PERÇUE
Kace doisule.
l'iiicu iii'Oiiieiiée sur le milieu de la 1" phalange de l'index.
Ni! la sont d'abord pas, quand on le piijce il :i la sensation netle au petit doigt.
Pincé à l'extrém. siip. de la 1" phal. du petit doigt.
Sensation nette au mftme niveau à l'index.
lipingle enfoncée profond, sur le hord ext. de la 1''' ph. de l'index, de manière à faire saigner.
Sur le bord externe du gros doigt.
Piqué entre le 2' et 3° met.
Piqué sur l'artic, sur la face post. du 3° mèlac. et sur la
Bout du gros d.
Forte piqûre au gros doigt.
i" ph'alange du médius.
0BSERV.A.Ï10N XLIV. — Section accidentelle des quaiv nerfs médian, cubital, cutané interne et musculo-cutané (Baudens, rapportée par M.Paulet). — « Un zouave, âgé do trente ans, reçut en duel, le 25 avril 1836, un coup de sabre qui, entré d'avant en arrière dans le creux de l'aisselle, avait divisé une portion des muscles biceps, coraco-brachial, grand pectoral, grand dorsal, l'artère axillaire, les quatre nerfs médian, cubital, cutané-interne et musculo-cutané ; le nerf radial seul avait, été conservé intact. L'hémorrhagie fut arrêtée parla torsion immédiate des deux bouts de l'artère et d'une collatérale. Les quatre nerfs précités furent comptés, fixés dans wuv anse de fil non serrée et rapprochés des quatre extrémités nerveuses supérieui-es, avec la précaution de ne pas placer immédiatement le fil sur elles, mais bien dans le tissu cellulaire voisin, afin de ne provoquer ni spasmes ni tétanos. La plaie fut réunie à ses deux angles par deux points de suture; la partie moyenne laissée béante contenait la ligature des nerfs. Au bout de quarante-huit heures, ce lien fut coupé et la plaie fut totalement réunie. La chaleur n'avait pas cessé un seul moment dans toute l'étendue du membre thoracique, et, après vingt-quatre heures, la sensibilité s'était tellement exaltée, que la moindre pression exercée sitr la main et sur les doigts était douloureuse. Cependant, les jours suivants, la sensibilité devint un peu obtuse, mais, pendant tout le temps que vécut le malade, on ne constata d'anesthésie cutanée sur aucun ptiint du membre supérieur. Quant à l'état de contractilité musculaire, il n'en est pas dit un mot dans l'observation.
SECTION SIMULTANEE DE PLUSIEURS NERFS H9 « Le malade succomba à une hémorrhagie huit jours après son entrée et l'autopsie lit voir que les extrémités^ des nerfs sectionnés n'étaient nullement réunies et qu'elles n'étaient pas même en rapport. »
Observation XLV. — Su)- un cas de régénération des nerfs du bras à la suite de leur destruction dans une étendue de cinq centimètres, etc. {Arch. gén. de méd., 1872; par M. N..., de Lisieux). — « Legris, ouvrière de fabrique, âgée de dix-neuf ans, entra, le 6 août 1867, à l'hôpital de Lisieux. Cette jeune femme est d'une bonne constitution. La veille au soir, travaillant dans une usine, elle a eu le bras gauche pris dans un engrenage. Le docteur V..., appelé au moment de l'accident, trouvant la plaie très-grave, fit transporter cette femme dans mon service, et le lendemain nous constatâmes ensemble l'état de la blessure.
« A six centimètres au-dessus du i)li du coude, le bras présente une destruction circulaire de toutes les parties molles jusqu'à l'os, excepté au côté antérieur et externe, où le tissu musculaire et la peau ont été conservés dans une largeur de trois centimètres environ.
« Cette partie comprend la longue portion du biceps qui a été à peu près respectée ; l'humérus est même dénudé de son périoste à la partie interne. Les deux lèvres de cette grande plaie sont perpendiculaires à l'axe du bras et sont distantes l'une de l'autre jusqu'à l'os de quatre centimètres; elle sont mâchées et contuses. Absence complète de pouls radial et cubital. Toute la partie du bras située au dessous de la plaie, l'avant-bras et la main sont insensibles à la piqûre et au toucher ; refroidissement de ces parties et teintes légèrement violacées des doigts.
« L'avant-bras peut être fléchi sur le bras, mais le poignet et les doigts ne peuvent exécuter aucun mouvement.
« En présence de ces lésions, je préviens la religieuse qu'une hémorrhagie peut survenir et je prescris ce qu'il y aura à faire pendant que l'on m'enverra chercher. Je m'abstiens de rechercher les extrémités artérielles, convaincu que dans un bref délai la mortiflcation du membre m'obligera à pratiquer l'amputation; toutefois je fais entourer le membre de flanelle et do l)outeilles d'eau chaude et je remplis les plaies de charpie trempée (huis l'alcool.
« Sous l'influence do ce pansement, la plaie se dcterge, se couvre de bourgeons charnus et la malade sort en voie de guérison \c'M août ; (|iiinzc jours a près la cicatrisation était coniidète.
« Au mois de novembre, l'avant-bras et la main étaient amaigris, atrophiés. Les doigts étaient inertes et insensibles; au toucher, la main donnait une sensation de froid très-marquéo, si on la comparait à celle que donnait la main droite. La sensibilité tactile était nulle ; la malade ne reconnaissait pas la nature des objets. Elle sentait bien qu'elle touchait quelque chose, mais sans pouvoir dire coque c'était. Elle était très-sensible au froid et tenait toujours sa main enveloppée dans de la laine.
« Au commencement de juin 1868, c'est-à-dire dix mois après l'accident, la cicatrice qui comprend les deux tiers de la circonférence du bras est fortement déprimée. La situation est à peuprès la même qu'au mois de novembre. Les muscles de l'avantbras ont subi une atrophie manifeste. Les extenseurs des doigts sont complètement paralysés. Les doigts sont fléchis dans la main. Les mucles fléchisseurs leur impriment à peine quelques légers mouvements. Il y a, en outre, une exagération extrême de la sensibilité delà main et de tout l'avant-bras qui augmente sous l'influence du froid et des variations de température. Les sensations tactiles ne sont pas perçues.
^ Cet état persiste sans amélioration appréciable pendant l'été et l'hiver qui suivent ; c'est seulement au printemps del869, en mars et avril, c'est-à-dire vingt mois après l'accident que la main devient moins sensible au froid et que peu à peu le mouvement et la sensibilité reparaissent dans les doigts. L'amélioration continue sa marche progressive les mois suivants et aujourd'hui, 24 septembre 1869, la sensibilité tactile et la sensation de la douleur sont aussi prononcées qu'à droite. Les ^mouvements de flexion et d'extension sont complètement revenus, excepté pour le petit doigt où ils sont moins étendus. L'avant-bras a repris delà force, et il est presque aussi développé que l'autre. La cicatrice du bras n'est plus déprimée comme dans les premiers temps, il y a à peine une légère dépression ; elle a l'aspect d'un ruban circulaire de un à deux centimètres de largeur, commençant au côté interne du biceps et se terminant au côté externe de ce muscle. L'intervalle de peau saine qui existe entre les deux extrémités delà cicatrice est de cinq centimètres. En explorant le bord interne du biceps on retrouve des battements artériels sur le trajet de l'artère numérale ; ces battements sont plue faibles que ceux du bras droit. ^
« Le pouls radial est revenu, mais également plus faible. Au touciier, Je bras donne une sensation de froid plus prononcée que du côte opposé. Il y a encore de la sensibilité au froid et aux
SECTION SIMULTANÉE DE PLUSIEURS NERFS 121 variations de température, mais beaucoup moins prononcée que précédemment.
« Depuis, j'ai revu cette femme, la main et le bras ne présentent plus de différence avec celui du côté opposé. »
§ 2. Interprétation parla théorie des suppléances.
Les deux premières observations de section simultanée des nerfs médian et cubital au bras, recueillies dans mon service, confirment de point en point tous les faits et toutes les théories que j'ai exposés jusqu'ici.