesse, et pour certaines articulations jusqu'à l'âge mûr, que seront les conditions les plus favorables pour la résection. On n'a pas à craindre le défaut d'accroissement des os réséqués, et le malade a d'assez longues perspectives devant lui pour sacrifier, au besoin, un an ou deux à la conservation de son membre. Rien d'absolu à cet égard, du reste ; on trouvera des sujets plus propres à supporter un traumatisme opératoire à 70 ans que d'autres à 50. Tout dépend de l'état constitutionnel et de l'intégrité plus ou moins grande des organes internes.

Ceci nous conduit à examiner les contre-indications générales des résections. Nous trouvons d'abord, bien entendu, les contre-indications communes à toutes les grandes opérations sanglantes ; elles seront d'autant plus à considérer qu'il s'agira d'une résection plus grave en elle-même; mais nous devons nous borner à les signaler. Ce qui doit uniquement nous intéresser ici, ce sont les contre-indications spéciales aux résections, c'est-à-dire celles qui nous détermineront à amputer ou à nous abstenir de toute opération dans les cas de lésion osseuse ou articulaire. Nous les avons implicitement signalées déjà en déterminant les indications, et nous y reviendrons avec plus de détails, à propos des diverses classes de résections. Nous dirons seulement que pour les lésions osseuses et articulaires chroniques, tuberculeuses ou autres, il faut chercher attentivement les contre -indications possibles qui peuvent résulter de l'état diathésique ou des altérations cachées des viscères.

Les belles recherches de Verneuil ont montré l'influence des diverses

1. Moreau avait pratique la résection de la diaphyse du tibia sur un curé de 84 ans.

Stathan a fait, en 1854, une réseclion du coude sur un homme de 74 ans, atteint en même temps de morbus coxœ sciiilis. Ilodfçes, qui rapporte le lait, dit que le coude fut mobile, mais que les doigts restèrent raifles (Statistique de Cullieitson. Excision of the largcr joints, page 575). On trouve, dans la même statistique, l'indication de 7 cas de cette résection audessus de 60 ans ; sur ces 7 cas, il y a eu 6 guérisous et un résultat inconnu. Il ne faudrait pas conclure, de cette proportion de succns, au peu de gravité de l'opéraLioii à cet âge. La même résection fournit dans la même statistique 44 "/„ de mortalité entre 50 et 00 ans. On ne peut expliquer cette dillérence que par l'cmprcssenicnt qu'ont dù mettre les chirurgiens à faire connaître leurs succès obtenus dans des conditions réputées dil'liciles, et il est plus que probable que les cas malheureux n'onl pas été publiés.

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