PRÉFACE XIX
possible ; elle est rationnelle, et, quoique cette méthode puisse suffire seule à la guêrison, elle n'exclut pas l'emploi des médicaments réputés utiles en pareils cas : opium, chloral, etc.
Contre une affection, aussi souvent funeste que le tétanos, il est prudent d'user de tous les moyens proposés par la science : sauver le malade d'abord, on discutera ensuite, si l'on veut, la part d'influence curative qui revient à la névrotomie.
L'épilepsie a été rarement combattue par la névrotomie ; cependant, dans quelques conditions, cette méthode thérapeuthique est indiquée : notamment quand la maladie est d'origine est périphérique.
Certains faits témoignent aussi de l'efficacité de la section nerveuse dans ces cas.
Ces conditions et ces faits sont signalés dans ce travail. Des succès nouveaux ne tarderont pas, sans doute, à se produire sous l'influence de l'emploi plus éclairé de cette méthode. Déjà un fait récent, inédit, de guérison de cette maladie est survenu, par la section du nerf médian, dans la pratique de M. Lande, professeur à l'Ecole de médecine de Bordeaux.
Certaines contractures des membres, de même que certaines douleurs symptomatiques, ont été guéries ou améliorées par la névrotomie. Des chapitres, dans ce travail, signalent les conditions spéciales qui déterminent le chirurgien à suivre cette pratique.
Les tumeurs des nerfs réclament souvent une intervention chirurgicale.
Quelle méthode suivre alr>rs ?
Faut-il énucléer, et dans quel cas?
Faut-il réséquer le nerf avec la tumeur simplement, ou faire suivre la résection de la suture?