I. Section du plexus brachial dans l'aisselle
Un divise le plexus brachial à sa terminaison, dans l'aisselle, au-dessous de toutes ses branches collatérales, en faisant la section des cinq nerfs terminaux à la fois : le brachial cutané interne, le musculo-cutané, le médian, le cubital et le radial.
Les cinq nerfs précédents, à leur naissance du plexus, sont groupés autour de l'artère humérale : le médian, un peu en dehors, puis en avant; le brachial cutané interne en dedans d'abord, puis en avant (il se place sur le même plan que le médian) ; le cubital en dedans ; le radial en arrière.
Le musculo-cutané seul ne conserve pas ces rapports : k peine échappé du plexus, il s'éloigne en dehors, gagne la face profonde du coraco-huméral et perfore ce muscle presque aussitôt. Il se trouve alors séparé des nerfs précédents par un muscle. Gela explique que le musculo-
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cutané ait pu échapper à la division dans le seul cas où la tentative de section du plexus brachial, à ce niveau, ait été pratiquée sur le vivant.
La peau, le tissu cellulaire sous-cutané, l'aponévrose de l'aisselle et une autre couche de tissu cellulaire recouvrent cette terminaison du plexus en dedans. En avant, il est en rapport avec le coraco-huméral dont il est distant de deux ou trois centimètres. En arrière, il est très-éloigné du bord postérieur de l'aisselle. En dehors, il correspond à la tête de l'humérus et à son col chirurgical.
Un plan, traversant l'aisselle à l'union de son tiers antérieur avec les deux tiers postérieurs, rencontreraitle plexus.
Un des points de repère les plus importants, pour la section de ces nerfs, est la veine axillaire, qui apparaît la première après la section des premières couches et derrière laquelle ils se trouvent.
Procédé (fig. 9 A, p. 435). — Une incision, pratiquée dans la partie inférieure de l'aisselle, à l'union de son tiers antérieur avec ses deux tiers postérieurs, à deux centimètres en arrière du bord du coraco-huméral, inté- * resse la peau et le tissu cellulaire sous-cutané ; l'aponévrose est divisée sur la sonde cannelée.
Le tissu cellulaire sous-aponévrotique, écarté avec la sonde cannelée, met à découvert la veine axiUaire, et, en arrière, les nerfs qui entourent l'artère.
Si l'on n'arrive pas de suite h découvrir la veine, il faut aller à la recherche du muscle coraco-brachial, en dedans duquel se trouvent les nerfs.
Ceux-ci doivent être mis complètement à découvert : on reconnaît le médian à sa situation (en dedans de l'artère), à ses deux racines, à son volume ; le brachial cutané, à son volume (c'est le moindre de tous), et à sa situation au devant de l'artère.
Les deux autres nerfs, le cubital et le radial ont un volume inférieur à celui du médian et une situation qui les différencie suffisamment: le cubital est en dehors, le radial en arrière de l'artère.
Chaque nerf est successivement isolé, chargé sur la sonde cannelée et sectionné d'un coup de ciseau.
On abandonne alors le théâtre de l'opération pour aller à la recherche du musculo-cutané vers la face profonde du muscle coraco-brachial, dans la lèvre antérieure de la plaie.
La découverte de ce nerf se fait assez rapidement.