‹ Traite des sections nerveusesChapitre 6 sur 108 · PRÉFACE XVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE XVII

en tous cas, ils sont incapables de s'expliquer à son sujet.

Coupez tous les nerfs qui vont se rendre à la région palmaire du doigt d'un chat, d'un chien, d'un lièvre ou d'un lapin, aucun de ces intéressants quadrupèdes ne répondra h l'expérimentateur : « Monsieur, je sens que vous touchez; au bout de mon index ; vous touchez très-doucement en ce moment ; vous exercez un frottement en long, en large, en travers sur ce doigt. »

Ces sensations, l'homme les perçoit ; de plus, il en rend compte .

Ce mode de perception des sensations, après les sections nerveuses, se joint, chez lui, au mode de perception par les anastomoses.

Ces deux modes, combinantleur influence, contribuent à entretenir, dans la région du nerf divisé, un ton assez élevé de la sensibilité.

Pour cette raison, j'ai cru devoir maintenir le nom « sensibilité suppléée, » qui englobe, dans sa signification, le double mécanisme de cette perception. Je suis d'ailleurs tout prêt à le changer, si l'on en trouve un meilleur.

Après l'étude physiologique des sections nerveuses, vient naturellement l'étude, plus pratique, de la névro-

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